dimanche 17 septembre 2017

L'heure du dodo est annulée

Titre original : Bedtime Is Cancelled
Éditions : Scholastic, 2013
32 pages

Quatrième de couverture :

Nous interrompons cette émission pour un bulletin spécial : L'heure du dodo est officiellement annulée ! Eh oui ! N'allez pas vous coucher. Merci de votre coopération.
 
Mon commentaire :
 
De Cece Meng je possédais déjà l'album Je ne lirai pas ce livre, lu et relu à de nombreux enfants à l'école. Ils ADORENT tous, sans aucune exception. Alors quand j'ai vu L'heure du dodo est annulée, je me suis dit que c'était gagné d'avance !
 
En effet, l'histoire devrait être super attrayante pour les enfants (je ne l'ai pas encore testé), surtout ceux qui font tout pour éviter d'aller au lit le soir ! Deux enfants écrivent un message qui dit que l'heure du dodo est annulée. Le message s'envole et atterrit sur le bureau d'un journaliste qui s'empresse de publier l'annonce dans le journal! Tout le monde ne tarde pas à savoir que l'heure du coucher est annulée... S'en suivent toutes sortes de conséquences loufoques que les enfants devraient adorer entendre.
 
J'ai très hâte de le lire à mes groupes de première année cette semaine !C'est sans aucune doute une nouvelle perle d'album drôle pour les enfants.

Bilans de lecture de mars à août 2017

J'ai vraiment manqué d'assiduité sur ce blog ces derniers-mois... Mais pas autant que dans mes lectures, qui ont été peu nombreuses. Voici tout de même une tentative de rattrapage, avec mes bilans mensuels de mars à août.

En mars 2017, j'ai lu :

7 livres, dont 5 albums jeunesse
7 fictions
589 pages au total

Les romans :
  • Mma Ramotswe détective- Alexander McCall Smith
  • Acide sulfurique-Amélie Nothomb
Les albums :

Le secret de Mikissuk- Isabelle Lafonta
La vérité sur les vraies princesses-Dominique Demers
Juliette fait les courses-Doris Lauer
Par ici, la pluie !-Karen Hesse

En avril 2017, j'ai lu :

1 seul livre
1 roman
380 pages

Le roman :

Beloved- Toni Morrison

En mai 2017, j'ai lu :

4 livres
3 fiction, 1 non fiction
2 romans, dont 1 en anglais
1 roman jeunesse
1221 pages

Les romans :
  • Pet Semetary- Stephen King
  • Prête-moi ta vie- Judith Michael
Le roman jeunesse :
  • Pas de panique, Marcel ! - Hélène Gagnier
Le non fiction :
  • Dans une classe à part- histoires de profs inspirants- Mylène Moisan
En juin 2017, j'ai lu :

3 livres
3 fictions
3 romans jeunesse
258 pages

Les romans jeunesse :
  • Le doigt magique- Roald Dahl
  • Le corbeau- Chrystine Brouiller
  • Le fantôme du tatami- Susanne Julien
En juillet 2017, j'ai lu :

3 livres
2 fictions, 1 non fiction
2 romans sur Kindle
2 romans en anglais
1 guide touristique

Les romans sur Kindle :
  • Highland Outlaws, tome 1 : Jack - Lily Baldwin
  • Highland Outlaws, tome 2 : Quinn- Lily Baldwin
Le guide touristique :
  • Banff and Jasper National Parks- Frommer's
En août 2017, j'ai lu :

2 livres
2 fictions
2 romans
1 roman sur Kindle, en anglais

Les romans :
  • L'œil du faucon- Wilbur Smith
  • The Tour- Jean Grainger

samedi 16 septembre 2017

Richard III

Titre original : Richard III
Éditions : GF Flamarion
141 pages (374 pages avec les deux autres pièces)

Quatrième de couverture  (prise sur Babelio) :

 Ma conscience a mille langues, et chaque langue raconte une histoire, et chaque histoire me condamne comme scélérat. Le parjure, le parjure, au plus haut degré, le meurtre, le meurtre cruel, au plus atroce degré, tous les crimes, poussés au suprême degré, se pressent à la barre criant tous Coupable ! coupable ! " O roi criminel, maître des cruautés et des traîtrises, la démesure de ton ambition t'a fait commettre les pires violences. Souviens-toi de tes victimes, le roi Henry VI, Clarence, son frère, les deux jeunes innocents exécutés dans la tour de Londres, Buckingham et tant d'autres ; crains leur vengeance, car après le crime vient le châtiment, Marguerite l'a prédit...
 
Mon commentaire :
 
Ça faisait plusieurs années que je n'avais pas lu de pièce de Shakespeare. Je dois dire que je ne m'en étais pas particulièrement ennuyée, les pièces de théâtre n'étant pas du tout mes pièces de littérature favorites. Par contre, j'avais ce recueil contenant les pièces de Roméo et Juliette, lu il y a au-dessus de dix ans, alors que j'étais au cégep, et Hamlet, je j'ai bien lu il y a 7-8 ans. Il restait donc cette pièce pour m'empêcher de dire que j'avais lu le livre au complet, et cela, ça m'énervait. C'est comme si j'avais délaissé un livre sans le terminer, ce que je ne fais pratiquement jamais.
 
Tout cet aparté pour dire que je n'étais pas particulièrement tentée de lire Richard III. Je m'y sentais plutôt obligée. Et si je n'ai définitivement pas été transportée (les longues tirades de Shakespeare ont le malheur de m'endormir), j'ai été surprise de découvrir à la fin de la pièce que j'avais tout de même plutôt aimé. Ou plutôt, j'avais aimé détester le personnage de Richard III, qui est prêt à tout pour obtenir le trône, même aux pires actes qu'on puisse imaginer...
 
Bien sûr, il faut garder à l'esprit que c'était une autre époque, mais aussi que ce n'est qu'une pièce de fiction. J'ai découvert Richard III à travers l'oeuvre de Shakespeare, je l'avoue. Même si je suis plutôt inculte en matière de royauté, je suis tout de même fascinée lorsque j'apprends l'histoire de ces personnes qui ont été projetées au pouvoir parce que la loterie du destin les a fait naître dans une famille royale. J'ai donc bien aimé cette pièce, un peu pour les mêmes raisons que j'avais aimé la série Les Tudor à l'époque.
 
Si la lecture de la pièce a été fastidieuse en soi, ma curiosité a définitivement été piquée à propos du personnage, ce qui m'a fait faire quelques recherches en parallèle pour mieux comprendre. Et j'ai maintenant envie de lire d'autres livres sur le royaume britannique !

dimanche 10 septembre 2017

Les cerfs-volants de Kaboul

Titre original : Kite Runner
Éditions : 10/18, 2009
Première parution : 2003
406 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n'entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés...
 
Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. « Il existe un moyen de te racheter », lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.
 
Mon commentaire :
 
Ça fait vraiment longtemps que je n'ai pas plongé aussi intensément dans un livre. Que j'ai eu autant de mal à décrocher pour aller au travail, ou que j'ai lu aussi tard dans la nuit un soir de semaine. Vous l'aurez deviné, j'ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman que je découvre après plusieurs années de retard. J'apprends à l'instant qu'il a été adapté au cinéma. Je n'ai pas vu cela passé. Sur quelle planète je vis ?
 
Je pense qu'une grande partie de ce coup de cœur provient justement du fait que j'ai été préservée même des grandes lignes de l'histoire. Donc, pour ceux et celles qui ne l'ont pas encore lu et/ou qui n'ont pas vu le film, je ne me lancerai pas dans les détails de l'histoire. Ceux de la quatrième de couverture suffisent amplement.
 
Attendez-vous à mépriser des personnages et à compatir intensément avec d'autres. Attendez-vous à fermer les yeux sous l'horreur de certains passages et à être émus aux larmes. C'est le deuxième roman que je lis de l'auteur, et les deux fois, il m'a complètement transportée. Je n'en ai donc pas fini avec Khaled Hosseini. Puisse-t-il encore écrire de  nombreux romans !

The Tour

Édition : Autoédition
Lu sur mon Kindle
314 pages

Résumé (pris sur Goodreads) :

Every week, Conor O'Shea collects a new group of American visitors from Shannon Airport, from where they embark on a high end tour of the Real Ireland. But this particular tour, with its cast of unintentionally hilarious characters, presents even seasoned tour guide Conor with dilemmas that render him speechless for the first time in his life. Among this eclectic group are Corlene, a gold digging multiple divorcee on the prowl; Patrick, a love starved Boston cop; Dylan, a goth uilleann piper; Dorothy a poisonous college professor who wouldn't spend Christmas; Elliot, a wall street shark who finally shows his true colours. Then there's Ellen, back on Irish soil after so many years after so many years, to discover a truth no-one could ever have guessed at, least of all herself. And that's just a few of the colourful cast. The locals they meet on their journey, - West Brits, passionate musicians, Ukrainian waitresses and Garda high flyers all help to make this a tour no-one will ever forget. And of course, there's Conor O'Shea in the thick of it all, solving problems and mending hearts, but what about his own?
 
Mon commentaire :
 
J'ai passé un très bon moment en compagnie de ce ebook trouvé gratuitement grâce à Bookbub. C'est l'histoire de Conor O'Shea, conducteur et guide touristique en Irlande, au travers d'une semaine passée avec un groupe d'Américains mal assortis. Le groupe, en effet, manque beaucoup d'uniformité, mais cela n'empêchera pas Conor de faire en sorte qu'ils passent tous une semaine inoubliable- pas tant en raison des paysages...
 
Ce qui fait la richesse de ce roman, ce sont justement les personnages. Ils semblent la plupart si superficiels ou détestables qu'on ne voit pas comment ils vont pouvoir être transformés par le voyage. Et pourtant ils le seront. Tous, à l'exception d'un.
 
Au travers des histoires personnelles de chaque touriste, nous découvrons celle de Conor, qui a vu son amoureuse s'enfuir aux Etats-Unis avec le frère qu'il a élevé lui-même. Cette dernière communique avec lui des années plus tard pour le retrouver... Conor ne sait pas trop s'il est prêt à affronter une telle épreuve, et surtout, si c'est ce qu'il veut toujours. 
 
Bien que parfois prévisible, cette histoire est différente, rafraîchissante et agréable à lire dans les moments où vous êtes trop fatigués pour vous concentrer sur quoi que ce soit. J'ai aussi eu droit à quelques fous rires, ce qui fait toujours du bien. En plus, elle vous donnera certainement le goût de découvrir l'Irlande, si vous n'êtes pas déjà vendus ! Pour ma part, elle m'a rappelé mon propre tour que j'ai fait, il y a sept ans, en Écosse. Et maintenant, j'ai tellement envie de faire pareil en Irlande !

samedi 9 septembre 2017

L'oeil du faucon (série Ballantyne, tome 1)

Titre original : Falcon Flies
Édition : Presses de la Cité, 1998
564 pages
 
Résumé de l'éditeur :
 
XIXe siècle. Une jeune fille, médecin, part à la recherche de son père, missionnaire et explorateur célèbre qui a disparu au coeur du continent noir. Le premier de la série de quatre ouvrages de la série Ballantyne.
Le Dr Robyn Ballantyne, fille d'un missionnaire et explorateur célèbre, part avec son frère Zouga, officier dans l'armée des Indes, en Afrique australe, leur pays natal. La jeune femme est désireuse de retrouver son père, disparu depuis plusieurs années, et d'apporter aux Africains des soins médicaux et la parole du Christ. Elle souhaite aussi lutter contre le commerce des esclaves, encore florissant en 1860. Son trouble est grand quand elle découvre que le clipper à bord duquel son frère et elle gagnent l'Afrique est un négrier et son flegmatique capitaine, Mungo St John, un trafiquant d'esclaves. À la fois irrésistiblement attirée par cet homme et prise de répugnance pour ses activités, Robyn décide de le combattre jusqu'au bout...
 
Mon commentaire :
 
Oublié au fin fond de ma bibliothèque pendant des années (j'étais encore une enfant quand ce livre est paru !) j'ai ressorti ce livre à la fin du mois de juin. Moi qui m'attendais à un thriller, j'ai été surprise de voir que c'était plutôt un roman d'aventures traitant entre autres de l'Afrique et d'esclavage. J'étais tout à coup bien heureuse de ma découverte ! J'ai quand même mis bien du temps à le finir (à la fin août, puisque je n'ai pas réussi à le terminer avant mon roadtrip à travers le Canada et que je n'ai pas réussi à entrer une brique pareille dans mon sac à dos)...
 
J'ai beaucoup aimé le début de l'histoire, qui traite de négriers, et qui nous présente Robyn Ballantyne, fille de missionnaire africain et docteure. Cette dernière est bien malgré elle attirée par un négrier américain sans scrupules...
 
J'ai moins aimé les parties qui traitent du frère de Robyn, Zouga, qui parcourt le continent africain à la recherche d'ivoire et d'or... Les descriptions des parties de chasse à l'éléphant m'ont parfois rebutées, voire attristées.
 
Au travers de tout cela, frère et sœur parcourent l'Afrique à la recherche de leur père explorateur disparu depuis de nombreuses années.
 
Malgré les longueurs, j'ai beaucoup aimé ce roman. J'ai trouvé que la rudesse du continent africain était bien rendue. Je me sentais presque fiévreuse avec les personnages qui avaient la malaria. Je sentais la pluie, les moustiques, la chaleur implacable. Et je sentais la puanteur des négriers. Bref, c'était très réaliste ! J'ai bien envie de lire la suite, si je peux la trouver quelque part après autant de temps !
 

Highland Outlaws, tome 2 : Quinn

Édition : Duncurra, 2016
202 pages
Lu sur Kindle

Résumé de l'éditeur :
 
Quinn is a Scottish rebel and outlaw to the crown--not the sort of man for a proper English lady. But when Lady Catarina is accused of a horrific crime and is forced to flee Ravensworth castle for her life, the only man she can trust is the one man who believes she is innocent, Quinn MacVie.

Join Quinn and Catarina as they disappear into the wilds of the Scottish Highlands where danger follows at their heels and desire burns in their hearts.

Mon commentaire :

Quinn est le deuxième tome de la série Highland Outlaws. C'est l'histoire de Quinn, le frère de Jack du premier tome, et de Catarina, la sœur d'Isabella. À la fin du premier tome, Jack envoie son frère en Angleterre pour aller sauver la sœur de sa femme qui court un danger de mort.
 
Cette opération de secours constitue le principal de l'intrigue de ce roman, avec la fuite de Catarina et de son père accusé de trahison envers le roi Édouard.
 
J'ai trouvé ce tome encore moins probable que le premier. C'était parfois si ridicule que je ne comprenais pas pourquoi je continuais de lire malgré tout. La vérité, c'est que ce genre de livre est parfait quand on a zéro concentration, et que même si l'intrigue est parfois saugrenue et qu'on connaît la fin, on veut savoir comment l'auteure va parvenir à sa fin. C'est ce qui m'est arrivé ici.
 
Je ne peux donc pas dire que je n'ai pas aimé. Mais si vous cherchez une romance «probable», passez votre chemin, car ce n'est certainement pas avec celle-ci que vous trouverez satisfaction.

Highland Outlaws, tome : Jack, A Scottish Outlaw

Édition : Duncurra, 2016
113 pages
Lu sur mon Kindle

Résumé de l'éditeur :

Jack MacVie is a Scottish rebel, robbing English nobles on the road north into Scotland alongside his four brothers. But the MacVie brothers are not hell bent on riches. They became highwaymen to fight against the tyranny of King Edward of England.

In the aftermath of the Berwick massacre, Lady Isabella Redesdale is risking it all, journeying north into war-torn Scotland to be with her sister. But when her carriage is attacked by a band of villains, another gang descends to steal her away.

Although they come from different worlds, Jack and Isabella are more alike than they first realize. They both crave freedom from war and despair, but in a world where kings reign and birth dictates one’s station, freedom is not won, it is stolen.
 
Mon commentaire :
 
Livre trouvé gratuitement sur Amazon grâce à Bookbub.
 
Je n'ai jamais caché à personne ma fascination pour l'Écosse, surtout depuis que j'y suis allée. C'est pourquoi, aussitôt que je vois les mots «Scotland»,  «Highlands» ou «Highlander», je suis immédiatement tentée d'acheter le livre. Quand il est gratuit, il n'y a aucune hésitation possible. C'est toutefois à la fois une chance et un malheur que l'Écosse soit si à la  mode parmi les romanciers, ou plutôt les romancières...
 
Quelques rares romans exploitent à fond la richesse de la culture et de l'histoire de l'Écosse. Les autres semblent plutôt profiter d'une mode et installent leurs personnages dans ce cadre mais n'en tirent pas vraiment profit. Ce roman appartient malheureusement à cette dernière catégorie. On sent que les recherches qu'a faites l'auteure ne sont que des recherches de surface permettant de créer son intrigue. Elle prend la rébellion des Écossais contre King Edward, elle sait que l'Écosse regorgeait de voleurs de chemin, et bang ! C'est assez pour envoyer une jeune noble d'Angleterre sur les routes d'Écosse pour se faire voler par des brigands de grands chemins qui se révèlent en fait être des hommes valeureux qui sont au service de leur peuple. Et bien entendu, une histoire d'amour naît entre l'Anglaise et l'Écossais.
 
L'auteure utilise un autre procédé fréquent chez les auteures de romance, celui des frères dont on connaît l'histoire d'amour de chacun dans des tomes différents. Ici, on a l'histoire de Jack, le «chef» des frères brigands.
 
J'ai probablement l'air de dévoiler l'intrigue en entier, mais la vérité, c'est que si vous lisiez ce livre, vous devineriez tout en avance comme je l'ai fait. C'est un roman facile à prédire, sans surprises. Malgré tout, il constitue une agréable diversion et m'aura tenue occupée (avec le tome 2) quelques heures dans le train interminable entre Toronto et Winnipeg.

mercredi 5 juillet 2017

Banff & Jasper National Parks

Éditeur : Frommer's, 2006
266 pages

Quatrième de couverture :

All the up-to-date information and candid insider advice you need to have the perfect park vacation... in an easy-to-carry size-and at an unbeatable price !

Your complete Guide to Banff & Jasper National Parks :

-The best stratégies for seeing these majestic parks, whether you have two weeks or two days.
-Great places to stay : luxury hotes, rustic lodges, and the best places for backcountry camping.
-The best hikes, from gentle walks to rewarding climbs, plus canoeing, skiing, snowboarding, and horsebackriding.
-Detailed maps, plus a fully illustrated nature guide to help you spot a variety of local wildlife.

Mon commentaire :

Bien que ne datant pas d'hier (j'ai acheté ce guide alors que je devais partir pour l'Ouest Canadien en 2007), j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce petit guide des parcs nationaux les plus connus de l'Alberta, voire du Canada entier.
 
Toutes les possibilités de camping, de logements, d'activités, et surtout les possibilités de randonnées sont recensées. Le guide regorge aussi de trucs pour bien apprécier notre temps dans le parc, tant pour éviter les foules autant que possible que pour voir les animaux sauvages (mais d'assez loin). On nous dit aussi quoi faire si on rencontre un ours, un cougar ou un loup, on nous donne des conseils sur les vêtements à porter et l'équipement à apporter pour les longues randonnées et on nous livre les astuces ainsi que les endroits préférés des locaux ! Les parcs nationaux voisins de Yoho et de Kootenay sont aussi brièvement présentés, de même que la ville de Canmore.
Un guide assez complet sur la géologie, le climat, la faune et la flore des Rocheuses canadiennes se trouve aussi à la fin du livre. Les cartes, quant à elles, sont assez détaillées pour se donner une idée d'ensemble de où se trouvent les principales attractions.
Enfin, le format de poche sera très pratique pour être emporté dans un sac à dos ! J'ai bien hâte d'y être !

dimanche 2 juillet 2017

Le fantôme du tatami

Âge : à partir de 8 ans
Éditions : Pierre Tisseyre, 1991
Collection : Papillon
102 pages

Quatrième de couverture :

Qui est l'auteur de ces nombreux vols à l'école ? Quelle est donc cette ombre mystérieuse qui se cache dans le gymnase ? Et où chiens qui aboient sans cesse ?
Marilou et Dany, des adeptes de judo, sont prêts à tout pour le savoir. Et toi ?
 
Mon commentaire :
 
Je continue ma réimmersion dans mon enfance en relisant Susanne Julien, une de mes auteures préférées lorsque j'étais jeune. Comme Le Corbeau, c'est une histoire d'enquête à l'école. La différence, c'est que les événements paraissent surnaturels jusqu'au dévoilement final. J'ai bien aimé cette histoire, mais surtout parce qu'elle me rappelait mon enfance. Je ne crois pas que les enfants d'aujourd'hui pourraient lire cette histoire avec autant d'intérêt que j'en avais à l'époque, sauf peut-être les enfants qui adorent le judo !

samedi 1 juillet 2017

Le corbeau

Âge : à partir de 8 ans
Éditions : La courte échelle, 1990
93 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Catherine et Stéphanie ont une bien drôle de rentrée des classes. Le Corbeau, un mystérieux individu, s'amuse à envoyer des lettres anonymes. Yani, la nouvelle, collectionne les insectes et semble très étrange. En plus de tout cela, des incendies se déclarent dans l'école. C'est simple, le directeur, les professeurs et les élèves ne savent plus où donner de la tête.
Mais Catherine et Stéphanie adorent résoudre les mystères et cette fois-ci encore, elles auront le dernier mot.
Un roman où l'on retrouve nos héroïnes dans le feu de l'action. Dans une aventure qui pique la curiosité.
 
Mon commentaire :
 
Lire Chrystine Brouillet, tant ses romans pour adultes que ceux qu'elle écrit pour la jeunesse, est toujours une valeur sûre. Ce roman pour enfants ne fait pas exception avec une enquête d'école bien plaisante à lire ! Bien que j'aie lu de nombreux livres de cette collection pendant ma jeunesse, celui-ci ne me disait rien. Je suis certaine que je l'aurais vraiment beaucoup aimé si je l'avais lu quand j'avais 9 ou 10 ans.

Le doigt magique

Âge : À partir de 7 ans environ
Titre original : The magic finger
Éditions : Gallimard, 1989
Collection : Folio Cadet
63 pages
 
Quatrième de couverture :
 
« Au matin, monsieur Cassard s'éveilla le premier. Il était sur le point de tendre la main vers sa montre pour regarder l'heure, mais sa main ne semblait pas vouloir se tendre. "Voilà qui est drôle, dit-il. Où est ma main ?" Il restait immobile, se demandant ce qui se passait. Se serait-il blessé la main ? Il essaya avec son autre main. Elle non plus ne voulait pas se tendre. Il se redressa. Puis pour la première dois, il vit à quoi elle ressemblait...
 
Mon commentaire :
 
Mon premier Roald Dahl. Je ne crois pas que j'ai pigé le bon, à en croire les commentaires lus et mon manque d'enthousiasme pour l'histoire. J'en ai trouvé une copie élaguée dans une bibliothèque scolaire il y a quelques années. Je m'étais dit que je prendrais ainsi le temps de découvrir pourquoi on parle tellement de cet auteur. La vérité, c'est que ce conte ne m'a pas permis de comprendre sa popularité. J'ai trouvé l'histoire prévisible et drôlement racontée.
 
J'espère avoir plus de chance avec Charlie et la chocolaterie le jour où je me déciderai à relire cet auteur.
 

samedi 27 mai 2017

Dans une classe à part - histoires de profs inspirants

Éditions : La Presse, 2016
205 pages

Quatrième de couverture :

Mylène Moisan sait raconter les histoires méconnues des héros du quotidien. Les profs sont de ceux-là. Elle présente ici six enseignants inspirants qui font la différence dans la vie de leurs élèves. Des femmes et des hommes pour qui enseigner, c'est provoquer des étincelles.

Mylène Moisan nous conduit entre autres à la rencontre de Madame Mireille qui travaille avec de jeunes autistes, qui se démène avec fougue là où d'autres auraient depuis longtemps baissé les bras. Elle nous livre aussi l'histoire de Madame Caroline qui accorde autant d'importance à ce que les enfants vivent à la maison que dans sa classe. Elle fait une incursion dans une école secondaire d'un des quartiers les plus défavorisés de Montréal, où Wilfin et Nathalie se dévouent à leurs étudiants des quatre coins du globe. 

Tisser un lien avec un enseignant inspirant est un hasard du destin qui peut infléchir une vie et colorer une personnalité. Dans une classe à part raconte quelques-uns de ces petits miracles qui se produisent chaque année dans nos écoles.

Mon commentaire :

Lu il y a un bout de temps déjà, je retiens de ce livre le réconfort qu'il m'a donné. Celui de découvrir que, oui, il y a des enseignants passionnés. Le train-train quotidien et les exigences démesurées viennent à bout de bien des passions, mais il y en a plusieurs dont la flamme est bien vivante. Mylène Moisan nous fait le portrait de quelques-uns de ces milieux, des histoires, qui, après tout, sont celles de plusieurs autres enseignants.

Je retiens aussi l'inspiration que ce livre m'a donné et le rappel qu'il m'a donné que ce que je fais est important.

Les récits viennent de milieux différents : primaire, secondaire, classes adaptées, ancien temps, etc. Ce que j'ai aussi beaucoup apprécié. Dommage qu'il n'y ait pas de récit d'orthopédagogues ! J'aurais bien aimé avoir une occasion de me rappeler que ce que je fais aussi peut faire une différence. Un jour, peut-être !
 

Pas de panique, Marcel!

Âge : à partir de 8 ans environ
Éditions : Pierre Tisseyre, 1993
Collection : Papillon
136 pages

Quatrième de couverture :

Marcel, le professeur de cinquième année, est la hantise de Benoît depuis toujours. Il faut dire que le Marcel en question à une voix spectaculaire et qu'il s'en sert plus souvent qu'à son tour. Il faut dire aussi que les colères qu'il pique sont aussi subites que fracassantes. Benjamin, le grand copain de Benoît, a beau répéter qu'au fond, Marcel n'est pas aussi terrible que ça, il n'y a rien à faire. Benoît est convaincu que, s'il se trouve dans la classe de ce professeur hurleur, il y laissera sa peau.

Voici venu le jour J, l'heure H, le moment de vérité : la rentrée scolaire. Benoît sera-t-il un élève de Marcel et, si oui, survivra-t-il à cet affreux cauchemar ?

Mon commentaire :
 
Sûrement parce que cette auteure était l'une de mes préférées étant petite, il est toujours gagnant pour moi de relire Hélène Gagnier. Encore aujourd'hui, en tant qu'adulte, je trouve que, en tant qu'auteure jeunesse, elle avait beaucoup de talent.
 
Dans Pas de panique, Marcel! on découvre l'histoire d'un jeune garçon de cinquième année qui a peur de son enseignant, qui crie tout le temps et qui a des sautes d'humeur impressionnante. Pourtant très petit, cet enseignant a une voix qui porte et absolument hors de l'ordinaire.
 
On découvre, petit à petit, que sous cet aspect impressionnant se cache un enseignant meurtri, qui n'a pas la vie facile à la maison. Benoît le découvre, bien entendu, et arrive à mieux gérer ses conflits avec Marcel.
 
Une très belle histoire, parfois drôle, parfois triste, avec une très belle morale pour le jeune lecteur : ne pas se fier aux apparences.

Prête-moi ta vie

Titre original : Deceptions
Mon édition : France Loisirs, 1984
469 pages

Deuxième de couverture :
 
Stéphanie et Sabrina sont de vraies jumelles : d'une semblable et égale beauté, mais très différentes de caractère. Stéphanie s'est installée dans une vie tranquille dans une petite ville des Etats-Unis, avec son mari, un biologiste, et ses deux enfants.
 
Sabrina a épousé un marquis, dont elle a divorcé, a ouvert une boutique d'antiquités à Londres et s'est emportée dans le tourbillon de la jet-set internationale.
 
Mais Stéphanie commence à remettre son mariage en question et Sabrina se demande si la vie ne vaut pas mieux qu'une succession d'amants, de cocktails et de réceptions.
 
Au cours dun voyage qu'elles font toutes deux en Chine, Stéphanie persuade Sabrina de rejouer le jeu qui les occupait souvent, enfants : changer d'identité, juste pour une semaine.
 
Et le jeu devient réalité. Chacune se glisse sans effort dans la vie de l'autre. Mais peut-on jouer sans risque avec le sort et l'amour des siens, avec soi-même ?
 
Un roman d'une étonnante richesse où le romanesque des situations recèle les plus profondes vérités.
 
Mon commentaire :  
 
Quand j'ai ressorti ce livre des boules à mites (presque littéralement, il était au fond d'une boîte dans le garde-robe de cèdre), je me suis dit : «voilà un livre qui va bien avec la collection d'anciens Harlequin de maman». Je ne voulais pas le lire, mais, pour moi, jeter ou donner un livre que je n'ai pas lu relève presque du crime. Je l'ai donc laissé dans ma bibliothèque, aussi bien caché que possible, car, en plus d'avoir un titre très cul-cul, la couverture était hideuse.
 
Et bien, des années plus tard, je me décide enfin à le lire pour faire de la place dans ma bibliothèque. Et (oh, surprise !) j'aime. C'est pourtant exactement ce à quoi je m'attendais : légèrement fleur bleue, mais, surtout, souvent pas mal irréaliste. On a du mal à croire qu'un mari puisse se faire berner si longtemps, surtout un biologiste généticien entraîné à observer d'un œil critique... Tous les jumeaux, aussi ressemblants soient-ils, ont des différences. C'est donc un peu gros, parfois.
 
Non seulement est-ce à tirer les cheveux, mais aussi, c'est parfaitement prévisible. Comme un livre Harlequin. Alors pourquoi est-ce que j'ai aimé ? Aucune maudite idée. Mais j'ai aimé. Ça se lisait tout seul, et sans doute que c'est ce dont j'avais besoin. J'ai donc passé un très bon moment de lecture, et je n'essaierai pas plus longtemps d'expliquer pourquoi. Parce que, à un moment donné, la lecture est une question de «feeling», et que les sentiments ne s'expliquent pas.
 
Bonne lecture à ceux qui tenteront !

Pet Semetary


 
Édition : Penguin Books, 1983
Titre en français : Simetierre
411 pages

Résumé de l'éditeur (trouvé en ligne, mon édition n'en comportant pas) :

Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, vient s’installer avec sa famille à Ludlow, petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Grandall les emmène visiter le pittoresque «simetierre» où des générations d’enfants ont enterré leurs animaux familiers.
Mais au-delà de ce «simetierre», tout au fond de la forêt, se trouvent les terres sacrées des Indiens, lieu interdit qui séduit pourtant par ses monstrueuses promesses.
Un drame atroce va bientôt déchirer l’existence des Creed, et l’on se retrouve happé dans un suspense cauchemardesque, tellement affreux que l’on voudrait s’arracher à cette lecture… et tellement palpitant qu’on est bien obligé de la poursuivre jusqu’au bout.
 
Mon commentaire :
 
D'entrée de jeu, je peux affirmer que ce roman est l'un de mes préférés de l'auteur jusqu'à maintenant. Je crois que ce qui me permet de dire cela, c'est que, contrairement à la plupart des livres que j'ai lus de Stephen King, celui-ci ne s'étale pas sur des centaines et des centaines de pages, et il ne compte pas tellement de personnages qu'on perd le fil. C'est une histoire d'horreur dans ce qu'elle a de plus pur, et d'autant plus horrifiante qu'elle ne touche que quelques personnages auxquels on a le temps de s'attacher au fil des pages.
 
L'idée même d'un cimetière permettant de ressusciter des animaux (et des humains)  morts est déjà terrifiante en soi. Ajoutez à cela le fait que les âmes ressuscitées reviennent différentes, et un pouvoir d'attraction inévitable pour le cimetière, et le roman devient carrément effrayant.
 
Le seul point négatif que je dois souligner par rapport à ce roman est que, comme souvent avec King, l'histoire met beaucoup de temps à s'installer. Ça coule bien, mais on attend longtemps avant que l'horreur ne s'installe véritablement. Mais il ne faut surtout pas lâcher, car le lecteur se trouve récompensé pour sa patience en bout de ligne.
 
Je dois dire que pour un roman acheté dans une vente de garage à 1$ il y a plusieurs années lors d'un voyage au Nouveau-Brunswick, j'en ai eu pour mon argent. Merci au M. Cormier dont le nom est dans ma copie pour me l'avoir vendu !

dimanche 9 avril 2017

Beloved

Titre original : Beloved
Mon édition : 10/18, 2010
Paru pour la première fois : 1987
380 pages

Quatrième de couverture:

Inspiré d'un fait divers survenu en 1856, Beloved exhume l'horreur et la folie d'un passé douloureux. Sethe est une ancienne esclave qui, au nom de l'amour et de la liberté, a tué l'enfant qu'elle chérissait pour ne pas la voir vivre l'expérience avilissante de la servitude. Quelques années plus tard, le fantôme de Beloved, la petite fille disparue, revient douloureusement hanter sa mère coupable. Loin de tous les clichés, Toni Morrison ranime la mémoire, exorcise le passé et transcende la douleur des opprimés.
 
Mon commentaire :
 
Moi qui ai toujours été fascinée par les histoires d'esclavage, j'ai été servie avec celle-ci qui, en bonus, raconte la vie d'après l'affranchissement. Pas facile... C'est l'histoire d'horreur d'une mère aimante ayant fait le choix difficile de tuer son enfant pour lui éviter de devoir vivre l'esclavage. La suite de l'histoire n'est que malheur par dessus malheur : l'incompréhension et le jugement des autres, la culpabilité avec laquelle doit vivre la mère, et le fantôme du bébé la hantant...
 
C'est effectivement, comme le dit ma quatrième de couverture, une histoire et une écriture loin des clichés. On ne sent aucun jugement de l'auteure, et il y a beaucoup de non dits. Ce n'est pas une écriture qui se lit facilement, le lecteur se trouve constamment dans l'incertitude et doit être attentif pour savoir qui parle ou encore qu'est-ce qui relève de l'imaginaire des personnages et ce qui se passe en réalité. Les morceaux qui permettent de comprennent viennent petit à petit, et c'est au lecteur de remettre les pièces en place pour en faire un tout. Bref, ce n'est pas une lecture facile.
 
C'est justement parce que j'avais besoin d'une lecture «nulle», étant vraiment fatiguée ces jours-ci, que j'ai moyennement aimé. Je ressentais tout le potentiel du roman, mais malheureusement, je n'avais pas l'énergie pour recoller les morceaux. J'ai laissé passer beaucoup d'informations, et, pour cette raison, je sens que je n'ai pas apprécié cette histoire à sa juste valeur. Dommage.

dimanche 26 mars 2017

Par ici, la pluie !

Illustrations : Jon J Muth
Titre original : Come On, Rain !
Éditions : Scholastic, 2016
28 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Dans un langage poétique, Karen Hesse recrée l'enthousiasme délirant qui accompagne l'arrivée d'une averse après des jours de canicule.
 
Les aquarelles de Jon J Muth, réalisées d'une main de maître pleine de délicatesse, restituent merveilleusement l'ambiance : la lourdeur de la chaleur, le vent qui se lève, la pluie rafraîchissante, la joie qui explose...
 
Mon commentaire :
 
Au retour de la semaine de relâche, mon équipe-école et moi-même avons participé à un échange pédagogique autour de la compétence à résoudre des problèmes. Nous avons ainsi fait la rencontre d'une enseignante de notre commission scolaire qui base son enseignement en entier sur les thèmes de ses grandes tâches de résolution de problèmes. L'un de ces thèmes était les grands carnavals de ce monde : le Carnaval de Rio, Mardi Gras, etc. 
 
Elle nous présente donc ce livre qu'elle présente dans le cadre de ce mois. Bien que nulle part il ne soit dit que cela se passe à la Nouvelle-Orléans, le cadre fonctionne parfaitement. Les étés lourds et écrasants de la Louisiane, les gens de couleur, les rues désertes de la ville au milieu de la journée, etc.
 
Tout cela pour dire que le soir même de cet échange, je devais remettre mes livres à la bibliothèque. Je n'avais pas prévu en prendre d'autres, car j'en ai suffisamment comme cela à lire chez moi, mais que vois-je bien en évidence sur l'étalage près de l'entrée ? Et oui, cet album. Le hasard était trop grand, il fallait que je l'emprunte.
 
Et bien, j'ai beaucoup aimé. Bien que d'ordinaire je n'aime pas la pluie, je me suis rappelée le délice de la pluie après la sécheresse en Afrique. La fraicheur tant attendue, la poussière qui se soulève au vent, les premières gouttes lourdes, puis le déluge... Un véritable délire. Un souvenir inoubliable. Ce livre retransmet cette atmosphère à merveille.
 
La couverture me rappelle aussi le jour, où, petite, j'avais invité tous les enfants du pâté de maison à faire la danse de la pluie avec nos parapluies. Mon père nous avait filmé et cela demeure l'un de mes plus beaux souvenirs d'enfance.
 
Cet album m'a donc reconnectée avec mon enfance, mais m'a aussi rappelé à quel point la pluie peut être une grâce. Je dirais qu'un livre qui fait tout cela a des qualités indéniables.
 
Les aquarelles, quant à elles, sont magnifiques et détaillées, jusqu'aux pieds nus des enfants qui sont d'un réalisme époustouflant.
 
Finalement, le texte est riche en vocabulaire et peut convenir autant à un enfant de 6 ans qu'à un préadolescent. C'est donc pour moi une belle réussite que cet album !

samedi 25 mars 2017

Acide sulfurique

Éditions : Albin Michel, 2005
193 pages

Quatrième de couverture :

« Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle ».

Mon commentaire :

Mon édition ne comporte pas réellement de résumé sur la quatrième de couverture et c'est aussi bien comme cela. Acide sulfurique est le genre de roman qui se passe de résumé. Je ne savais pas à quoi m'attendre en l'ouvrant et c'était parfait.
 
Comme pour la plupart des romans d'Amélie Nothomb que j'ai lus, j'ai été happée dès les premières pages. L'écriture est fluide et va à l'essentiel, pas de mots superflus. Que des mots forts et imagés. C'est sans doute la qualité que j'aime le plus chez Nothomb. Cette capacité qu'elle a de dire tant de choses avec une économie de mots. Qualité que je suis loin de posséder. C'est sans doute la raison pour laquelle je l'admire autant.
 
Ce roman est noir et présente la nature humaine dans ce qu'elle a de plus dégoûtant. Le voyeurisme à son extrême. C'est une critique de la télé-réalité, mais surtout de ceux qui la consomment sans se poser de questions.
 
Malgré toutes ces qualités, je me dois d'être honnête. Même si ma lecture a été intense, elle fera sans doute comme les autres romans que j'ai lus de l'auteure. Vite consommée, vite oubliée. J'admire l'écriture, mais les histoires sont vite oubliées.

Mma Ramotswe détective

Titre original : The No 1 Ladies' Detective Agence
Éditions : 10/18, 2003
250 pages

Quatrième de couverture :

Divorcée d'un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe est bien décidée à ne plus céder aux mirages de l'amour ! J.L.B. Matekoni, gentleman garagiste, lui fait pourtant les yeux doux mais l'inénarrable " Mma " a un projet en tête... Un beau jour, elle se jette à l'eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, son pays bien-aimé, la première agence de détectives strictement au féminin.  En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, elle déclare la guerre aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. Ne reculant devant aucun danger, elle s'attaquera même à la sorcellerie, le grand tabou de l'Afrique. Mma Ramotswe mène ses enquêtes tambour battant, sous les yeux de son soupirant favori... et pour notre plus grand plaisir.
 
Mon commentaire :
 
J'étais sûre que j'allais aimer. Mais je ne m'attendais certainement pas à ça. Je m'attendais à une intrigue plus suivie, ou du moins à une enquête centrale. À la place, j'ai trouvé ce qui ressemble plus à une série de chroniques mises ensemble, ce qui d'ordinaire ne me plaît pas particulièrement. Mais ici, c'était parfait. Une série de mini-enquêtes, toutes plus cocasses les unes que les autres, mais aussi toutes plus africaines les unes que les autres. Ce livre «respire» l'Afrique. C'est difficile à expliquer, mais ceux qui y sont allés comprendront en le lisant. Ça parait que l'auteur y a vécu longtemps. Il a une compréhension profonde de l'Afrique, de ses croyances et de ses habitants, fiers et débrouillards.
 
Le personnage de Mma Ramotswe est sublime. Une femme indépendante et têtue. Elle n'a rien de l'Africaine typique et pourtant elle est tellement Africaine. Difficile à expliquer. Elle adore l'Afrique, elle ne partirait de son pays pour rien au monde et pourtant elle veut lutter contre la sorcellerie et les maris infidèles. Elle tente de faire comme les grands détectives de ce monde, elle tente de faire des filatures sans grands succès mais réussit pourtant toujours à s'en sortir. Elle résout ses enquêtes de façon tout à fait improbable, ce qui contribue aussi à la fraicheur de l'ensemble.
 
C'est un livre qu'on peut lire petit à petit ou d'une traite sans que cela affecte l'impression globale du livre. C'est un livre qui donne envie d'aller à la rencontre de l'Afrique. C'est un coup de cœur.

vendredi 3 mars 2017

Que font les pirates quand ils ne pillent pas les trésors ?

Âge : 6 à 10 ans environ
Illustrations : Olivier Daumas
Éditions : Bilboquet, 2012
Collection : Les Cracontes bilboquet
 
Quatrième de couverture :
 
Quand ils ne pillent pas les trésors, les pirates ne restent pas tranquillement à parfaire leur bronzage sur le ponton d'un galion. Diantre non !
 
Mon commentaire :
 
Coup de cœur pour l'objet livre. Wow ! Les illustrations sont complètement débiles, sur fond de papier journal ancien. Les couleurs sont vibrantes et les pirates sont aussi repoussants qu'ils devraient l'être. Même la police de caractère semble terriblement appropriée !
 
Un autre gros point fort de cet album est le vocabulaire précis employé. Les enfants apprendront que les bateaux de pirates sont des galions, ce qu'est une écoutille ou un cache-œil... Tout cela par des rimes toutes plus musicales les unes que les autres.
 
Il y a aussi beaucoup d'humour, tant dans l'écriture que dans les illustrations. La troisième de couverture renseigne quant à elle les enfants sur le thème des pirates, par exemple, quelle est la différence entre un pirate et un corsaire ? D'où leur vient leurs costumes dépareillés ? Ou encore, quelles sont les armes employées par les pirates ?
 
La seule chose que je regrette, à vrai dire, c'est qu'il n'y ait pas véritablement d'histoire de pirates... Les enfants auraient probablement encore plus aimé ! Maintenant, je suis curieuse de découvrir les autres titres de la collection...

Juliette fait des courses

Âge : 2-6 ans
Illustrations : Doris Lauer
Éditions : Lito, 1997
15 pages

Quatrième de couverture :

Faire les courses avec son minicaddy, quelle rigolade ! Mais arrivée à la caisse, Juliette s'inquiète devant le caddy rempli à ras bords "mais, maman, t'auras assez de sous pour tout payer ?"
 
Mon commentaire :
 
J'ai trouvé cet album à la bibliothèque en faisant une recherche sur le thème de l'épicerie pour préparer des activités de jeux de rôles à l'école. Je cherchais une histoire où, idéalement, on verrait une famille faire une liste d'achats, s'en aller à l'épicerie, faire l'épicerie, payer leurs achats, et déballer l'épicerie rendus chez eux. Je voulais que mes élèves aient une bonne idée de ce que font les adultes quand ils vont à l'épicerie, ce qu'ils pensent et ce qu'ils disent, etc.
 
Cet album est ce que j'ai trouvé de plus approchant. Et j'ai finalement décidé de ne pas l'utiliser pour plusieurs raisons. Premièrement, il faisait trop bébé pour les élèves auxquels je m'adressais et toutes les étapes que j'ai nommées ne s'y trouvaient pas. De plus, Juliette semble une petite fille espiègle qui préférait s'amuser et faire des bêtises plutôt que de faire comme une adulte, ce que je recherchais. Aussi, il faut s'avouer que les images ne sont plus particulièrement attrayantes pour les enfants d'aujourd'hui... Finalement, il y avait l'emploi de mots typiquement français («caddie»), pour que les enfants d'ici comprennent bien tout ce qui était dit. Dommage, car je croyais bien avoir trouvé ce que je cherchais avec cet album.
 
J'aurais sans doute aimé cet album quand j'étais petite. Mais ce n'est probablement pas une histoire qui attirerait encore les enfants d'aujourd'hui.

La vérité sur les vraies princesses


Âge : 4 à 8 ans environ
Illustrations : Philippe Béha
Éditions : Québec Amérique Jeunesse
 
Quatrième de couverture :
 
On dit que les princesses sont belles, sages, propres et polies. Mais tout cela est-il vraiment vrai ? Voici enfin la vérité.
 
Mon commentaire :
 
Si on reconnaît définitivement la plume et le ton de Dominique Demers dans cet album, j'ai été plutôt déçue par cet album, que je trouvais plutôt plat. Il manque de profondeur et de surprises. Connaissant Pétunia princesse des pets, on ne peut pas ne pas être déçu car c'est un peu le même principe mais sans histoire. On ne fait que décrire ce que devrait être une princesse versus ce qu'elles sont et font en réalité (par exemple, il leur arrive de péter, sans doute une référence à Pétunia).
 
En bref, si cet album a des qualités indéniable, dont un bon niveau de vocabulaire et des images sympathiques, il n'est pas inoubliable comme plusieurs autres albums de l'auteure.
 

Le secret de Mikissuk

Âge : 7-12 ans environ
Illustrations : Stéphane-Yves Barroux
Éditions : Hatier, 2006
Collection : Albums du monde
39 pages

Quatrième de couverture:

Mikissuk aimerait bien partir chasser sur la banquise,
mais son grand frère ne veut pas l'emmener.
Que faire pour le convaincre qu'elle n'est plus une petite fille ? Mikissuk a bientôt un projet qu'elle met à exécution en grand secret.

A la fin de l'histoire, une carte et un documentaire
pour mieux connaître le Nunavut.
 
Mon commentaire :
 
Les livres sur les différentes cultures autochtones m'ont toujours fascinée, qu'ils soient pour les jeunes ou pour les adultes, ou qu'ils soient des fictions ou des documentaires. Donc, quand je vois un album de ce genre, je n'hésite généralement pas longtemps. Cependant, quand je vois que le livre nous arrive de l'Europe, j'hésite, car alors, sans doute par méconnaissance de ces peuples, il est le plus souvent truffé de préjugés et de clichés (par exemple, on appelle le peuple les esquimaux et on dit qu'ils vivent dans des igloos).
 
Cette fois, toutefois, ça augurait très bien, puisque déjà sur la couverture, on disait «Inuit» et la petite fille n'avait ni un anorak qui couvrait tout sauf son visage, ni les joues rondes à ne plus en finir. Je l'ai donc emprunté et je dois dire que j'ai bien aimé cette histoire à mon avis très réaliste d'une petite fille qui voudrait partir à la chasse avec son frère.
 
J'ai aussi beaucoup aimé les illustrations, qui, bien que simples, transmettent une atmosphère de bout du monde. Les insertions de vraies textures de chandails de laine dans les images ajoutaient aussi quelque chose de très joli et d'original (je ne suis pas convaincue que ce soit très inuit, par contre, ça me rappelle plutôt les chandails traditionnels scandinaves).
 
À la fin du livre se trouve une mini-section documentaire qui parle entre autres des animaux de l'Arctique et des coutumes du peuple inuit, par exemple les chants de gorge. J'ai trouvé là une preuve de plus que l'auteure a fait quelques recherches avant de se lancer dans l'écriture de l'album. Bravo.
 
Malgré tous ces points positifs, il n'en demeure pas moins qu'il manquait un peu de «punch» à l'histoire. Un véritable élément déclencheur ou la participation de Mikissuk à une partie de chasse avec son frère aurait pu rendre cet album beaucoup plus passionnant pour les enfants. Mais c'est quand même un très bel album pour découvrir le peuple inuit.

jeudi 2 mars 2017

Bilan de février 2016

Au mois de février, j'ai lu :

6 livres
870 pages
6 fictions
4 albums jeunesse

Les romans :
  • La firme-John Grisham
  • Jeux de dupes- Nicci French
Les albums jeunesse :
  • Que font les pirates quand ils ne pillent pas les trésors ? -Céline Lamour
  • Juliette fait des courses- Doris Lauer
  • La vérité sur les vraies princesses- Dominique Demers
  • Le secret de Mikissuk

mardi 28 février 2017

jeux de dupes

Titre original : Safe House
Éditions : France Loisirs, 1998
354 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Quand Samantha Laschen, médecin psychiatre, accepte d'héberger une jeune adolescente traumatisée qui fut témoin de l'assassinat de ses parents dans des conditions atroces, elle n'imagine pas un seul instant que sa vie est en train de basculer. Au fil de son enquête, se dessine peu à peu une terrible machination dont elle devient le premier maillon. Forcée de se battre pour faire accepter l'incroyable vérité à des policiers sceptiques et désireux de classer l'affaire, Samantha se retrouve prise dans un engrenage qu'elle ne pourra arrêter qu'au prix d'amers constats.
 
Mon commentaire :
 
Voilà un thriller psychologique qui se laisse lire, dont les pages défilent rapidement et facilement, malgré quelques longueurs. Mais bizarrement, au final, il me laisse plutôt froide. Il manquait définitivement quelque chose pour en faire un roman excitant, différent. J'ai bien du mal à mettre le doigt sur ce que je n'ai pas aimé. Était-ce les personnages, qui manquaient de pep ? Était-ce le manque de rythme, ou les policiers qui ne faisaient tellement pas leur travail qu'on aurait pu les croire corrompus ? Ou le côté répétitif des soirées barquette télévision et plats surgelés ? Honnêtement, je ne sais pas ce qui m'a ennuyé et j'ai beau retourner l'histoire dans tous les sens, je ne trouve pas.
 
Ceci était mon premier essai avec Nicci French, des auteurs dont j'ai pourtant entendu beaucoup de bien. J'essaierai donc avec un autre roman une autre fois, car je crois bien qu'il y a de l'espoir que je trouve chaussure à mon pied avec un autre de leurs romans. Jeux de Dupes avait beaucoup de potentiel, après tout.

samedi 25 février 2017

La firme

Titre original : The Firm
Mon édition : Robert Laffont, 1991
406 pages

Quatrième de couverture :

Son attaché-case à la main, un jeune homme court à perdre haleine dans les rues de Memphis. Il s'appelle Mitch McDeere : troisième de sa promotion en droit à Harvard, cible des chasseurs de têtes de Wall Street, il a surpris tout le monde en choisissant la firme Bendini, Lambert & Locke. Ce très riche et très confidentiel cabinet de Memphis a su par des arguments irrésistibles, s'assurer sa collaboration reconnaissante et, le pense-t-il, éternelle.

Alors pourquoi tant de hâte et vers quel contrat mirifique notre brillant juriste est-il en train de se ruer, au point d'en oublier la gravité nécessaire à la profession ?

Méfions-nous des apparences. Mitch McDeere a d'excellentes raisons pour courir ainsi : il cherche à sauver sa vie.



Mon commentaire :
 
Même si j'ai mis beaucoup de temps à lire ce roman, on ne peut vraiment pas dire que je n'ai pas aimé. Si je n'avais pas été obligée de le lire au compte-gouttes en raison de mon devoir de jongler entre l'université et un travail à temps plein en orthopédagogie, et si je n'avais pas tombé de fatigue à la simple vue de l'écriture en tout petits caractères, j'aurais lu ce livre dans le temps de le dire.
 
En effet, je travaille tellement ces temps-ci que je n'ai eu aucun mal à m'identifier à Mitch McDeere qui doit jongler entre l'étude pour le barreau et les demandes irréalistes de son associé à la firme Bendini, Lambert & Locke.
 
Non seulement McDeere doit jongler avec des semaines de 70 heures de travail, mais en plus il doit enquêter sur les activité louches de la firme, à son propre péril... Il est écouté et suivi 24h sur 24. Quel stress ! Difficile de ne pas être pris par la tension qui règne tout au long de ce roman. Sans compter que ça me console un peu avec ma situation actuelle...
 
Même si les technologies ont définitivement changé depuis l'écriture de ce roman et que ça peut rendre le tout difficile à comprendre pour les plus jeunes à l'occasion, c'est définitivement une lecture classique dans le genre que je recommande à tous, et ce, sans modération. Merci à mère d'avoir insisté pour que je l'achète usagé à la friperie du coin.

dimanche 22 janvier 2017

Mistral, tome 1 : La princesse des mites


À partir de 10 ans
Éditions : Z'ailées, 2010
Collection : Z'ados
147 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Depuis l'arrivée de Cloé Mistral dans la petite ville de Mont-Joli, il se passe des choses très étranges. Coïncidence? Il ne semblerait pas... L'année scolaire avait pourtant commencé normalement pour Cloé Mistral et son ami Renard. Soudain, tout tourne au cauchemar. Des rumeurs terrifiantes, une présence maléfique et des catastrophes obscures s'enchaînent et troublent la tranquillité des deux amis. Rien ne va plus! L'hystérie s'empare de la ville et les deux héros sont entraînés bien malgré eux dans une aventure inquiétante. Arriveront-ils à lever le voile sur cette fameuse présence maléfique?
 
Mon commentaire :
 
Un livre qui se passe dans une ville près de ma ville de naissance, dont le titre est celui de l'école où j'ai fait mon stage préféré à Mont-Joli et qui a été écrit la même année, ça avait tout pour me plaire. En fait, quand j'en ai entendu parler pour la première fois, je voulais vraiment mettre ma main dessus mais ce n'est que maintenant, six ans plus tard, que je le trouve enfin.
 
Si j'ai beaucoup aimé les références à Mont-Joli (à son école et à sa librairie, entre autres) et à Rimouski, je dois admettre que mes attentes envers l'histoire étaient irréalistes. L'ensemble m'a semblé manquer de définition. On verse légèrement dans le fantastique, mais on en est pas certain jusqu'à la toute fin. Presque l'ensemble de ce premier tome décrit comment les personnages principaux, Clo et Renard, sont rejetés par les élèves de leur école, et comment on lance toutes sortes de rumeurs saugrenues sur eux, surtout sur Cloé. Même les parents la traitent de sorcière... L'auteur a trop peu travaillé à préparer le terrain à cela pour que ça paraisse crédible. Ça semble sorti de nulle part et on a un peu l'impression de nager dans le vide pendant un bon moment.
 
Dans les dernières pages, Renard semble avoir trouvé une explication aux phénomènes étranges qui se passent autour de Cloé. Il lance son explication, et puis rien... Il faut attendre le prochain tome. C'est un peu choquant parce que ça donne l'impression qu'il y allait enfin se passer quelque chose. Mais bon, je comprends le principe : on veut que vous lisiez le prochain tome. Et bien, je le ferai peut-être, puisqu'on m'a laissée dans le néant et que je déteste cela. Mais ce n'est certainement pas parce que j'ai été sur des charbons ardents pendant toute ma lecture.

Mauvaise langue

Éditions : Somme toute, 2016
101 pages

Quatrième de couverture :

Les Chevaliers de l'’Apocalypse linguistique s'’imaginent que le franglais a envahi les rues de Montréal, rendant la métropole incompréhensible, invivable et infréquentable pour le commun des unilingues francophones. À en croire leur discours alarmiste, ce dialecte rébarbatif s'est imposé comme langue commune d'une génération insouciante de Québécois. Ces monomaniaques du français sont unis dans leur adoration fantasmée de la France et leur détestation obsessive de l'anglais, langue du Conquérant britannique, de l'envahisseur culturel américain et de l'oppresseur politique canadien. Selon eux, le péril linguistique est à nos portes.

Ce court manifeste se veut une réponse à l’'hystérie de ces curés aux oreilles écorchées par le chiac de Lisa LeBlanc et le joual des personnages de Xavier Dolan. Pour le chroniqueur Marc Cassivi, qui a grandi dans un milieu anglophone et vécu la menace de l'assimilation, il est grand temps que l'on revoie notre rapport souvent malsain, à la langue anglaise. Le Québécois est maître chez lui, ainsi que l'avait souhaité Jean Lesage. Ce n'est pas le refrain en franglais d'une chanson des Dead Obies qui y changera quoi que ce soit.
 
Mon commentaire :
 
Décidément, c'est quand je n'ai pas une minute à moi que je tombe sur les livres que je n'arrive pas à lâcher ! J'ai trouvé ce manifeste sur le présentoir de livres de non fiction de ma bibliothèque municipale alors que j'y passais seulement, et SEULEMENT pour emprunter un livre jeunesse pour mon travail. Qui essayais-je de berner ? C'est tout simplement impossible de sortir de la bibliothèque sans livres. Oui, au pluriel. Car non seulement j'ai cédé à un livre, mais j'ai rempli ma carte (comme d'habitude).
 
J'ai adoré ce court essai du journaliste Marc Cassivi, qui traite, entre autres, de sa vision du bilinguisme et de l'indépendance au Québec. J'ai complètement adhéré èa sa vision de l'indépendance du Québec, qui non seulement accepte l'anglais, mais l'encourage pour permettre de mieux faire connaître la province internationalement. J'en ai personnellement tellement marre de ceux qui souhaitent l'indépendance pour les mauvaises raisons (faire revenir la province èa ses racines blanches, francophones) que la vision de l'auteure est non seulement rafraîchissante, mais en plus, elle tient compte du fait que la province, tout comme la langue française, est en constante évolution.
 
Le journaliste nous envoie un message clair : il faut être fier de nos racines tout en acceptant que l'anglais est la langue de communication internationale. Il ne faut pas se laisser assimiler et protéger notre langue tout en acceptant de s'ouvrir au reste du monde.
 
Je n'en dis pas plus, et je recommande à tous les Québécois, indépendantistes ou pas, francophones, anglophones ou allophones, de le lire pour entendre de nouveaux arguments, beaucoup plus convaincants ceux-lèa, pour l'indépendance du Québec.

Butcher's Crossing


Titre original : Butcher's Crossing
Lu en v.o. sur Kindle
275 pages
 
Résumé (pris sur Babelio) :
 
Années 1870. Will, étudiant à Harvard, tente l'aventure de l'Ouest sauvage pour donner un sens à sa vie. Parvenu à Butcher's Crossing, minable ville du Kansas, il se lie d'amitié avec un chasseur qui sait où se trouve un des derniers troupeaux de bisons. Le paradis est au rendez-vous mais, tout à leur massacre du troupeau, les deux hommes se font piéger par l'hiver.
 
Mon commentaire :
 
C'est un assez curieux hasard qui m'a fait découvrir ce livre. Je venais de recevoir mon Kindle en cadeau et je cherchais un livre pour l'inaugurer. Je venais de lire une tonne de critiques de livres de blog et je vérifiais si chaque titre que j'avais noté s'y trouvait. Butcher's Crossing est tout simplement le premier des titres notés qui se trouvait sur l'Amazon Store. Je ne me souvenais même plus pourquoi j'avais noté le titre.
 
C'est ainsi que j'ai découvert, sans trop le savoir, un des grands classiques américains du genre western. J'ai toujours pensé aux westerns comme aux clichés de Lucky Luke où deux cowboys s'affrontent dans un duel suite auquel le gagnant souffle sur la fumée émise par son pistolet. J'ai donc eu l'agréable surprise de découvrir un récit rempli de rebondissements, de grands espaces, et surtout, de moments crève cœur.
 
Quelle histoire, en effet ! Chaque fois que je croyais que ça ne pourrait pas aller plus mal, quelque chose de nouveau arrivait aux chasseurs de bisons pour leur rendre la vie encore plus difficile. J'ai lu, désespérée et enragée, le récit de la barbarie de la chasse aux bisons, de l'extinction de l'un des derniers troupeaux qui plus est. C'était parfois si insoutenable que j'avais envie de lancer le Kindle au bout de mes doigts pour ne plus jamais m'en servir. Mon coeur a battu la chamade lorsque les personnages ont découvert, excités, cet immense troupeau de bisons au beau milieu d'une vallée cachée dans les montagnes du Colorado. J'ai imaginé avec plaisir le décor sauvage, les chevaux, le campement, la nourriture répétitive et j'ai presque ressenti la soif et le froid. Quel moment de lecture !
 
Moi qui m'attendais presque à m'ennuyer, je suis passée par presque toutes les émotions excepté l'ennui. J'ai adoré ma lecture mais détesté l'auteur à de nombreuses reprises. J'imagine que c'est ce que l'on appelle un chef d'oeuvre.
 
Vous l'aurez compris, c'est une lecture que je recommande sans aucun bémol !