mercredi 30 novembre 2016

Bilan novembre 2016

Voilà bien longtemps que je n'avais pas eu un si bon mois de lecture... Je suis allée vérifier, je n'avais pas dépassé les 1500 pages depuis décembre 2015... J'en suis donc très heureuse, même si j'ai surtout lu de la littérature jeunesse.

Au mois de novembre, j'ai donc lu :

1524 pages
13 livres
4 livres pour adultes, 9 livres jeunesse
12 fictions, 1 non fiction

Les romans pour adulte :

Amours en marge-Yoko Ogawa
La maison de Jane- Robert Kimmel Smith
La dame qui avait des chaînes aux chevilles

Le non-fiction :

Le goût du large- Nicolas Delesalle

Les romans jeunesse :

Les enfants de l'eau-Hélène Gagnier
Le père Noël travaille à mon école-Élaine Turgeon
Dent-Dure et Courtepatte au royaume de Toutécran- Yann Walcker
La dent de croco de Winnie- Laura Owen
Lisa et le Croquemot- James Benoit
Klovis et les monstres- Alain M. Bergeron
L'âne magique du petit chevalier- Alain M. Bergeron
Un ourson sur la banquise- Yves-Marie Clément Morgan

Le livre de contes et légendes :

Jack le bossu-Daniel Projean

Jack le bossu

Sous-titre : Porteur de paroles des Îles-de-la-Madeleine
Autoédition, 2014
50 pages

Quatrième de couverture :

À la suite de la lecture de cette troisième édition de Jack le bossu de l'île d'Entrée, vous êtes tous et toutes invités à composer votre propre récit.

À la fin du volume vous trouverez quelques indications sur la structure d'un conte et à partir de ces informations, vous pourrez laisser votre imaginaire faire le reste. Ayez du plaisir à écrire, tout comme les élèves de Bassin aux Îles de la Madeleine ainsi que les élèves de Gray-la-Ville en France. De plus, l'Association des Griots Noirs du Togo se sont joints à eux pour vous raconter leurs histoires de Jack.
 
Mon commentaire :
 
Qui dit autoédition dit risques. J'ai pourtant été immédiatement intéressée par ce livre lorsque je l'ai vu bien en évidence sur les étagères de la bibliothèque municipale, et ce, pour deux raisons.
 
Premièrement, depuis que je suis adulte, je sais mieux apprécier les contes que lorsque j'étais petite, et j'ai une certaine curiosité à découvrir les croyances, les mythes et les contes particuliers à une région. Quand en plus la région en est une d'une partie du Québec qui m'attire depuis toujours, et bien, je n'hésite pas et j'emprunte le livre en question.
 
Deuxièmement, la rare mention de Togo dans le titre m'a presque fait sursauter. J'y suis allée en 2011, et j'ai depuis un coin de mon cœur qui y est resté. Pour moi le mot Togo est synonyme d'intérêt à tout coup. En plus, l'illustration de la femme africaine sur la couverture me rappelle le papier à lettres peint par des artistes handicapés que j'ai acheté lors de mon voyage.
 
J'étais donc conquise d'avance. Or, si le conte de Jack le Bossu est intéressant en soi, il compose bien peu de pages du livre. En fait, la majorité du livre est consacrée à l'édition de contes écrits par des enfants de France et du Togo à partir du conte original des Îles de la Madeleine. Je leur ai porté un intérêt d'enseignante, mais je ne crois pas qu'ils puissent rejoindre la population générale, ni l'ensemble des jeunes.
 
Le concept est tout de même intéressant pédagogiquement parlant, puisqu'à la fin du livre, plusieurs pages sont laissées vides afin que les enfants qui le lisent puissent composer leur propre conte à partir des explications sur la structure d'un conte qui sont donnés après les récits des enfants.
 
Malheureusement, j'ai trouvé beaucoup trop de coquilles et de fautes de grammaire pour que j'aie envie de le présenter à mes élèves. Je sais très bien qu'ils ne s'en rendraient probablement jamais compte, mais que voulez-vous ? J'ai un problème éthique avec cela.
 
Je trouve donc dommage que ce livre ne soit pas passé entre les mains d'un éditeur qui l'aurait peaufiné. Tant pis !

Le goût du large

Éditions : Préludes, 2015
311 pages

Quatrième de couverture : 

"Le temps : tout était là, dans ces cinq lettres, cette simple syllabe. J'allais soudain en être riche, ne plus courir après, le nez rivé sur l'ordinateur, le téléphone. Pendant neuf jours, j'allais devenir un milliardaire du temps, plonger mes mains dans des coffres bourrés de secondes, me parer de bijoux ciselés dans des minutes pures, vierges de tout objectif, de toute attente, de toute angoisse. J'allais me gaver d'heures vides, creuses, la grande bouffe, la vacance, entre ciel et mer."

De l'inaccessible Tombouctou à la mélancolique Tallinn, entre une partie d'échecs fatale quelque part dans un hôtel russe et un barbecue incongru à Kaboul, des clameurs de la place Tahrir au fond d'un trou, dans l'Aveyron... C'est le roman d'une vie et de notre monde que raconte Nicolas Delesalle, le temps d'une croisière en cargo.

Après le formidable succès d'Un parfum d'herbe coupée - finaliste du prix Relay des voyageurs 2015 -, Le Goût du large embarque le lecteur pour un voyage passionnant, plein d'humour et d'esprit, de couleurs et de saveurs, et réveille notre irrésistible envie d'ailleurs.

Mon commentaire :
 
Je m'attendais à un livre racontant un type de voyage que je rêve de faire depuis longtemps. Tout larguer pendant six mois et partir sur un cargo faire le tour du monde et visiter des villes portuaires toutes plus exotiques les unes que les autres. Ce n'est malheureusement pas ce dont il s'agit. L'auteur est plutôt monté à bord d'un cargo voyageant entre la Belgique et la Turquie pendant un total de neuf jours, sans même faire d'arrêts le long de la Méditerranée. Déception, donc.
 
Déception vite ravalée lorsque j'ai compris qu'on allait quand même me bombarder de toutes sortes de souvenirs de voyages. Souvenirs fugaces, mais ô combien puissants ! Le principe du livre est le suivant. Au fur et à la mesure que son voyage à bord du cargo avance, l'auteur, un journaliste ayant beaucoup voyagé, ouvre les tiroirs de sa mémoire comme si c'étaient des conteneurs pour nous présenter ses souvenirs de voyages. Des souvenirs tant heureux que tragiques.
 
J'ai particulièrement aimé ses souvenirs d'Afrique, pour laquelle Delesalle semble porter une affection particulière. J'ai eu l'impression de m'y retrouver avec lui, car mes propres souvenirs se juxtaposaient aux siens.
 
Nicolas Delesalle ne nous parle donc pas de voyages à la Club Med, mais de voyages de journalisme, souvent dans des pays en guerre. La vision du monde de l'auteur en est par le fait même fort intéressante, et sa plume est très imagée. J'ai donc passé de très beaux moments en sa compagnie que j'espère voir renouvelés dans le futur.
 
Une chose est certaine, c'est que le virus du voyage ne m'a pas laissée en paix bien longtemps !

Un ourson sur la banquise

Âge : à partir de 6 ans
Éditions : Rageot éditeur, 2005
Collection : arc-en-ciel cascade
44 pages

Quatrième de couverture :

Nanok le petit ours blanc fait peur aux animaux de la banquise. Comment devenir leur ami ?

Mon commentaire :
 
C'est l'histoire d'un bébé ours polaire qui doit apprendre à tuer le phoque, mais qui préférerait s'en faire un ami... Un jour, il décide d'aller explorer le monde. Mais il commence vite à avoir froid et ne trouve personne pour l'aider parce que tous les autres animaux et même les humains en ont peur... Finalement, il s'agit d'une histoire d'amitié et d'entraide. Mais comme enfant, il m'aurait beaucoup questionnée. Je comprends que l'ours ne veuille pas tuer le phoque, mais vu que c'est sa source d'alimentation première, comment fera t-il pour survivre ? Cela m'a dérangée sans doute plus que cela ne l'aurait dû. J'ai l'impression qu'on conte des mensonges aux enfants alors qu'en fait, il n'est pas question de gentillesse, mais de survie... Suis-je trop «by the book ? ». Je ne doute pourtant pas que certains enfants me poseraient la question : « pourquoi il meurt pas de faim, d'abord ? ».
Bref, je suis mitigée. D'autant plus que les dessins du petit Inuit est très stéréotypé. Ne manquait plus qu'on l'appelle Esquimau et qu'ils aillent se réchauffer dans son igloo. Bref. Petite déception pour moi, même si la morale demeure intéressante.

L'âne magique du petit chevalier

À partir de 6 ans
Illustrations : Fil et Julie
Éditions : FouLire, 2009
Collection : Le Chat-ô en Folie
45 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Pépé est petit. Il est orphelin. Il sent le crottin... Ce garçon d'écurie passera-t-il sa vie au service de Messire de la Bourrique? Peut-être pas, car il a un rêve : devenir chevalier. Or, au Royaume d'En-Bas, tout, tout, tout est possible. Surtout quand on a comme compagnon un âne magique!
 
Mon commentaire :      
 
J'ai bien aimé ce petit roman. Il est très attrayant, au goût du jour, et il peut plaire aux garçons comme aux filles. Il a un petit coté magique accrocheur et un héros auquel il est facile de s'attacher. 
Seul pépin : il n'est pas très original et donc facilement oublié.

dimanche 27 novembre 2016

Klovis et les monstres

Âge : dès 7 ans
Illustrations : Fil et Julie
Éditions : Fou Lire, 2016
Collection : Mini-Ketto
46 pages

Quatrième de couverture :

Klovis est un garçon comme les autres. Mais quand il y a un danger à l’horizon, ou même dans sa maison, il se transforme. Il enfile son costume, sa cape et son casque, et il devient… Super Klovis! Ce superhéros en herbe doit affronter des créatures qui veulent s’en prendre à sa petite sœur, l’espiègle Zazoue… Les monstres n’ont qu’à bien se tenir!

Mon commentaire :

Étant toujours à la recherche de la collection idéale pour on projet de tutorat en lecture en troisième année, j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque, sans aucune attentes particulières. Il semblait tout simplement correspondre à première vue à mes critères : pas trop long, mais un défi accessible, un look attrayant, un thème apprécié par les garçons.

J'ai bien aimé cette histoire où un jeune garçon se prend pour un super-héros combattant des ennemis semi-imaginaires. J'ai aussi bien aimé le caractère espiègle de la petite sœur de Klovis. Mais je n'ai pas retrouvé la structure du récit classique qui aurait été idéal pour travailler les prédictions. Je dois donc l'éliminer de ma liste de candidats potentiels. C'est tout de même un beau petit livre à présenter aux garçons plein d'imagination !


Klovis et les monstres

Âge : dès 7 ans
Illustrations : Fil et Julie
Éditions : Fou Lire, 2016
Collection : Mini-Ketto
46 pages

Quatrième de couverture :

Klovis est un garçon comme les autres. Mais quand il y a un danger à l’horizon, ou même dans sa maison, il se transforme. Il enfile son costume, sa cape et son casque, et il devient… Super Klovis! Ce superhéros en herbe doit affronter des créatures qui veulent s’en prendre à sa petite sœur, l’espiègle Zazoue… Les monstres n’ont qu’à bien se tenir!

Mon commentaire :

Étant toujours à la recherche de la collection idéale pour on projet de tutorat en lecture en troisième année, j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque, sans aucune attentes particulières. Il semblait tout simplement correspondre à première vue à mes critères : pas trop long, mais un défi accessible, un look attrayant, un thème apprécié par les garçons.

J'ai bien aimé cette histoire où un jeune garçon se prend pour un super-héros combattant des ennemis semi-imaginaires. J'ai aussi bien aimé le caractère espiègle de la petite sœur de Klovis. Mais je n'ai pas retrouvé la structure du récit classique qui aurait été idéal pour travailler les prédiction. Je dois donc l'éliminer de ma liste de candidats potentiels. C'est tout de même un beau petit livre à présenter aux garçons plein d'imagination !


Lisa et le Croquemot

Âge : à partir de 6 ans
Illustrations : Gérald Guerlais
Éditions : Auzou romans
Collection : Premiers pas

Quatrième de couverture :

Lisa aime lire des histoires avant d'aller se coucher et les choisit toujours avec beaucoup de soin. Mais ce soir, un Croquemot surgit du livre ! Ni une, ni deux, le monstre se met à dévorer les phrases de tous les livres de la bibliothèque...

Mon commentaire :

Si tous les livres de cette collection et de cette maison d'édition sont tous aussi bien faits que les deux que j'ai lus, il s'agit définitivement d'une collection gagnante à avoir à la maison ! Les illustrations sont très jolies et colorées, les pages sont solides, l'écriture est belle et lisible, et les histoires présentent de beaux défis aux enfants sans être trop difficiles.
 
Ce roman-ci en particulier est très bon pour travailler l'imagerie mentale, l'inférence et le vocabulaire. C'est aussi un roman ludique, particulièrement pour les enfants qui adorent déjà la lecture. Lisa, la jeune héroïne du livre, est adorable. Quant à la fin, elle est surprenante et tout à fait adorable !
 
Une bonne pioche, donc !

La dent de croco de Winnie


Titre original : Winnie and the Toof Fairy
Illustrations : Korky Paul
Éditions : Héritage jeunesse, 2012
46 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Winnie la sorcière a perdu une dent en grignotant. Son chat Willy accepte d'écrire à la fée des dents. Winnie verra-t-elle son souhait exaucé ?
 
Mon commentaire :
 
Ce livre m'a été prêté par une enseignante de mon école quand je lui ai dit être à la recherche d'une collection de livres pour partir une lecture par tutorat avec les élèves de troisième année de mon école. Elle en avait trouvé plusieurs livres de cette collection à très bas prix sur Internet et voyait qu'ils étaient populaires auprès de la majorité des élèves de sa classe. Elle m'en a donc prêté un exemplaire pour que je me fasse une idée.
 
J'ai bien aimé, mais malheureusement, pas plus que cela. Je n'ai pas trouvé que l'histoire était assez développée pour travailler les prédictions comme je le voulais.
 
Toutefois, ce tome-ci en particulier est très bon pour sensibiliser les jeunes à l'inférence, puisque la sorcière se met à parler drôlement lorsqu'elle perd sa dent. Des sons changent et les enfants sont forcés d'utiliser le sens du texte pour deviner les mots qui sont écrits.
 
Ce livre est donc pour moi ni particulièrement bon, ni particulièrement mauvais. Ce qui est certain, c'est que sa longueur et la grosseur des caractères ont tout pour encourager les lecteurs en difficulté. Je pense que j'en lirai donc d'autres pour me faire une meilleure idée.
 
Avez-vous des suggestions de collection à me faire pour travailler les prédictions en troisième année ?
 

Dent-Dure et Courtepatte au royaume de Toutécran

Âge : à partir de 6 ans
Éditions : Auzou romans
Collection : Premiers pas
29 pages

Quatrième de couverture :

Une panne d'électricité au royaume de Toutécran, et c'est la catastrophe! Le prince Jean-Clavier et la princesse Marie Tablette ne peuvent se passer d'internet ni de leurs ordinateurs... Qui compte bien en profiter pour prendre les commandes ? Les affreux pirates Dent-Dure et Courtepatte, naturellement !
 
Mon commentaire :         
 
Voici un court roman pour les lecteurs débutants que j'ai beaucoup aimé ! Je crois qu'il saura également rejoindre de nombreux enfants, particulièrement les garçons, car c'est un roman sur les pirates humoristique.
 
Aux yeux des adultes, ce livre possède également une morale intéressante pour ceux qui ont des enfants ayant du mal à lâcher tablettes et ordinateurs ! Effectivement, nos personnages du royaume de Toutécran où tout fonctionne à l'aide d'ordinateurs (jusqu'aux œufs cuits qui sortent de poules électroniques...) sont bien mal pris lorsqu'une panne d'électricité atteint leur super-méga-ordinateur central ! Ils sont donc forcés d'aller découvrir un autre monde loin de tout ce qui est contrôlé par des ordinateurs. Bien sûr, une fois qu'ils ont goûté aux beautés de la nature, pas question de retourner en arrière !

Le père Noël travaille à mon école

Âge : à partir de 7 ans
Éditions : Québec Amérique jeunesse, 2006
Mon édition : 2008
Collection: Bilbo
 
Quatrième de couverture :
 
«Tenez-vous bien : le père Noël travaille à mon école. Oui, oui, vous avez bien lu. LE père Noël, le vrai, l'authentique, le seul et l'unique père Noël, directement émigré du Pôle Nord. Dans MON école. Bon d'accord, il a troqué son habit rouge pour quelque chose de plus sobre, mais c'est bien lui. Je vous le jure! Vous ne me croyez pas ? Je le savais...»
 
Philippe a le soupçon facile et il lui suffit d'un seul indice pour démarrer une enquête. Mais comment ne pas être troublé par un concierge bizarre qui a toutes les apparences du vrai père Noël ?
 
Mon commentaire :
 
Voici le livre jeunesse idéal pour travailler les prédictions avec les jeunes de troisième année en cette période de l'année. Il présente un petit garçon débordant d'imagination qui enquête sur la présence d'un concierge remplaçant à l'école qui selon toutes les apparences, est en réalité le père Noël. L'histoire est remplie d'humour et de jeux de mots qui feront rire les petits. Et puis, chaque titre de chapitre laisse planer le suspense et est le moment idéal pour faire dire aux jeunes ce qu'ils pensent qu'il va se passer par la suite.
 
Je le teste demain matin avec un groupe de troisième année. J'ai hâte !

Amours en marge

Titre original : Yohaku  no ai
Éditions : Actes Sud, 2005
Paru en : 1991
190 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Une jeune femme se réveille un matin dans un étrange silence. En l'espace d'une nuit, elle a perdu l'usage de ses oreilles, s'est égarée dans l'immensité d'un bruit blanc, d'une sonorité jusqu'alors imperceptible : le bruissement de ses souvenirs. À la clinique, elle est soignée, surveillée, observée mais sa maladie évolue : elle perçoit maintenant le moindre chuchotement comme un hurlement, le moindre choc comme un cataclysme.
 
Pour un magazine de santé, la jeune femme va devoir décrire ses symptômes en présence d'un sténographe, essayer de trouver les mots justes pour exprimer ce qu'elle ressent. Les doigts de cet homme glissent sur le papier, avec une incroyable virtuosité ils transcrivent son récit. Fascinée, elle cherche à le revoir, elle pressent le pouvoir de ce garçon sa capacité à relever les traces enfouies dans le passé, à libérer la voix de sa mémoire...
 
Amours en marge, premier roman "long" de Yoko Ogawa, est paru au Japon en 1991. Depuis, la romancière japonaise s'est aventurée de plus en plus loin dans la "forêt des mots" pour explorer les territoires de la mémoire, et tenter d'appréhender l'indicible.
 
Mon commentaire :
 
Comme à toutes les rares fois que j'ai ouvert un roman japonais ou chinois, ce n'est pas l'histoire qui m'a séduit dans Amours en marge, mais la musicalité du texte. Autant les oreilles de la narratrice manquaient de synchronisme et de paix, autant le texte dégageait une musique douce et apaisante. Ca semble peut-être complètement fou de dire qu'un roman chante ou qu'il fait de la musique douce, c'est pourtant l'impression dominante que j'ai eue tout au long de ma lecture.
 
Il est donc inutile de raconter l'histoire, puisqu'elle ne représente pas l'essentiel du roman. Faites confiance et lisez le si vous aimez les mots et la musique. Enchantement garanti ! Chapeau à la traductrice qui a su si bien transcrire ces impressions dans une autre langue. Quel beau travail !

lundi 21 novembre 2016

La dame qui avait des chaînes aux chevilles

Éditions : Stanké, 1981
153 pages

Quatrième de couverture :

"Le printemps est une grande mise au monde, Virginie ; le cœur de la vie recommence à battre. C'est la vie qu'il faut choisir. Le silence, c'est pas la vie. Un nid, dans un arbre, où y a du silence, c'est pas un nid où y a de la vie. Si y a du silence dans la rivière, c'est qu'elle est figée dans la glace. Virginie, laisse pas ton cœur dans la glace (...) dis un seul mot, et cette tristesse va fondre comme la neige en avril..."

Mon commentaire :         

Un roman qui parle de la colonisation de la Nouvelle-France, de défrichage et de survie dans les bois, ça avait tout pour me plaire. Un roman qui raconte le deuil d'un enfant perdu, cela m'intéresse généralement aussi. Le drame derrière la perte de cet enfant est encore plus intéressant. En fait, ce roman, malgré son aspect peu avenant, avait beaucoup d'éléments pour me plaire. Mais voilà. La magie n'a pas opéré.
 
Je crois que c'est en grande partie la narration qui m'a découragée. Des monologues intérieurs sans fin, pleins de répétitions s'enchaînent sans répit, alors que le lecteur manque d'éléments concrets pour comprendre. Le lecteur se doute que le casse-tête se reconstituera morceau par morceau, mais les morceaux s'ajoutent trop lentement, ou alors ce ne sont pas les morceaux que l'on cherchait.
 
Bref, pour certains, c'est une recette qui marche. Mais pour moi, la frustration du casse-tête était trop grande. J'ai eu envie d'abandonner à plusieurs reprise. Heureusement que ce roman n'est pas trop long en terme de nombre de pages. Néanmoins, si vous vous y attaquez, ne vous attendez pas à du tout cuit dans le bec. Il faut travailler, pour assembler le casse-tête !
 
Pour résumé, une très belle idée de fond, mais une forme qui ne me convenait tout simplement pas.

samedi 12 novembre 2016

La maison de Jane


Titre original : Jane's House
Éditeur : France Loisir, 1982
345 pages
 
Résumé de l'éditeur :
 
Jane, Paul et leurs enfants, Barbara, seize ans et Bobby, dix ans, forment une famille comme les autres jusqu'au jour où tout s'écroule. Le jour de la mort de Jane. Une épouse tendrement aimée, une mère adorée.
Paul se retrouve seul. Rien ne l'a préparé à assumer, à la fois, le rôle de père et de mère. Avec une maladresse pathétique, il essaie de se battre pour que la famille reste unie, soudée dans le chagrin et le souvenir.
Quand, plus tard, Paul rencontre Elisabeth, il sait qu'une seconde chance de bonheur s'offre à lui. À lui et à ses enfants. Car il veut que Barbara et Bobby retrouvent un vrai foyer. Paul épouse Elisabeth et désormais Elisabeth va habiter dans leur maison, dans « La maison de Jane ».
Mais pour Barbara et Bobby, c'est l'étrangère, l'intruse, l'ennemie.… Chaque lectrice, chaque lecteur lira les larmes aux yeux ce livre bouleversant.
 
Mon commentaire :
 
De tous les livres qui ont passé une éternité dans les étagères de ma bibliothèque, celui-ci bat tous les records, puisqu'il y était même avant ma naissance ! En fait, il appartenait à ma mère, qui l'a gardé pour que je le lise plus tard. Mais que voulez-vous ? Il n'était pas attrayant pour moi, alors je choisissais toujours un autre livre.
 
Je suis bien heureuse d'avoir attendu si longtemps avant de le lire, car je ne crois pas que plus jeune, j'aurais pu apprécier cette histoire de deuil et de famille. Malgré qu'elle soit très prévisible, j'ai été touchée par ces personnages meurtris qui s'aiment mais qui ne cessent de se faire mal de façon non intentionnelle. 
 
Même si le résumé laisse entendre que ce sont les enfants qui souffriront le plus, dans le livre, on connaît plus les sentiments de Liz, la nouvelle épouse de Paul, qui peine à faire sa place dans la maison de l'épouse précédente qui, aux yeux de tous, était l'épouse et la mère parfaite.
 
J'ai trouvé que les sentiments des personnages étaient parfaitement décrits, il n'était pas difficile de se mettre dans la peau d'aucun d'entre eux, ce qui faisait en sorte que finalement, je ne pouvais «prendre» pour aucun des personnages.
 
Ce roman est en somme, un bel hymne à la vie et à la famille.

samedi 5 novembre 2016

Les enfants de l'eau

Éditions : Pierre Tisseyre, 1991
Collection : Papillon
150 pages

Quatrième de couverture :

Des bruits étranges, venus du logement voisin, poussent Philippe à aller voir ce qui s'y passe. Il se retrouve alors devant deux enfants si différents de lui qu'il en perd tous ses mots ! Aussi surpris que lui, les deux enfants hésitent, puis décident de se confier à lui. C'est ainsi que Philippe apprend avec stupeur que la survie de ces enfants, ainsi que celle de tout leur peuple, est menacée. Fasciné par le courage de ses nouveaux amis, le jeune garçon accepte de leur venir en aide, sans se douter que cela l'entraînera si loin...

Mon commentaire :         

Tout comme pour Le secret de François, j'ai trouvé ce livre d'Hélène Gagnier dans la pile de livres élagués de mon école. Suite à la belle redécouverte de cette auteure que j'adorais pendant mon enfance, je me suis empressée d'ouvrir cet autre titre.
 
Honnêtement, j'ai beaucoup moins aimé que Le secret de François. Difficile de dire pourquoi, cependant. Les mêmes éléments que j'ai aimés dans l'autre (la petite touche de fantastique, la belle morale pour les enfants) sont présents, et pourtant je n'ai pas été touchée par l'histoire de ces enfants d'un autre monde.
 
J'aimerais bien me rappeler si je l'ai lu quand j'étais jeune, et surtout, me rappeler si je l'avais aimé ! Mais aucun souvenir de lecture cette fois-ci...

Bilans de septembre et octobre 2016

Au mois de septembre, j'ai lu :

1 livre
1 fiction
560 pages


Le seigneur des anneaux, tome 3 : le retour du roi - J.R.R. Tolkien


Au mois d'octobre, j'ai finalement repris un certain rythme de lecture ! :)

4 livres
3 fictions, 1 non fiction
1 livre jeunesse
1 biographie
998 pages

Les larmes d'or- Laurie Mac Bain
Raël Journal d'une infiltrée - Brigitte McCann
Le secret de François- Hélène Gagnier
L'île sanglante- Peter Benchley

Et j'ai par le fait même retiré 4 antiquités de ma PAL ! Oh joie !

L'île sanglante

Titre original : The Island
Éditions : Belfond, ,1979
253 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Comment expliquer le naufrage de plus de 600 bateaux au large de l'île de Navidad dans l'archipel des Bahamas ? Comment 2000 personnes ont-elles pu disparaître sans laisser de trace ? Comment se fait-il qu'aucune commission d'enquête officielle n'ait été nommée pour résoudre cette énigme ? L'effroyable sortilège du Triangle des Bermudes suffit-il à tout expliquer ? Blair Maynard, un journaliste de New York, obsédé par ces naufrages et ces disparitions, décide de découvrir la vérité à ses risques et périls.
 
Ainsi commence le nouveau roman de Peter Benchley, le célèbre auteur de Les Dents de la mer...
 
Mais le cauchemar dans lequel Blair Maynard va être plongé dépassera en horreur tout ce qu'il avait pu imaginer; Navidad, îlot sinistre du Triangle des Bermudes après avoir livré son secret, restera dans la mémoire des hommes comme le haut lieu de la terreur et de la mort, «l'île sanglante».
 
Mon commentaire :
 
Sans savoir que ce livre avait été adapté au cinéma il y a plusieurs années et sans savoir que son auteur avait aussi écrit Les dents de la mer (sans quoi je l'aurais sans doute pas acheté), je me suis procuré ce livre dans une librairie de livres usagés. La seule mention du mot Bahamas sur la quatrième de couverture m'a convaincu de l'acheter pour la modique somme de 4$. À l'époque où je l'ai trouvé (en 2007, c'est dire... ) je revenais tout juste de mon premier voyage hors du Canada. Le voyage en question avait bien sûr été dans les Bahamas... Je cherchais donc toutes les occasions possibles et imaginables de me replonger dans l'atmosphère bahamienne que j'avais beaucoup appréciée. Et puis, bien, comme pour la majorité des livres que j'achète, le roman s'est retrouvé minuscule parmi une pile gigantesque de livres à lire et a été oublié pendant des années.
 
Jusqu'à maintenant. J'ai depuis beaucoup voyagé, mais je dois admettre que les Bahamas ont une place spéciale dans mon cœur. Ça demeure mon premier voyage et en plus, j'y suis retournée l'hiver dernier.
 
Tout ce long aparté pour dire que finalement, il n'est pas tant question des Bahamas dans ce livre... C'est un roman qui a plutôt mal vieilli, dans le sens qu'il est peu crédible de nos jours. Ça fait penser à un bon vieux film d'horreur, avec toutes les grosses ficelles que ça implique... Mais on aime, malgré tout.
 
Je dois avouer que j'ai lu ce roman d'une traite, même si ça manquait parfois franchement de crédibilité. La fin est aussi un peu grosse, j'aurais aimé que certains éléments soient développés davantage. Il n'en demeure pas moins que j'ai passé un bon moment en compagnie de L'île sanglante. Peut-être même que je me risquerai à lire les Dents de la mer un de ces jours...

vendredi 28 octobre 2016

Le secret de François

Éditions : Pierre Tisseyre, 1990
Collection : Papillon
87 pages

Quatrième de couverture :

Qui frappe à la porte de François en cette nuit de tempête ? Le vieil homme solitaire hésite. Répondra-t-il ? Ce qu'il ne sait pas c'est qu'en prenant la décision d'ouvrir la porte de sa demeure, François ouvre en même temps la porte de son coeur fermée depuis longtemps.
 
Mon commentaire :
 
Lorsque j'ai vu ce roman dans la section des livres élagués de la bibliothèque de mon école, je n'ai pas pu faire autrement que de le saisir à toute vitesse, même si je m'étais promis que j'allais arrêter de prendre tous les vieux livres auxquels je n'arrive pas à donner de deuxième vie parce que les livres jeunesse d'aujourd'hui sont tellement plus attrayants. De vieux romans, de la même police de caractères plate, sans expressions complètement sautées et avec en plus seulement quelques rares illustrations en noir et blanc, ça n'a rien pour plaire aux enfants d'aujourd'hui. Mais, Hélène Gagnier, c'était une de mes auteures favorites quand j'étais petite. Et la collection Papillon, c'était ma favorite avec La courte échelle. Même si ce roman détonne dans les étagères de ma bibliothèque, je m'en fous.
 
Je l'ai donc lu (sans doute relu, mais je dois avouer que je ne m'en rappelais pas du tout) avec un à priori positif, et surtout, l'intention de me replonger dans ma jeunesse. Et je dois avouer que l'expérience est plutôt réussie.
 
J'ai beaucoup aimé cette histoire d'un vieux loup solitaire qui, un soir de tempête, ouvre la porte à un enfant d'un autre monde. Cet enfant a besoin qu'on lui enseigne un mot important, LE mot le plus important, afin de pouvoir retourner dans son monde. Le pauvre vieux, qui a toujours vécu seul, hésite. Amour ? Compassion ? Il n'est pas la bonne personne pour remplir cette mission. Le vieil homme boude et grogne, mais il n'a pas le choix. Le délai d'une nuit expire et François hésite encore...
 
Bien entendu, l'homme finira par trouver le bon mot et en aura retiré de belles grandes leçons. Je ne le dirai pas ici, quel est ce mot, car tout le mystère et l'intérêt du roman y réside. J'ai vraiment beaucoup aimé, et j'ai même eu une petite larme à l'œil. Je crois que je le garderai, malgré son apparence, afin de le lire à voix haute un jour à un groupe d'élève. Je pense qu'ils pourraient être surpris... Ce n'est pas parce qu'un livre est laid qu'il est «poche» !

Raël Journal d'une infiltrée

Stanké, 2004
346 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Peu après l'annonce de la naissance du premier bébé cloné, le 27 décembre 2002, Le journal de Montréal confie à l'une de ses journalistes la mission d'infiltrer le mouvement raëlien, l'un des groupes religieux les plus controversés du moment. C'est ainsi que Brigitte McCann est lancée sans avertissement dans une enquête exemplaire qui lui fait découvrir les dessous du mouvement de Claude Vorilhon, alias Raël. Lentement mais sûrement, de rendez-vous en rencontres, de voyage en stage, elle fait la connaissance de raëliens, de guides, de figures marquantes de l'organisation - jusqu'à être baptisée par le gourou lui-même. Elle comptera même parmi les quelques candidates retenues par Brigitte Boisselier en vue du prochain coup médiatique projeté par Clonaid.
 
Après plus de neuf mois d'enquête, Le journal de Montréal publie dans ses pages, à compter du 7 octobre 2003 et durant six jours, les découvertes de Brigitte McCann. Diffusé aussi bien au Québec qu'au Canada anglais et aux États-Unis par les quotidiens de Sun Media, son reportage la propulse, du jour au lendemain, au rang de journaliste-vedette et elle multiplie les entrevues partout en Amérique du Nord auprès des plus grands médias.
 
Raël - Journal d'une infiltrée propose d'aller plus loin que le reportage en présentant le récit, au jour le jour, de neuf mois de recherches et en décrivant les retombées de l'enquête journalistique de l'année 2003. Voici le reportage que tous attendaient sur le mouvement raëlien vu de l'intérieur : la confirmation irréfutable et définitive de l'imposture d'un faux prophète et du canular de Clonaid. Ce document étonnant sur les pratiques des leaders du mouvement et de son chef suprême comprend des photographies exclusives percutantes de Raël et de ses disciples comme on ne les a jamais vus, prises par la reporter photographe Chantal Poirier, partenaire de Brigitte McCann dans cette aventure fascinante.
 
Mon commentaire :
Trouvé usagé dans une friperie six ans après les événements dont il est question dans ce livre, le mouvement de la secte de Raël n'était déjà qu'un vague souvenir pour moi lors de l'achat. Et j'ai attendu sept ans avant de le lire. Donc, c'est treize ans après que Raël ait annoncé la naissance du premier bébé cloné (un canular, en passant...) que je prends enfin connaissance de ce en quoi consiste (consistait ?) cette secte.
 
Ouf... Qu'en dire. C'est toujours aussi ahurissant de découvrir ce que les gens sont prêts à croire, mais aussi à faire pour démontrer leur foi. Je suis passée de surprise en surprise à la lecture de ce livre écrit par une journaliste s'étant infiltrée dans le mouvement pendant neuf mois. Comment a-t-elle tenu le coup, je me le demande.
 
Les discours affreusement décousus et incohérents de Raël, ses terribles moyens pour extorquer l'argent de ses «disciples», les séances de méditation sensuelles, les épisodes de masturbation collective, et j'en passe... On se demande bien quels sont les liens entre la croyance que des extraterrestres arriveront sur la Terre en 2035, le clonage humain et tout ce que je viens de nommer...
 
Suite à cette lecture, on ne peut que se demander ce qu'il advient de ce mouvement. Sur Wikipédia, plus aucune trace dans sa biographie depuis 2003...
 
En tout cas, malgré toute l'horreur ressentie à la lecture de ce livre, je ne peux le nier : j'ai été complètement fascinée. Si vous aussi aimez ce genre de livres morbides, je vous le recommande vivement ! Et chapeau à Brigitte McCann et à Chantal Poirier d'avoir tenu le coup si longtemps !

samedi 22 octobre 2016

Les larmes d'or

Titre original : Tears of Gold
Éditions : France Loisirs, 1982
Paru en anglais : 1980
312 pages

Quatrième de couverture :
 
Parce qu'elle s'est cruellement moquée de son neveu qui a tenté de se tuer, le séduiant Nicholas de Chantale est déterminé à retrouver la trop belle Mara pour se venger. C'est en Amérique qu'il parviendra à la rejoindre et à l'entraîner dans sa somptueuse propriété de Louisiane. Mais entre ces deux êtres, unis par la haine, c'est l'amour, un impossible amour qui va naître...
 
Mon commentaire :
 
Eurk, quel affreux résumé de l'éditeur ! Si j'avais lu ce résumé dans une librairie, j'aurais fui à toutes jambes... Alors, comment ce livre est-il arrivé entre mes mains, vous direz-vous, et surtout, pourquoi l'ai-je lu ? Je l'ai lu parce qu'il se trouvait mystérieusement dans ma bibliothèque et que je me suis enfoncé dans la tête que j'allais y lire tout ce qui s'y trouve, en commençant le plus possible par les plus vieux livres ou encore par ceux qui m'intéressent le moins de prime abord... Pour moi (je sais que c'est ridicule), ne pas lire un livre, c'est un crime. En le lisant, je me sens moins coupable de le donner ou de m'en débarrasser par la suite. Et puis, ça laisse de la place pour des livres qui m'intéressent plus... Et puis, il m'arrive de faire de belles découvertes. Étrangement, celui-ci a réussi à m'accrocher malgré un scénario invraisemblable, de nombreuses coquilles et des personnages trop riches et trop beaux. Allez savoir...
 
Bref, ce roman raconte l'histoire de deux jeunes comédiens frères et sœurs qui sont orphelins et qui décident de tenter le tout pour le tout en se rendant à San Francisco lors de la Ruée vers l'or. Juste avant son départ, Mara brise le cœur d'un de ses nombreux prétendants qui tente de se suicider. Même s'il ne meurt pas finalement, l'oncle du jeune garçon jure de le venger d'une façon ou d'une autre (première ficelle horriblement grossière).
 
Cet oncle beaucoup trop impliqué se lance donc à la poursuite de cette catin qui a ensorcelé son neveu et arrive donc lui aussi à San Francisco. Or, Brendan, le frère de Mara, a perdu tout son argent au jeu sur le paquebot et a embarqué sa sœur dans une histoire invraisemblable pour regagner son argent. Celle-ci doit jouer le rôle de la nièce mi-espagnole, mi-anglaise du cowboy qui doit marier l'homme du ranch voisin pour unir les deux familles. Bref, une histoire à dormir debout (deuxième ficelle grossière).
 
Bien entendu, l'oncle séduisant arrive mystérieusement au ranch et tombe amoureux de la jeune fille, tout en se doutant bien qu'il s'agit en fait de la catin qu'il poursuit.. (troisième grosse ficelle)...
 
Bref, l'histoire se poursuit avec de nombreux retournements de situation, où, à tour de rôle, la-fille-aime-le-gars-mais-le-gars-la-déteste et le gars-aime-la-fille-mais-la-fille-la-déteste. Les deux sont affreusement stupides et ne se rendent pas compte qu'ils sont amoureux même s'ils couchent ensemble à de nombreuses reprises...
 
Tout cela pour dire que ce roman est le Harlequin type, sans n'en être un... Et pourtant, malgré ses immenses défauts, j'ai été accrochée et je l'ai lu en trois jours, après avoir été à sec pendant des mois côté lecture. Comme de quoi j'avais besoin d'une lecture «nulle» côté cassage de tête pour me remettre en mode j'ai envie de lire ! C'était donc le livre idéal pour moi, en ce moment. Et je dis cela sans aucune honte. On a tous parfois besoin d'une lecture fleur bleue...

Le Seigneur des anneaux, tome 3 : le retour du roi

Titre original : The Return of the King
Édition : Christian Bourgeois éditeur, 2002
Collection : Pocket
Première édition : 1966
569 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Avec "Le Retour du Roi" s'achèvent dans un fracas d'apocalypse les derniers combats de la guerre de l'Anneau.
Tandis que le continent se couvre de ténèbres, annonçant pour le peuple des Hobbits l'aube d'une ère nouvelle, Frodon poursuit son entreprise.
Alors qu'il n'a pu franchir la Porte Noire, il se demande comment atteindre le Mont du Destin. Peut-être est-il trop tard : le Seigneur des Ténèbres mobilise ses troupes.
Les Rohirrim n'ont plus le temps d'en finir avec le traître assiégé dans l'imprenable tour d'Orthanc ; ils doivent se rassembler pour faire face à l'ennemi.
Tentant une fois de plus sa chance, Frodon passe par le Haut Col, où il sera livré à l'abominable Arachné. Survivra-t-il à son dangereux périple à travers le Pays Noir ?
 
Mon commentaire :
 
Par la force des choses, ce blog est laissé complètement à l'abandon depuis presque deux mois. Je me doute que je n'ai presque plus de lecteurs, mais comme j'ai créé ce blogue d'abord et avant tout pour moi-même, histoire de me remémorer mes lectures, je le poursuis. Je n'ai presque plus de temps pour lire pour moi-même, et même si cela me désole, je n'ai pas trop le choix. Quand tes journées t'épuisent au point que tes yeux ferment au bout d'une page, il n'y a pas grand chose à faire que d'aller au lit ! Lire Le retour du roi m'a donc pris plus d'un mois, car, ne nous le cachons pas, c'est une histoire complexe et riche en détails de toutes sortes. C'est donc un livre particulièrement propice pour précipiter l'heure du dodo...
 
C'est tout de même, et de loin, mon tome préféré des trois. J'y ai trouvé moins de longueurs, plus d'action et de suspense, et aussi plus d'intérêt. Je me sentais finalement familière avec les personnages et avec leurs royaumes. Donc, plus de pertes de temps à essayer de me remémorer qui est qui. Mine de rien, cela fait une grosse différence au bout du compte.
 
Le récit de l'attaque de Sauron contre Minas Tirith m'a beaucoup impressionnée, tout comme le récit de Denethor succombant à la folie alors que son fils Faramir frôle la mort. Du côté du deuxième livre, j'ai beaucoup aimé le récit parsemé d'embûches de Frodon et Sam parcourant avec peine les derniers miles de leur mission dans le royaume de Mordor. De plus, comme je ne me souvenais plus du dénouement du film, j'ai été agréablement surprise de voir comment le récit en venait à sa péripétie finale.
 
J'ai par contre été affreusement déçue et frustrée de voir combien le récit se prolongeait inutilement à la fin pour raconter le voyage de retour de la communauté de l'Anneau et, plus particulièrement des Hobbits dans leur village. Plus d'une centaine de pages après la chute de Sauron, ce n'était pas encore fini ! Quels débordements inutiles ! J'étais frustrée et avais bien hâte d'avoir terminé.
 
Finalement, plus de trois ans après avoir commencé la lecture de cette trilogie, je termine la termine enfin avec, je dois l'avouer, soulagement. Je ne regrette aucunement de l'avoir lue, cette dernière étant bien entendu un classique de la littérature du genre, mais on ne peut pas dire que mon émotion dominante au cours de la lecture a été l'excitation ou même l'intérêt.

lundi 5 septembre 2016

Bilan août 2016

C'est avec plusieurs jours de retard que je vous présente mon bilan du mois d'août 2016. Encore un mois presque sans lecture, et cette fois-ci, par pour cause de voyage, mais bien parce que je suis déménagée et que j'étais dans le grand ménage tant chez mes parents, qu'a l'école ou encore dans mon nouvel appartement ! J'ai quand même réussi a terminer les deux livres que voici :

  • Lonely Planet Italie
  • Jacques le Fataliste et son maitre-Denis Diderot
Au total, cela représente :

2 livres
1 fiction, 1 non fiction
1253 pages

Sans dommage apparent

Titre original : Harm Done
Éditions : Calmann-Lévy 1999
Collection : Crime
422 pages

Quatrième de couverture :

À Kingsmarkham, des jeunes filles disparaissent mystérieusement puis réapparaissent quelques jours plus tard. Droguées, elles ne peuvent donner aucune indication précise sur leur détention. Dans cette atmosphère d'angoisse générale, un détenu condamné pour pédophilie est remis en liberté, ce qui ne fait qu'accroître l'inquiétude des habitants de Kingsmarkham.
Responsable de ces deux affaires, Wexford enquête dans la cité où s'est installé le pédophile et où habite l'une des jeunes filles enlevées. Très vite, les événements prennent un tour dramatique, et deux meurtres successifs sont commis...
 
Mon commentaire :
 
Voilà une autre antiquité de ma bibliothèque que je peux finalement enlever de ma pile à lire. J'en ai des tonnes, comme ça, qui traînent depuis que je suis en âge de lire des romans pour adultes. Celui-ci a été publié en 1999. À l'époque, je l'avais déniché dans une librairie vendant des livres usagés et il paraissait tout neuf  Et cette librairie n'existe plus depuis au moins 15 ans. C'est vous dire... Malgré le fait que j'ai lu plusieurs vieux livres pendant la dernière année, je doute sérieusement d'arriver un jour à être à jour dans mes lectures...
 
Mais passons à l'histoire, ou devrais-je dire, aux histoires. Car ce roman est plutôt une chronique des crimes qui se passent dans une petite ville de l'Angleterre. Ces affaires n'ont rien en commun, si ce n'est qu'elles ont assignées à l'inspecteur Wexford. Certaines affaires, comme celles qui tournent autour de la vie de Fay Devenish, femme battue d'un milieu favorisé, ou encore celles des filles qui disparaissent et réapparaissent mystérieusement trois jours plus tard, prennent plus de place que les autres. Même si elles ne sont pas liées, ces histoires forment un ensemble agréable et pas trop difficile à suivre.
 
Ce qui a été plus difficile pour moi, par contre, c'est de m'y retrouver parmi tous les personnages qui sont à mon avis trop nombreux. Je devais assez fréquemment retourner en arrière pour retrouver qui est qui, car ils avaient presque tous des noms très typiquement anglais. De plus, les prénoms étaient rarement utilisés, mais lorsqu'ils l'étaient, je ne les associais pas nécessairement aux noms plus généralement utilisés par l'auteure. Un désagrément qu'il vaut la peine de mentionner, mais qui n'a pas trop nui à mon plaisir de lecture dans l'ensemble.
 
Il est important de mentionner qu'avec ce roman, il ne faut pas s'attendre à avoir le cœur qui débat, ou à vouloir trouver les coupables à tout prix. Je ne crois pas que c'était l'effet recherché par l'auteure, non plus. Ce roman est plutôt une analyse sociologique/criminologique d'une petite ville de l'Angleterre. Des thèmes importants comme le cercle vicieux de la violence conjugale ou encore la réinsertion sociale de pédophiles sont abordés sans détours, et de façon réaliste, ce que j'ai beaucoup aimé. Donc, même si ce n'est pas un page-turner, c'est un roman assez intéressant à lire.
 
Malgré son âge, Sans dommage apparent n'est pas non plus un livre qui paraît dépassé. En dépit du fait que les technologies mentionnées dans le livre sont parfois désuètes, les problématiques sociales abordées sont toujours bien présentes, et ce, peu importe où dans le monde on se trouve.
 
Ce n'était pas mon premier Rendell, mais je crois bien que c'était mon premier Wexford. Un personnage bien ordinaire, dont la personnalité et la vie passent en arrière-plan, ce qui n'est pas un défaut à mon avis. Je retenterai sans doute l'expérience avec un ou plusieurs autres de ses romans.

jeudi 11 août 2016

Jacques le Fataliste et son maître

Mon édition : GF Flammarion, 1997
Paru pour la première fois : 1796
355 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Deux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel.
 
Mon commentaire :
 
Il y a de cela dix ans déjà, on m'a demandé d'acheter ce livre dans le cadre d'une lecture obligatoire au cégep. On m'avait alors seulement demandé de lire la partie racontant l'histoire de madame de la Pommeraye. Si je n'avais pas vraiment apprécié cette lecture, pour moi acheter un livre et ne pas le lire au complet est un crime... Je l'avais donc gardé en me disant que j'allais bien le lire au complet un jour.
 
Voilà ce jour venu. Je dois dire que même avec dix ans de plus, je n'ai pas su apprécier ce livre a sa juste valeur. Je lui ai trouvé des longueurs interminables et trop peu de fils conducteurs pour maintenir mon intérêt. Je sais très bien que c'était le but de Diderot de nous mener d'histoire en histoire et de les interrompre par le récit d'autres histoires, mais je ne peux pas dire que j'ai apprécié cette façon de fonctionner.
 
Cette façon qu'a le narrateur d'interrompre l'histoire pour juger les personnages et pour changer le sujet m'a aussi beaucoup agacée. Les récits d'histoire d'amour ont rarement retenu mon attention, et quand c'était le cas, Diderot s'amusait à ne pas les terminer, ou à y revenir alors que j'avais perdu tout intérêt.
 
Bref, beaucoup de frustrations pour moi à lire ce livre. Si je comprends avec ma tête que Diderot voulait justement s'amuser à balancer son lecteur partout et nulle part, et aussi qu'il se moquait du fatalisme de son personnage, on ne peut pas dire que mon cœur de lectrice ait apprécié. Désolée pour les amateurs. Meilleure chance la prochaine fois.

Lonely Planet Italie


Mon édition : Lonely Planet, 2014
6e édition
898 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Des sommets enneigés aux rivages méditerranéens, l'Italie égrène villes éblouissantes et bourgs perchés, musées captivants et trésors gastronomiques. Vous reprendrez bien un peu de Dolce vita ?
 
Mon commentaire :
 
Comme pour presque tous mes voyages, le Lonely Planet a été mon compagnon fidèle cette année. Comme je l'ai souvent dit, je suis totalement vendue à ces guides touristiques. Cette année, toutefois, j'ai vécu quelques petites frustrations que je n'ai habituellement pas.
 
D'abord, son poids. En version papier, il fait 898 pages. Autant dire une bible ! Comme ce n'est pas exactement un livre de poche, je n'ai pas pu le transporter dans mon sac à main lorsque je me déplaçais d'une ville à l'autre, car j'avais alors plus de choses qu'à l'habitude dans mon sac. C'est dommage, car ces moments où je suis en déplacement sont habituellement des moments privilégiés pour bouquiner et planifier mes activités.
 
Deuxième chose (et là ça va paraître contradictoire), la Sicile et la Sardaigne ne sont pas inclus dans la version française, alors qu'ils le sont en anglais (et pourtant, le livre n'est pas beaucoup plus gros en version anglaise). Même si je n'y suis pas allée, si j'avais décidé de me rendre en Sicile comme je le voulais au départ, j'aurais été obligée d'acheter un deuxième livre, ce qui n'aurait pas été pratique. La Sicile fait pourtant partie de l'Italie, non ?
 
Troisièmement, malgré l'épaisseur du livre, il y a moins de détails sur les petites villes qu'à l'habitude. Par exemple, j'ai passé une semaine complète en Toscane et j'ai découvert plusieurs sites, plusieurs restaurants et plusieurs activités qui auraient normalement dues êtres inscrites dans le livre. Bon, réalistement parlant, il y a tellement de choses à voir et à faire et tellement de bons endroits où manger qu'il est impossible de tous les mettre dans un même livre. La leçon à en tirer est sans doute la suivante : si vous ne visitez qu'une seule région de l'Italie, favorisez définitivement un plus petit livre qui détaillera la région que vous visitez.
 
J'ai finalement un peu regretté mon achat pour une quatrième raison : dans la version française, tous les noms italiens sont traduits en français. Le plus souvent, on est capable de deviner les noms italiens, mais parfois les noms d'endroits changent plus que d'habitude (ex: Lucca devient Lucques) Comme je voyageais avec deux personnes anglophones, nous parlions parfois des mêmes endroits sans le savoir... C'était parfois très frustrant pour moi. Aussi, tenter de traduire les explications historiques en anglais, c'est pas toujours évident quand tu as lu l'information en français... Mais pour ça, je ne peux que blâmer moi-même d'avoir acheté la version française. C'est la dernière fois !
 
Ce Lonely Planet a tout de même très pratique et il m'a rendu plusieurs services. Il m'a aussi fait regretter de ne pas avoir couvert toutes les régions de ce pays grandiose. J'espère bien qu'on se reverra un jour !

L'affaire Protheroe

Titre original: The Murder at The Vicarage
Date de publication : 1930
Lu sur mon Kindle
220 pages
 
Quatrième de couverture (pris sur Le livre de poche) :
 
Quand on découvre le colonel Protheroe tué d’une balle dans la tête dans le bureau du presbytère, le pasteur a sans doute déjà une idée sur l’identité possible de l’assassin ou, en tout cas, sur un mobile vraisemblable. N’assiste-t-il pas au thé hebdomadaire de sa femme, où s’échangent potins et cancans ?
 
Mon commentaire (lu il y a longtemps):
 
Quand j'ai lu le résumé du livre, je me suis dit : enfin, le premier Miss Marple ! C'est que presque tous les livres qu'Agatha Christie a écrit dans les années 1920 mettent en vedette Hercule Poirot. J'ai beau bien l'aimer, quand on lit plusieurs Christie de suite, son personnage peut devenir prodigieusement agaçant.
 
Cependant, si Miss Marple est effectivement l'un des personnage clés de ce roman, elle n'en est pas le personnage principal. Il s'agit du pasteur de St Mary's Mead, dans la maison de lequel on a retrouvé le colonel Protheroe assassiné. Plusieurs habitants du village, chacun à sa manière, tentera de découvrir l'assassin, avec plus ou moins de succès. En effet, si personne n'aimait le colonel, qui aurait pu réellement profiter de sa mort ?
 
J'ai franchement regretté la place effacée de Miss Marple dans son roman, même si toutes les bases du personnages sont mises en place. Du fond de sa maison, elle est au courant de tout ce qui se passe au village et est doté d'un grand sens de l'intuition...
 
Un autre aspect que j'ai moins aimé est le nombre important de personnages. C'est le cas de plusieurs Christie et cela ne me dérange absolument pas habituellement, mais pour une raison ou pour une autre, j'ai trouvé le déroulement de cette histoire plus dur à suivre que les autres. J'étais sans doute moins concentrée, étant à la fin de mes trois semaines de voyage...
 
Ce roman met donc la table pour le personnage de Miss Marple. Il me tarde de lire un autre roman la mettant aussi en vedette, cette fois avec un rôle plus important.
 

lundi 1 août 2016

Associés contre le crime et le crime est notre affaire


Titre original : Partners in Crime
Date de publication : 1929
Lu sur mon Kindle

Résumé (pris sur Babelio) :

Ah! pourchasser les criminels... quelle occupation passionnante ! Tommy et Tuppence Beresford, à la tête de leur agence, dont ils sont les seuls membres, partent à chaque fois pleins d'enthousiasme et d'humour.
Démasquer les espions et les empoisonneurs, démolir les faux alibis et pourfendre les esprits frappeurs... Ils savent tout faire ! D'ailleurs, ne connaissent-ils pas sur le bout des doigts les exploits de tous les plus grands détectives de romans policiers ?
 
Mon commentaire :
 
Que de confusion, à essayer de comprendre en quoi consistait ce titre... J'ai d'abord trouvé Associés contre le crime sur Amazon, puis j'ai cherché et cherché Le crime est notre affaire, que je n'ai pas trouvé. Je me suis rabattue sur le roman original, Partners in Crime, tout cela pour réaliser qu'il s'agissait en fait du même livre ! Ou plutôt, en anglais, ces deux livres n'en forment qu'un seul. C'est un recueil de nouvelles qui sont parfois ensemble, parfois pas en français. J'avais de quoi être mêlée ! Voulez-vous me dire pourquoi ils ont fait cela ? Enfin bref...
 
Mis à part cette frustration, j'ai été ravie de retrouver Tommy et Tuppence Beresford, deux personnages récurrents d'Agatha Christie que j'adore. Ici, le couple reprend une agence de détectives privés et enquête sur toutes sortes de problèmes. Si toutes les histoires ne s'égalent pas en termes de qualité et de profondeur, le charme des personnages, lui, est égal partout.
 
Les nouvelles sont trop courtes pour qu'on s'y prenne réellement, mais j'ai tout de même admiré, comme à l'habitude, l'habileté de Christie à façonner des mystères de toutes sortes. Car il ne s'agit pas ici que de meurtres ! Vols, disparitions, énigmes de toutes sortes font de ce recueil un bon moment de lecture sans prise de tête. J'ai beaucoup aimé avec que le couple incarne les fameux détectives de romans. Sans parler de l'humour de Christie lorsqu'elle fait interpréter Hercule Poirot par ses personnages! Que dire de plus ? C'est à lire !

Bilan juillet 2016

Au mois de juillet, j'ai lu :

5 livres (5 fictions)
4 romans et 1 recueil de nouvelles
1134 pages


Ce sont tous des livres d'Agatha Christie :

  • Le train bleu
  • Les sept cadrans
  • Associés contre le crime
  • Le crime est notre affaire
  • L'affaire Protheroe

jeudi 28 juillet 2016

Les sept cadrans

Titre original : The Seven Dials Mystery
Mon édition : Éditions du masque, 2013
Paru pour la première fois : 1929
Lu sur Kindle
222 pages

Quatrième de couverture (pris sur Babelio, mon édition n'en comportant pas) :

La plaisanterie a mal tourné !
De la petite bande de jeunes gens invités à la campagne, Gerry Wade est toujours le dernier à descendre pour le breakfast et les autres décident de le réveiller en fanfare avec huit pendulettes achetées au bazar du village... Mais le lendemain à midi, Gerry dort encore...
De son dernier sommeil : on l'a assassiné avec une forte dose de chloral. Dans la chambre, on ne retrouvera que sept des huit réveils déposés sur le lit. Le huitième ?
Il a été jeté par la fenêtre...
 
Mon commentaire :
 
Pendant mon voyage en Italie, j'ai profité du Kindle de ma mère pour poursuivre ma lancée concernant la lecture des livres d'Agatha Christie. Comme je crois l'avoir dit à quelques reprises, je me suis lancée, il y a déjà quelques années de cela, le défi de lire l'ensemble des livres d'Agatha Christie, et ce, dans leur ordre de parution.
 
J'étais donc rendue à lire Les sept cadrans, livre paru pour la première fois en 1929 ayant comme particularité de ne pas réellement comporter d'enquêteur officiel. Ici, pas de Poirot, ni de Marple, mais une bande de jeunes en mal d'aventures qui aiment fourrer leur nez là où il n'ont pas affaire. Le surintendant Battle, faisant occasionnellement des apparitions ici et là dans les romans de Christie est l'enquêteur officiel, mais il reste en arrière-plan pendant tout le livre.
 
J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, auquel j'ai trouvé beaucoup de fraîcheur. Le personnage de Bundle, jeune fille aventurière et effrontée, est tout à fait adorable et fait un changement apprécié après tous ces romans d'Hercule Poirot. La plume de Christie, dans ce roman, est encore plus acérée, très sarcastique. J'ai pouffé à quelques reprises, car cette bande de jeunes est décidément inconsciente et aventurière.
 
Bref, j'ai passé un bon moment de lecture avec ce roman. La fin, quant à elle, m'a carrément laissée sans mot, car elle était carrément inattendue. Impossible de deviner, c'est un coup de maître. Une très bonne lecture, donc, que je recommande à tous, surtout si vous avez lu Le secret de Chimneys, dont il est la suite.  

Le train bleu

Titre original : The Mystery of the Blue Train
Éditions : Éditions du masque, 2009
Lu sur Kindle
288 pages

Quatrième de couverture (pris sur Babelio, mon édition n'en comportant pas) :
 
Macabre découverte à bord du fameux «train bleu» qui mène vers la Riviera les riches vacanciers : Ruth Kettering, la fille du milliardaire américain Van Aldin, a été assassinée dans son compartiment.
Fuyant son mari avec qui elle ne s'entendait plus, elle allait rejoindre le comte de La Roche, loin de se douter que ce séduisant personnage était très surveillé par la police. Or le somptueux collier offert à la jeune femme par son père, et dont le plus gros rubis est le célèbre  «Coeur de feu», a disparu...
Mais pourquoi, s'il ne s'agissait que de dérober le joyau, avoir eu le raffinement morbide de défigurer la victime ? C'est ce détail qui va conduire Hercule Poirot à éliminer les suspects les plus évidents...
 
Mon commentaire :
C'est fou comme le hasard fait bien les choses parfois. Ce livre, qui se passe en partie dans un train, j'ai l'ai lu en grande partie alors que je me trouvais moi-même dans un train à destination de la Riviera italienne. Les personnages de ce roman, eux, ce trouvaient à bord d'un train à destination de la Riviera française...
 
Lire un Agatha Christie, c'est toujours un agréable moment, je l'ai souvent dit. Celui-ci ne fait pas exception, alors que je m'attendais plutôt à m'ennuyer passablement suite à ma lecture de la biographie de Christie sur Wikipédia qui mentionne à quel point l'auteur l'exécrait, car elle l'a écrit dans un moment dur de sa vie durant lequel elle ne se trouvait absolument aucune inspiration.
 
Pourtant, je n'ai pas trouvé de véritable défaut à son intrigue, ni à son dénouement. C'est un huis-clos bien réussi, avec pour personnages plusieurs hommes et femmes quelque peu excentriques pour l'époque.
 
Un bon moment, et comme souvent, une surprise à la fin dans mon cas. Je le recommande donc, contre l'avis de madame Christie !