dimanche 9 avril 2017

Beloved

Titre original : Beloved
Mon édition : 10/18, 2010
Paru pour la première fois : 1987
380 pages

Quatrième de couverture:

Inspiré d'un fait divers survenu en 1856, Beloved exhume l'horreur et la folie d'un passé douloureux. Sethe est une ancienne esclave qui, au nom de l'amour et de la liberté, a tué l'enfant qu'elle chérissait pour ne pas la voir vivre l'expérience avilissante de la servitude. Quelques années plus tard, le fantôme de Beloved, la petite fille disparue, revient douloureusement hanter sa mère coupable. Loin de tous les clichés, Toni Morrison ranime la mémoire, exorcise le passé et transcende la douleur des opprimés.
 
Mon commentaire :
 
Moi qui ai toujours été fascinée par les histoires d'esclavage, j'ai été servie avec celle-ci qui, en bonus, raconte la vie d'après l'affranchissement. Pas facile... C'est l'histoire d'horreur d'une mère aimante ayant fait le choix difficile de tuer son enfant pour lui éviter de devoir vivre l'esclavage. La suite de l'histoire n'est que malheur par dessus malheur : l'incompréhension et le jugement des autres, la culpabilité avec laquelle doit vivre la mère, et le fantôme du bébé la hantant...
 
C'est effectivement, comme le dit ma quatrième de couverture, une histoire et une écriture loin des clichés. On ne sent aucun jugement de l'auteure, et il y a beaucoup de non dits. Ce n'est pas une écriture qui se lit facilement, le lecteur se trouve constamment dans l'incertitude et doit être attentif pour savoir qui parle ou encore qu'est-ce qui relève de l'imaginaire des personnages et ce qui se passe en réalité. Les morceaux qui permettent de comprennent viennent petit à petit, et c'est au lecteur de remettre les pièces en place pour en faire un tout. Bref, ce n'est pas une lecture facile.
 
C'est justement parce que j'avais besoin d'une lecture «nulle», étant vraiment fatiguée ces jours-ci, que j'ai moyennement aimé. Je ressentais tout le potentiel du roman, mais malheureusement, je n'avais pas l'énergie pour recoller les morceaux. J'ai laissé passer beaucoup d'informations, et, pour cette raison, je sens que je n'ai pas apprécié cette histoire à sa juste valeur. Dommage.

dimanche 26 mars 2017

Par ici, la pluie !

Illustrations : Jon J Muth
Titre original : Come On, Rain !
Éditions : Scholastic, 2016
28 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Dans un langage poétique, Karen Hesse recrée l'enthousiasme délirant qui accompagne l'arrivée d'une averse après des jours de canicule.
 
Les aquarelles de Jon J Muth, réalisées d'une main de maître pleine de délicatesse, restituent merveilleusement l'ambiance : la lourdeur de la chaleur, le vent qui se lève, la pluie rafraîchissante, la joie qui explose...
 
Mon commentaire :
 
Au retour de la semaine de relâche, mon équipe-école et moi-même avons participé à un échange pédagogique autour de la compétence à résoudre des problèmes. Nous avons ainsi fait la rencontre d'une enseignante de notre commission scolaire qui base son enseignement en entier sur les thèmes de ses grandes tâches de résolution de problèmes. L'un de ces thèmes était les grands carnavals de ce monde : le Carnaval de Rio, Mardi Gras, etc. 
 
Elle nous présente donc ce livre qu'elle présente dans le cadre de ce mois. Bien que nulle part il ne soit dit que cela se passe à la Nouvelle-Orléans, le cadre fonctionne parfaitement. Les étés lourds et écrasants de la Louisiane, les gens de couleur, les rues désertes de la ville au milieu de la journée, etc.
 
Tout cela pour dire que le soir même de cet échange, je devais remettre mes livres à la bibliothèque. Je n'avais pas prévu en prendre d'autres, car j'en ai suffisamment comme cela à lire chez moi, mais que vois-je bien en évidence sur l'étalage près de l'entrée ? Et oui, cet album. Le hasard était trop grand, il fallait que je l'emprunte.
 
Et bien, j'ai beaucoup aimé. Bien que d'ordinaire je n'aime pas la pluie, je me suis rappelée le délice de la pluie après la sécheresse en Afrique. La fraicheur tant attendue, la poussière qui se soulève au vent, les premières gouttes lourdes, puis le déluge... Un véritable délire. Un souvenir inoubliable. Ce livre retransmet cette atmosphère à merveille.
 
La couverture me rappelle aussi le jour, où, petite, j'avais invité tous les enfants du pâté de maison à faire la danse de la pluie avec nos parapluies. Mon père nous avait filmé et cela demeure l'un de mes plus beaux souvenirs d'enfance.
 
Cet album m'a donc reconnectée avec mon enfance, mais m'a aussi rappelé à quel point la pluie peut être une grâce. Je dirais qu'un livre qui fait tout cela a des qualités indéniables.
 
Les aquarelles, quant à elles, sont magnifiques et détaillées, jusqu'aux pieds nus des enfants qui sont d'un réalisme époustouflant.
 
Finalement, le texte est riche en vocabulaire et peut convenir autant à un enfant de 6 ans qu'à un préadolescent. C'est donc pour moi une belle réussite que cet album !

samedi 25 mars 2017

Acide sulfurique

Éditions : Albin Michel, 2005
193 pages

Quatrième de couverture :

« Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle ».

Mon commentaire :

Mon édition ne comporte pas réellement de résumé sur la quatrième de couverture et c'est aussi bien comme cela. Acide sulfurique est le genre de roman qui se passe de résumé. Je ne savais pas à quoi m'attendre en l'ouvrant et c'était parfait.
 
Comme pour la plupart des romans d'Amélie Nothomb que j'ai lus, j'ai été happée dès les premières pages. L'écriture est fluide et va à l'essentiel, pas de mots superflus. Que des mots forts et imagés. C'est sans doute la qualité que j'aime le plus chez Nothomb. Cette capacité qu'elle a de dire tant de choses avec une économie de mots. Qualité que je suis loin de posséder. C'est sans doute la raison pour laquelle je l'admire autant.
 
Ce roman est noir et présente la nature humaine dans ce qu'elle a de plus dégoûtant. Le voyeurisme à son extrême. C'est une critique de la télé-réalité, mais surtout de ceux qui la consomment sans se poser de questions.
 
Malgré toutes ces qualités, je me dois d'être honnête. Même si ma lecture a été intense, elle fera sans doute comme les autres romans que j'ai lus de l'auteure. Vite consommée, vite oubliée. J'admire l'écriture, mais les histoires sont vite oubliées.

Mma Ramotswe détective

Titre original : The No 1 Ladies' Detective Agence
Éditions : 10/18, 2003
250 pages

Quatrième de couverture :

Divorcée d'un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe est bien décidée à ne plus céder aux mirages de l'amour ! J.L.B. Matekoni, gentleman garagiste, lui fait pourtant les yeux doux mais l'inénarrable " Mma " a un projet en tête... Un beau jour, elle se jette à l'eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, son pays bien-aimé, la première agence de détectives strictement au féminin.  En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, elle déclare la guerre aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. Ne reculant devant aucun danger, elle s'attaquera même à la sorcellerie, le grand tabou de l'Afrique. Mma Ramotswe mène ses enquêtes tambour battant, sous les yeux de son soupirant favori... et pour notre plus grand plaisir.
 
Mon commentaire :
 
J'étais sûre que j'allais aimer. Mais je ne m'attendais certainement pas à ça. Je m'attendais à une intrigue plus suivie, ou du moins à une enquête centrale. À la place, j'ai trouvé ce qui ressemble plus à une série de chroniques mises ensemble, ce qui d'ordinaire ne me plaît pas particulièrement. Mais ici, c'était parfait. Une série de mini-enquêtes, toutes plus cocasses les unes que les autres, mais aussi toutes plus africaines les unes que les autres. Ce livre «respire» l'Afrique. C'est difficile à expliquer, mais ceux qui y sont allés comprendront en le lisant. Ça parait que l'auteur y a vécu longtemps. Il a une compréhension profonde de l'Afrique, de ses croyances et de ses habitants, fiers et débrouillards.
 
Le personnage de Mma Ramotswe est sublime. Une femme indépendante et têtue. Elle n'a rien de l'Africaine typique et pourtant elle est tellement Africaine. Difficile à expliquer. Elle adore l'Afrique, elle ne partirait de son pays pour rien au monde et pourtant elle veut lutter contre la sorcellerie et les maris infidèles. Elle tente de faire comme les grands détectives de ce monde, elle tente de faire des filatures sans grands succès mais réussit pourtant toujours à s'en sortir. Elle résout ses enquêtes de façon tout à fait improbable, ce qui contribue aussi à la fraicheur de l'ensemble.
 
C'est un livre qu'on peut lire petit à petit ou d'une traite sans que cela affecte l'impression globale du livre. C'est un livre qui donne envie d'aller à la rencontre de l'Afrique. C'est un coup de cœur.

vendredi 3 mars 2017

Que font les pirates quand ils ne pillent pas les trésors ?

Âge : 6 à 10 ans environ
Illustrations : Olivier Daumas
Éditions : Bilboquet, 2012
Collection : Les Cracontes bilboquet
 
Quatrième de couverture :
 
Quand ils ne pillent pas les trésors, les pirates ne restent pas tranquillement à parfaire leur bronzage sur le ponton d'un galion. Diantre non !
 
Mon commentaire :
 
Coup de cœur pour l'objet livre. Wow ! Les illustrations sont complètement débiles, sur fond de papier journal ancien. Les couleurs sont vibrantes et les pirates sont aussi repoussants qu'ils devraient l'être. Même la police de caractère semble terriblement appropriée !
 
Un autre gros point fort de cet album est le vocabulaire précis employé. Les enfants apprendront que les bateaux de pirates sont des galions, ce qu'est une écoutille ou un cache-œil... Tout cela par des rimes toutes plus musicales les unes que les autres.
 
Il y a aussi beaucoup d'humour, tant dans l'écriture que dans les illustrations. La troisième de couverture renseigne quant à elle les enfants sur le thème des pirates, par exemple, quelle est la différence entre un pirate et un corsaire ? D'où leur vient leurs costumes dépareillés ? Ou encore, quelles sont les armes employées par les pirates ?
 
La seule chose que je regrette, à vrai dire, c'est qu'il n'y ait pas véritablement d'histoire de pirates... Les enfants auraient probablement encore plus aimé ! Maintenant, je suis curieuse de découvrir les autres titres de la collection...

Juliette fait des courses

Âge : 2-6 ans
Illustrations : Doris Lauer
Éditions : Lito, 1997
15 pages

Quatrième de couverture :

Faire les courses avec son minicaddy, quelle rigolade ! Mais arrivée à la caisse, Juliette s'inquiète devant le caddy rempli à ras bords "mais, maman, t'auras assez de sous pour tout payer ?"
 
Mon commentaire :
 
J'ai trouvé cet album à la bibliothèque en faisant une recherche sur le thème de l'épicerie pour préparer des activités de jeux de rôles à l'école. Je cherchais une histoire où, idéalement, on verrait une famille faire une liste d'achats, s'en aller à l'épicerie, faire l'épicerie, payer leurs achats, et déballer l'épicerie rendus chez eux. Je voulais que mes élèves aient une bonne idée de ce que font les adultes quand ils vont à l'épicerie, ce qu'ils pensent et ce qu'ils disent, etc.
 
Cet album est ce que j'ai trouvé de plus approchant. Et j'ai finalement décidé de ne pas l'utiliser pour plusieurs raisons. Premièrement, il faisait trop bébé pour les élèves auxquels je m'adressais et toutes les étapes que j'ai nommées ne s'y trouvaient pas. De plus, Juliette semble une petite fille espiègle qui préférait s'amuser et faire des bêtises plutôt que de faire comme une adulte, ce que je recherchais. Aussi, il faut s'avouer que les images ne sont plus particulièrement attrayantes pour les enfants d'aujourd'hui... Finalement, il y avait l'emploi de mots typiquement français («caddie»), pour que les enfants d'ici comprennent bien tout ce qui était dit. Dommage, car je croyais bien avoir trouvé ce que je cherchais avec cet album.
 
J'aurais sans doute aimé cet album quand j'étais petite. Mais ce n'est probablement pas une histoire qui attirerait encore les enfants d'aujourd'hui.

La vérité sur les vraies princesses


Âge : 4 à 8 ans environ
Illustrations : Philippe Béha
Éditions : Québec Amérique Jeunesse
 
Quatrième de couverture :
 
On dit que les princesses sont belles, sages, propres et polies. Mais tout cela est-il vraiment vrai ? Voici enfin la vérité.
 
Mon commentaire :
 
Si on reconnaît définitivement la plume et le ton de Dominique Demers dans cet album, j'ai été plutôt déçue par cet album, que je trouvais plutôt plat. Il manque de profondeur et de surprises. Connaissant Pétunia princesse des pets, on ne peut pas ne pas être déçu car c'est un peu le même principe mais sans histoire. On ne fait que décrire ce que devrait être une princesse versus ce qu'elles sont et font en réalité (par exemple, il leur arrive de péter, sans doute une référence à Pétunia).
 
En bref, si cet album a des qualités indéniable, dont un bon niveau de vocabulaire et des images sympathiques, il n'est pas inoubliable comme plusieurs autres albums de l'auteure.
 

Le secret de Mikissuk

Âge : 7-12 ans environ
Illustrations : Stéphane-Yves Barroux
Éditions : Hatier, 2006
Collection : Albums du monde
39 pages

Quatrième de couverture:

Mikissuk aimerait bien partir chasser sur la banquise,
mais son grand frère ne veut pas l'emmener.
Que faire pour le convaincre qu'elle n'est plus une petite fille ? Mikissuk a bientôt un projet qu'elle met à exécution en grand secret.

A la fin de l'histoire, une carte et un documentaire
pour mieux connaître le Nunavut.
 
Mon commentaire :
 
Les livres sur les différentes cultures autochtones m'ont toujours fascinée, qu'ils soient pour les jeunes ou pour les adultes, ou qu'ils soient des fictions ou des documentaires. Donc, quand je vois un album de ce genre, je n'hésite généralement pas longtemps. Cependant, quand je vois que le livre nous arrive de l'Europe, j'hésite, car alors, sans doute par méconnaissance de ces peuples, il est le plus souvent truffé de préjugés et de clichés (par exemple, on appelle le peuple les esquimaux et on dit qu'ils vivent dans des igloos).
 
Cette fois, toutefois, ça augurait très bien, puisque déjà sur la couverture, on disait «Inuit» et la petite fille n'avait ni un anorak qui couvrait tout sauf son visage, ni les joues rondes à ne plus en finir. Je l'ai donc emprunté et je dois dire que j'ai bien aimé cette histoire à mon avis très réaliste d'une petite fille qui voudrait partir à la chasse avec son frère.
 
J'ai aussi beaucoup aimé les illustrations, qui, bien que simples, transmettent une atmosphère de bout du monde. Les insertions de vraies textures de chandails de laine dans les images ajoutaient aussi quelque chose de très joli et d'original (je ne suis pas convaincue que ce soit très inuit, par contre, ça me rappelle plutôt les chandails traditionnels scandinaves).
 
À la fin du livre se trouve une mini-section documentaire qui parle entre autres des animaux de l'Arctique et des coutumes du peuple inuit, par exemple les chants de gorge. J'ai trouvé là une preuve de plus que l'auteure a fait quelques recherches avant de se lancer dans l'écriture de l'album. Bravo.
 
Malgré tous ces points positifs, il n'en demeure pas moins qu'il manquait un peu de «punch» à l'histoire. Un véritable élément déclencheur ou la participation de Mikissuk à une partie de chasse avec son frère aurait pu rendre cet album beaucoup plus passionnant pour les enfants. Mais c'est quand même un très bel album pour découvrir le peuple inuit.

jeudi 2 mars 2017

Bilan de février 2016

Au mois de février, j'ai lu :

6 livres
870 pages
6 fictions
4 albums jeunesse

Les romans :
  • La firme-John Grisham
  • Jeux de dupes- Nicci French
Les albums jeunesse :
  • Que font les pirates quand ils ne pillent pas les trésors ? -Céline Lamour
  • Juliette fait des courses- Doris Lauer
  • La vérité sur les vraies princesses- Dominique Demers
  • Le secret de Mikissuk

mardi 28 février 2017

jeux de dupes

Titre original : Safe House
Éditions : France Loisirs, 1998
354 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Quand Samantha Laschen, médecin psychiatre, accepte d'héberger une jeune adolescente traumatisée qui fut témoin de l'assassinat de ses parents dans des conditions atroces, elle n'imagine pas un seul instant que sa vie est en train de basculer. Au fil de son enquête, se dessine peu à peu une terrible machination dont elle devient le premier maillon. Forcée de se battre pour faire accepter l'incroyable vérité à des policiers sceptiques et désireux de classer l'affaire, Samantha se retrouve prise dans un engrenage qu'elle ne pourra arrêter qu'au prix d'amers constats.
 
Mon commentaire :
 
Voilà un thriller psychologique qui se laisse lire, dont les pages défilent rapidement et facilement, malgré quelques longueurs. Mais bizarrement, au final, il me laisse plutôt froide. Il manquait définitivement quelque chose pour en faire un roman excitant, différent. J'ai bien du mal à mettre le doigt sur ce que je n'ai pas aimé. Était-ce les personnages, qui manquaient de pep ? Était-ce le manque de rythme, ou les policiers qui ne faisaient tellement pas leur travail qu'on aurait pu les croire corrompus ? Ou le côté répétitif des soirées barquette télévision et plats surgelés ? Honnêtement, je ne sais pas ce qui m'a ennuyé et j'ai beau retourner l'histoire dans tous les sens, je ne trouve pas.
 
Ceci était mon premier essai avec Nicci French, des auteurs dont j'ai pourtant entendu beaucoup de bien. J'essaierai donc avec un autre roman une autre fois, car je crois bien qu'il y a de l'espoir que je trouve chaussure à mon pied avec un autre de leurs romans. Jeux de Dupes avait beaucoup de potentiel, après tout.

samedi 25 février 2017

La firme

Titre original : The Firm
Mon édition : Robert Laffont, 1991
406 pages

Quatrième de couverture :

Son attaché-case à la main, un jeune homme court à perdre haleine dans les rues de Memphis. Il s'appelle Mitch McDeere : troisième de sa promotion en droit à Harvard, cible des chasseurs de têtes de Wall Street, il a surpris tout le monde en choisissant la firme Bendini, Lambert & Locke. Ce très riche et très confidentiel cabinet de Memphis a su par des arguments irrésistibles, s'assurer sa collaboration reconnaissante et, le pense-t-il, éternelle.

Alors pourquoi tant de hâte et vers quel contrat mirifique notre brillant juriste est-il en train de se ruer, au point d'en oublier la gravité nécessaire à la profession ?

Méfions-nous des apparences. Mitch McDeere a d'excellentes raisons pour courir ainsi : il cherche à sauver sa vie.



Mon commentaire :
 
Même si j'ai mis beaucoup de temps à lire ce roman, on ne peut vraiment pas dire que je n'ai pas aimé. Si je n'avais pas été obligée de le lire au compte-gouttes en raison de mon devoir de jongler entre l'université et un travail à temps plein en orthopédagogie, et si je n'avais pas tombé de fatigue à la simple vue de l'écriture en tout petits caractères, j'aurais lu ce livre dans le temps de le dire.
 
En effet, je travaille tellement ces temps-ci que je n'ai eu aucun mal à m'identifier à Mitch McDeere qui doit jongler entre l'étude pour le barreau et les demandes irréalistes de son associé à la firme Bendini, Lambert & Locke.
 
Non seulement McDeere doit jongler avec des semaines de 70 heures de travail, mais en plus il doit enquêter sur les activité louches de la firme, à son propre péril... Il est écouté et suivi 24h sur 24. Quel stress ! Difficile de ne pas être pris par la tension qui règne tout au long de ce roman. Sans compter que ça me console un peu avec ma situation actuelle...
 
Même si les technologies ont définitivement changé depuis l'écriture de ce roman et que ça peut rendre le tout difficile à comprendre pour les plus jeunes à l'occasion, c'est définitivement une lecture classique dans le genre que je recommande à tous, et ce, sans modération. Merci à mère d'avoir insisté pour que je l'achète usagé à la friperie du coin.

dimanche 22 janvier 2017

Mistral, tome 1 : La princesse des mites


À partir de 10 ans
Éditions : Z'ailées, 2010
Collection : Z'ados
147 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Depuis l'arrivée de Cloé Mistral dans la petite ville de Mont-Joli, il se passe des choses très étranges. Coïncidence? Il ne semblerait pas... L'année scolaire avait pourtant commencé normalement pour Cloé Mistral et son ami Renard. Soudain, tout tourne au cauchemar. Des rumeurs terrifiantes, une présence maléfique et des catastrophes obscures s'enchaînent et troublent la tranquillité des deux amis. Rien ne va plus! L'hystérie s'empare de la ville et les deux héros sont entraînés bien malgré eux dans une aventure inquiétante. Arriveront-ils à lever le voile sur cette fameuse présence maléfique?
 
Mon commentaire :
 
Un livre qui se passe dans une ville près de ma ville de naissance, dont le titre est celui de l'école où j'ai fait mon stage préféré à Mont-Joli et qui a été écrit la même année, ça avait tout pour me plaire. En fait, quand j'en ai entendu parler pour la première fois, je voulais vraiment mettre ma main dessus mais ce n'est que maintenant, six ans plus tard, que je le trouve enfin.
 
Si j'ai beaucoup aimé les références à Mont-Joli (à son école et à sa librairie, entre autres) et à Rimouski, je dois admettre que mes attentes envers l'histoire étaient irréalistes. L'ensemble m'a semblé manquer de définition. On verse légèrement dans le fantastique, mais on en est pas certain jusqu'à la toute fin. Presque l'ensemble de ce premier tome décrit comment les personnages principaux, Clo et Renard, sont rejetés par les élèves de leur école, et comment on lance toutes sortes de rumeurs saugrenues sur eux, surtout sur Cloé. Même les parents la traitent de sorcière... L'auteur a trop peu travaillé à préparer le terrain à cela pour que ça paraisse crédible. Ça semble sorti de nulle part et on a un peu l'impression de nager dans le vide pendant un bon moment.
 
Dans les dernières pages, Renard semble avoir trouvé une explication aux phénomènes étranges qui se passent autour de Cloé. Il lance son explication, et puis rien... Il faut attendre le prochain tome. C'est un peu choquant parce que ça donne l'impression qu'il y allait enfin se passer quelque chose. Mais bon, je comprends le principe : on veut que vous lisiez le prochain tome. Et bien, je le ferai peut-être, puisqu'on m'a laissée dans le néant et que je déteste cela. Mais ce n'est certainement pas parce que j'ai été sur des charbons ardents pendant toute ma lecture.

Mauvaise langue

Éditions : Somme toute, 2016
101 pages

Quatrième de couverture :

Les Chevaliers de l'’Apocalypse linguistique s'’imaginent que le franglais a envahi les rues de Montréal, rendant la métropole incompréhensible, invivable et infréquentable pour le commun des unilingues francophones. À en croire leur discours alarmiste, ce dialecte rébarbatif s'est imposé comme langue commune d'une génération insouciante de Québécois. Ces monomaniaques du français sont unis dans leur adoration fantasmée de la France et leur détestation obsessive de l'anglais, langue du Conquérant britannique, de l'envahisseur culturel américain et de l'oppresseur politique canadien. Selon eux, le péril linguistique est à nos portes.

Ce court manifeste se veut une réponse à l’'hystérie de ces curés aux oreilles écorchées par le chiac de Lisa LeBlanc et le joual des personnages de Xavier Dolan. Pour le chroniqueur Marc Cassivi, qui a grandi dans un milieu anglophone et vécu la menace de l'assimilation, il est grand temps que l'on revoie notre rapport souvent malsain, à la langue anglaise. Le Québécois est maître chez lui, ainsi que l'avait souhaité Jean Lesage. Ce n'est pas le refrain en franglais d'une chanson des Dead Obies qui y changera quoi que ce soit.
 
Mon commentaire :
 
Décidément, c'est quand je n'ai pas une minute à moi que je tombe sur les livres que je n'arrive pas à lâcher ! J'ai trouvé ce manifeste sur le présentoir de livres de non fiction de ma bibliothèque municipale alors que j'y passais seulement, et SEULEMENT pour emprunter un livre jeunesse pour mon travail. Qui essayais-je de berner ? C'est tout simplement impossible de sortir de la bibliothèque sans livres. Oui, au pluriel. Car non seulement j'ai cédé à un livre, mais j'ai rempli ma carte (comme d'habitude).
 
J'ai adoré ce court essai du journaliste Marc Cassivi, qui traite, entre autres, de sa vision du bilinguisme et de l'indépendance au Québec. J'ai complètement adhéré èa sa vision de l'indépendance du Québec, qui non seulement accepte l'anglais, mais l'encourage pour permettre de mieux faire connaître la province internationalement. J'en ai personnellement tellement marre de ceux qui souhaitent l'indépendance pour les mauvaises raisons (faire revenir la province èa ses racines blanches, francophones) que la vision de l'auteure est non seulement rafraîchissante, mais en plus, elle tient compte du fait que la province, tout comme la langue française, est en constante évolution.
 
Le journaliste nous envoie un message clair : il faut être fier de nos racines tout en acceptant que l'anglais est la langue de communication internationale. Il ne faut pas se laisser assimiler et protéger notre langue tout en acceptant de s'ouvrir au reste du monde.
 
Je n'en dis pas plus, et je recommande à tous les Québécois, indépendantistes ou pas, francophones, anglophones ou allophones, de le lire pour entendre de nouveaux arguments, beaucoup plus convaincants ceux-lèa, pour l'indépendance du Québec.

Butcher's Crossing


Titre original : Butcher's Crossing
Lu en v.o. sur Kindle
275 pages
 
Résumé (pris sur Babelio) :
 
Années 1870. Will, étudiant à Harvard, tente l'aventure de l'Ouest sauvage pour donner un sens à sa vie. Parvenu à Butcher's Crossing, minable ville du Kansas, il se lie d'amitié avec un chasseur qui sait où se trouve un des derniers troupeaux de bisons. Le paradis est au rendez-vous mais, tout à leur massacre du troupeau, les deux hommes se font piéger par l'hiver.
 
Mon commentaire :
 
C'est un assez curieux hasard qui m'a fait découvrir ce livre. Je venais de recevoir mon Kindle en cadeau et je cherchais un livre pour l'inaugurer. Je venais de lire une tonne de critiques de livres de blog et je vérifiais si chaque titre que j'avais noté s'y trouvait. Butcher's Crossing est tout simplement le premier des titres notés qui se trouvait sur l'Amazon Store. Je ne me souvenais même plus pourquoi j'avais noté le titre.
 
C'est ainsi que j'ai découvert, sans trop le savoir, un des grands classiques américains du genre western. J'ai toujours pensé aux westerns comme aux clichés de Lucky Luke où deux cowboys s'affrontent dans un duel suite auquel le gagnant souffle sur la fumée émise par son pistolet. J'ai donc eu l'agréable surprise de découvrir un récit rempli de rebondissements, de grands espaces, et surtout, de moments crève cœur.
 
Quelle histoire, en effet ! Chaque fois que je croyais que ça ne pourrait pas aller plus mal, quelque chose de nouveau arrivait aux chasseurs de bisons pour leur rendre la vie encore plus difficile. J'ai lu, désespérée et enragée, le récit de la barbarie de la chasse aux bisons, de l'extinction de l'un des derniers troupeaux qui plus est. C'était parfois si insoutenable que j'avais envie de lancer le Kindle au bout de mes doigts pour ne plus jamais m'en servir. Mon coeur a battu la chamade lorsque les personnages ont découvert, excités, cet immense troupeau de bisons au beau milieu d'une vallée cachée dans les montagnes du Colorado. J'ai imaginé avec plaisir le décor sauvage, les chevaux, le campement, la nourriture répétitive et j'ai presque ressenti la soif et le froid. Quel moment de lecture !
 
Moi qui m'attendais presque à m'ennuyer, je suis passée par presque toutes les émotions excepté l'ennui. J'ai adoré ma lecture mais détesté l'auteur à de nombreuses reprises. J'imagine que c'est ce que l'on appelle un chef d'oeuvre.
 
Vous l'aurez compris, c'est une lecture que je recommande sans aucun bémol !

mercredi 4 janvier 2017

Propos sur l'éducation

Éditions : M éditeur, 2016
259 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Les textes réunis dans cet ouvrage ont pour objet, dans un premier temps, de discuter la place –- hélas! trop restreinte –- de la philosophie de l'éducation dans les départements de sciences de l'’éducation et de la formation des maîtres, ainsi que des transformations actuelles de l'’Université. Ils développent une perspective normative pour la gratuité de l'’enseignement universitaire, militent pour l'apprentissage de la pensée critique et soulignent les raisons pour lesquelles celle-ci, si éminemment souhaitable, est si difficile à faire acquérir.
La deuxième partie réunit trois portraits de penseurs critiques, de sceptiques éminents : Albert Einstein, le physicien et philosophe, Martin Gardner, qui a joué un rôle de tout premier plan dans le développement du mouvement sceptique contemporain et dont on peut soutenir qu'il en a conçu les grandes orientations, enfin, Condorcet, abordé ici à travers sa réaction au si populaire mesmérisme -– du médecin charlatan Mesmer, qui prétendait que tous les êtres vivants étaient soumis à un fluide magnétique –- en vogue à son époque.
La troisième et dernière partie de ce livre s'efforce de diffuser des résultats de recherche pouvant inspirer et guider les gens, en particulier les enseignantes, dans leurs décisions, de corriger les fausses croyances si répandues dans le domaine – des légendes pédagogiques – et tente de les convaincre de la pertinence et de l'importance de la philosophie de l'éducation.
Pendant plus d'un quart de siècle, l'essayiste et philosophe de l'éducation, Normand Baillargeon, a été professeur en sciences de l'éducation à l’'UQAM. Dans ce livre, il défend, entre autres, les convictions suivantes : 1° la recherche solide et pertinente doit sérieusement être examinée ; 2° la formation des maîtres est l'une des clés de toute réussite en éducation. La nôtre est souvent pathétique ; 3° toute réforme à grande échelle devrait non seulement être fondée sur des données probantes, mais aussi être testée à petite échelle avant d'être implantée.
Le philosophe porte cette espérance : former des enseignantes hautement cultivées, au fait de la recherche scientifique et possédant une solide formation disciplinaire acquise à l'Université dans les domaines pertinents.
 
Mon commentaire :
 
Il m'est bien difficile de communiquer avec vous mon impression suite à la lecture de ce recueil de propos sur l'éducation du philosophe Normand Baillargeon. Autant il m'a semblé ennuyeux et difficile à suivre par moments, autant il m'a passionnée à d'autres moments.
 
Ce qui ressort, à chaud suite à ma lecture du livre, c'est le manque de fil conducteur entre les différentes parties et entre les différentes chroniques. On saute de la place de la philosophie de l'éducation à l'Université à une critique du programme de la formation des maîtres, en passant par des mini-biographies des auteurs préférés de l'auteur, les devoirs et les leçons, l'humour, les techniques d'études et j'en passe.
 
La première partie, celle qui traite de l'Université et de la philosophie, ne m'a pas rejointe. Je suis d'accord avec l'auteur qui explique en gros que la philosophie devrait prendre plus de place dans la formation des maîtres, mais surtout avec le fait qu'elle devrait être plus pratico-pratique pour que les enseignantes puissent transférer leurs apprentissages à la pratique. Cependant, l'exposition très technique des arguments dans sa forme d'essais philosophiques a vite fait de me rappeler les cours au cégep et de me décourager. J'ai donc survolé cette première partie plus que je ne l'ai lue...
 
La deuxième partie m'a davantage intéressée, même si, en toute honnêteté, je ne voyais pas du tout son rapport avec le reste du livre, ce qui m'a dérangée plus que de raison. Baillargeon y fait le portrait de quelques penseurs qu'il admire. Einstein et Martin Gardner, passe toujours, mais Condorcet ? Non seulement pour moi, c'est un illustre inconnu, mais je ne vois pas du tout le lien entre cet homme qui critiquait le médecin charlatan Mesmer et l'éducation. C'est beaucoup trop énorme comme décalage pour qu'il n'y ait pas une information importante que j'ai manquée. J'ai sans doute trop survolé...
 
La dernière partie est, à mon avis d'enseignante, de loin la plus intéressante. Elle est composée de nombreuses courtes chroniques sur divers sujets en lien avec l'éducation. J'ai davantage apprécié ceux qui s'approchent de mon vécu : l'inefficacité des devoirs, l'importance de donner le goût de la lecture, l'échec de la réforme en éducation, la mathophobie... Mais j'ai aussi beaucoup aimé la chronique qui critiquait les cours de morale et leur inefficacité, celle qui classait les techniques d'études en ordre d'efficacité ou encore celle qui traite des légendes pédagogiques.
 
En bref, si le livre n'avait été que sa troisième partie, cela aurait sans doute été un coup de cœur pour moi... Mais vu les deux autres parties qui m'ont que peu rejointe, mon impression globale est grandement affectée. Ceci étant dit, je ne  mets aucunement en doute la qualité du texte ou des arguments de l'auteur. J'ai simplement eu la désagréable impression que ce texte s'adressait davantage à d'autres philosophes qu'à la population générale.
 
J'ai quand même bien envie de me procurer son Légendes pédagogiques...

lundi 2 janvier 2017

La grande encyclopédie Fleurus Religions

Éditions : Fleurus, 2005
Mon édition : 2009
368 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Connaître les religions monothéistes et polythéistes, leurs fondements, leurs rites, leurs arts et leur empreinte sur le monde qui nous entoure. Réfléchir aux grandes questions de l'homme sur Dieu, la vie et la mort, les sciences, la politique. Rencontrer des hommes et des femmes dont la foi a rayonné sur l'humanité, comprendre ce qui anime les croyants...
Un livre de référence pour découvrir les religions du monde entier et comprendre leurs influences sur nos société.
 
Mon commentaire :
 
Cette encyclopédie sur les religions est super bien faite. On y couvre tout, des croyances des civilisations éteintes jusqu'aux valeurs importantes des religions, en passant par les fondements, la relation avec les autres religions, les personnages marquants, les lieux de cultes et j'en passe.
 
Ce que j'ai surtout apprécié de ce livre de référence, c'est le succès de ses auteurs à demeurer dans l'impartialité. Toutes les religions sont présentées sur un pied d'égalité, et on présente leurs bons coups tout comme leurs côtés sombres... Si tout le monde lisait cette encyclopédie, je crois que de nombreux préjugés tomberaient, notamment envers les musulmans. Et cela permettrait aussi aux chrétiens de réaliser que leur religion n'est pas mieux qu'une autre, au contraire ! Elle aussi a sa part d'extrémistes, et elle aussi est victime de corruptions diverses. Même si cela n'est rien de nouveau pour moi, ce livre m'a permis de réaliser à nouveau que toutes les religions prônent des valeurs semblables, telles que l'harmonie, le partage, le pardon et le souci des autres. Elles sont en soi égales, le reste ne dépend que de la façon dont les interprète leurs pratiquants...
 
Le seul reproche que j'ai à adresser à cette encyclopédie, c'est qu'elle répond mal à la clientèle à laquelle elle s'adresse. En effet, cette encyclopédie a été conçue pour les jeunes. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, je ne lui reproche aucunement de présenter les côtés sombres de l'histoire, notamment les Croisades et l'antisémitisme, mais plutôt le langage peu accessible aux enfants qui est utilisé. En effet, je ne pense pas que les enfants y trouvent leur compte, ni qu'ils soient attirés par cette encyclopédie de façon générale.
 
Je le recommande cependant sans hésitation à tous les jeunes adultes de ce monde, tout comme aux autres adultes, d'ailleurs...

samedi 31 décembre 2016

coups de coeurs 2016

J'ai signalé un peu plus tôt le côté éclectique de mes lectures cette année. En effet, si le bilan de ma vie personnelle est nettement positif cette année (emploi à temps plein toute l'année dans une école de rêve en faisant mon emploi de rêve, deux voyages magnifiques, l'un sur une petite île des Bahamas, l'autre en Italie et le moment tant attendu de mon déménagement dans un premier vrai appartement !), on ne peut pas dire que le bilan de lecture soit ultra positif. J'ai lu un peu de tout, m'éloignant étrangement de mes intérêts littéraires habituels à de nombreuses reprises.
 
Ainsi, très peu de coups de cœur cette année, mais un grand nombre de livres que j'ai beaucoup aimé.
 
Au rang de coup de cœur, je n'élève que celui-ci côté roman :
  • Amours en marge- Yoko Ogawa, pour son atmosphère indescriptible, presque musicale.
Côté jeunesse, deux antiquités du temps de ma jeunesse m'ont beaucoup touchée :
  • Granulite- François Gravel
  • Le secret de François- Hélène Gagnier
Finalement, je ne peux passer sous silence mon coup de cœur pédagogique :
  •  Scénarios pour mieux écrire les mots- Céline Leroux et Lise Martin
 
 
 

Bilan de lecture 2016

2016, une année bien étrange et éclectique côté lectures...
 
En gros, par rapport à l'année passée, je me maintiens au niveau du nombre de livres et du nombre de pages lues...
  • 47 livres lus cette année contre 44 en 2015 (+3 livres)
  • 12 825 pages lues cette année contre 14 754 en 2015 (-1929 pages)
Le nombre de romans lus demeure lui aussi plutôt similaire :
  • 25 cette année contre 27 en 2015 (-2 romans)
Cette année, j'ai aussi lu :
  • 14 livres jeunesse, toutes catégories confondues
  • 1 livre YA
  • 7 livres de non fiction (cela inclut 1 livre d'éducation, 2 biographies, 1 témoignage, 1 récit de voyage et 1 guide de voyage).
Le bilan des lectures québécoises est quant à lui légèrement plus positif que l'année dernière (même si 2 titres sur 3 sont des livres jeunesse) :
  • 15 livres québécois contre 8 en 2015 (+7)
Au niveau de ma PAL, j'ai continué avec succès de la débarrasser des vieux titres en priorité. Je suis assez contente d'avoir évité le piège de lire trop de livres de bibliothèque ou d'en acheter une trop grande quantité. Malgré tout, ma PAL a augmenté plus qu'elle a diminué :
 
  • 245 dans ma pile à lire selon Babelio, contre 217 à la fin de 2015 (+28)
Bizarre, j'ai pourtant l'impression de ne presque rien avoir acheté cette année... Il faut dire que j'ai passé au crible ma bibliothèque pour y dénicher les livres qui ne figuraient pas dans ma bibliothèque virtuelle sur Babelio. Cela explique une bonne partie de cette augmentation.
 
J'ai quand même libéré les tablettes de ma PAL de 21 livres, dont je possédais la plupart depuis plus de dix ans... Bien sûr, le résultat, c'est que j'ai lu bien peu de nouveautés cette année. Mais j'en suis étrangement assez satisfaite.
  • Livres lus de la PAL : 21 contre 30 en 2015 (-9)
Finalement, sans être un challenge, je me suis fixé il y a quelques années le défi de lire tout Agatha Christie dans l'ordre de parution de ses livres. J'ai le bonheur de dire que j'ai finalement terminé la première décennie de ses livres, c'est-à-dire les années 20. J'ai donc lu 6 livres de la Reine du Crime cette année.
 
En résumé, j'ai passé une drôle d'année à lire un peu de tout, avec un rythme très lent en début d'année, un peu meilleur en été et qui a nettement accéléré au cours des deux ou trois derniers mois de l'année.
 
Pour 2017, je fais le vœu sans doute un peu irréaliste de lire davantage de romans. L'année s'annonce plus occupée que jamais, mais j'ai tellement envie de renouer avec des belles histoires ! Cela me manque beaucoup de lire plus de 30 romans par année. J'espère encore continuer de diminuer ma PAL à un assez bon rythme. Finalement, j'aimerais bien lire quelques livres de Christie de plus, disons 5 pour ne pas trop prendre de risques !
Bonne année à tous et à toutes et bonnes découvertes livresques pour 2017 !

Bilan décembre 2016

Au mois de décembre, j'ai lu :
Un autre beau mois de lecture pour moi, même s'il manque somme toute de romans à mon goût !

2258 pages
9 livres
6 fictions, 3 non fiction
4 livres jeunesse, 1 YA

Le roman :
  • Le chardon et le tartan, tome 8, partie 2 : Écrit avec le sang de mon cœur- Diana Gabaldon
Les non fiction :

  • Jacques Demers en toutes lettres- Mario Leclerc (biographie)
  • Récit de l'extraordinaire et affligeant naufrage du baleinier Essex- Owen Chase (témoignage)
  • Scénarios pour mieux écrire les mots- Céline Leroux et Lise Martin (éducation)
Le roman YA :
  • Quatre filles et un jean pour toujours-Ann Brashares
Les romans jeunesse :
  • Scarlett 007- Geneviève Guilbault
  • Granulite- François Gravel
  • Po-Paul et Ratatouille- Carole Jean Tremblay
  • La bataille au sommet- Katia Canciani

Scénarios pour mieux écrire les mots

’Éditions : Chenelière éducation, 2013
Collection : Didactique
145 pages
 
Quatrième de couverture :
 
L'apprentissage de l’'orthographe lexicale représente un défi quotidien pour nombre d’'élèves. La première partie de l'’ouvrage présente la démarche des auteures et des éléments de théorie liés à l’'orthographe lexicale. La deuxième partie présente 24 règles d’'orthographe lexicale, en lien avec la progression des apprentissages, pour les 1er et 2e cycles du primaire avec des idées de réinvestissement pour le 3e cycle. On y propose, pour chaque niveau, des activités ludiques et variées qui permettront de soutenir la mémoire orthographique des élèves afin de les aider à mieux écrire les mots : patrons orthographiques, règles orthographiques s'’appuyant sur un recensement des mots fréquents répartis par niveau et matériel faisant appel aux différents styles d'’apprentissage.

De nombreuses fiches reproductibles, en couleurs et en noir et blanc, sont fournies pour chacune des règles sur le site Web de Chenelière. Les 24 affichettes, qui représentent les 24 règles sont elles aussi proposées sur le site Web, mais également sur des cartons en couleurs.
 
Mon commentaire :
 
Coup de cœur pour ce matériel didactique, qui présente une manière ludique et surtout différente d'apprendre des règles d'orthographe lexicale. Travaillant quotidiennement avec des élèves qui éprouvent d'importantes difficultés d'apprentissage et qui peinent à apprendre des mots par cœur, je suis constamment à la recherche de moyens de simplifier leurs apprentissages. Non seulement ce matériel permet de tout simplifier, mais en plus il est très ludique !
 
Même si pour l'instant je l'ai à peine testé dans mon école, je compte l'installer dans les classes du premier et du deuxième cycle de mon école dès le retour. Il répond tellement aux besoins de la classe de troisième année, entre autres, que j'ai très hâte de l'expérimenter avec eux ! J'ai aussi très hâte de le présenter aux autres enseignantes (plusieurs d'entre elles m'ont manifesté leur impuissance face aux difficultés des élèves en orthographe).
 
En effet, ce matériel présente des règles contextuelles de l'orthographe lexicale en français, par exemple les fameux c doux / c dur et g doux / g dur. Il donne également des trucs pour simplifier le choix entre les graphies en / an, en tenant compte des syllabes dans lesquelles ils sont, ou de mieux savoir quelles consonnes se doublent en fonction de leur position dans le mot. Le tout est articulé selon la démarche de l'enseignement explicite et comporte de nombreux moyens mnémotechniques pour retenir la règle. Le tout est surtout très ludique, comme je l'ai déjà mentionné. Toutes les activités d'une même règle s'articulent autour d'un même temps, par exemple les pirates, monsieur Champion, les mutants, la souris qui grignote du fromage, etc.
 
Bref, je n'ai pas de mots pour décrire l'enthousiasme que suscite chez moi ce matériel. Mon seul regret, c'est qu'il n'y ait pas encore davantage de scénarios !
 
J'ai maintenant terminé de monter le matériel. Maintenant ne reste qu'à l'expérimenter ! J'ai presque hâte de retourner au travail !

 

jeudi 29 décembre 2016

Jacques Demers en toutes lettres

Éditions : Stanké, 2005
584 pages

Quatrième de couverture :

Nous connaissons tous Jacques Demers, l'ancien entraîneur du club de hockey Canadien, à qui Montréal doit sa dernière conquête de la Coupe Stanley en 1993. Reconverti en «joueurnaliste», il est aujourd'hui une figure de proue du journalisme sportif québécois, collaborant notamment à RDS, au Journal de Montréal et à la station de radio CKAC.

Fruit de plusieurs années de recherches et d'entrevues, cette biographie nous fait découvrir la trajectoire extraordinaire d'un homme qui n'a jamais renié ses modestes origines et connaît mieux que personne la définition du mot «adversité». Entre autres difficultés, la violence de son père alcoolique à l'endroit de sa famille, en particulier de sa mère, a été déterminante dans le cours de son destin. Son profond dégoût de la violence faite aux femmes l'a d'ailleurs incité à verser une part de ses redevances à l'organisme Le Chaînon.

Si certains connaissaient l'histoire de sa lente ascension d'un poste de livreur de Coca-Cola à l'élite de la LNH, seule une poignée d'intimes partageait son plus grand secret. Ce handicap, qu'il avait jusqu'à ce jour soigneusement caché, ne l'a pourtant pas empêché de mener une carrière de rêve et de devenir une figure marquante de la vie sociale de Québec, Saint Louis, Detroit, Tampa Bay et, bien sûr, Montréal.

Ce livre nous révèle le portrait d'un être attachant, laissant aussi une juste place à l'homme de hockey et à son formidable parcours sportif. Vies privée et publique s'y conjuguent pour nous offrir toutes les facettes d'une personnalité profondément humaine, chaleureuse, passionnée, altruiste, énergique et optimiste. Un témoignage souvent bouleversant, toujours touchant, qui rejoindra tout autant lecteurs et lectrices.
 
Mon commentaire :
 
Acheté par ma mère pour mon père qui commençait à peine à lire des livres pour passer le temps il y a plus de dix ans, ce livre est atterri dans ma bibliothèque après être passé entre les mains de mon père, ma mère et mon grand-père. Bien qu'à l'époque, j'étais déjà sortie de ma passe de maniaque de hockey, il me faisait de l'œil, sans trop que je sache pourquoi. Mais bien sûr, j'avais tant d'autres livres à lire qu'il est resté bien caché pendant plusieurs années. Jusqu'à ce que je décide de lire tous les vieux livres de ma PAL l'année passée.
 
Quand je l'ai finalement sorti de sa misère, ce livre ne m'intéressait plus pour les mêmes raisons qu'à l'origine. D'étudiante collégiale que j'étais à sa parution, je suis devenue orthopédagogue, et, par le fait même, très intéressée par l'analphabétisme. Je désirais découvrir comment ce mal se traduisait dans le quotidien d'un homme constamment épié et sollicité par les médias.
 
À ma grande surprise, et malgré toute la publicité faite autour de cette révélation à la publication de la bibliographie, l'analphabétisme n'est pas tant abordé dans cette biographie. C'est un peu toute la vie de l'entraîneur qui est abordée. Et sa vie professionnelle bien davantage que sa vie personnelle.
 
Mais bon. Une fois cette petite déception avalée, j'ai embarqué dans ce livre à 100%. J'ai été époustouflée par l'histoire de ce petit homme du quartier Notre-Dame-de-Grâce, un quartier défavorisé de Montréal, qui a survécu à un père alcoolique, violent et dévalorisant pour devenir le dernier entraîneur à ce jour à avoir gagné la coupe Stanley avec le Tricolore. L'histoire de l'ascension de cet homme qui n'a même pas fait le junior majeur comme joueur vers la gloire est proprement époustouflante.
 
Mais par dessus tout, c'est le caractère humble, honnête et respectueux de l'homme qui transparaît dans chaque page. Le même message est passé à répétition par tous ceux qui l'ont côtoyé pendant sa carrière : Jacques Demers est un homme intègre, positif et respectueux.  En fait, je ne compte pas le nombre de fois que j'ai lu le mot «respect» dans cette biographie.
 
Bref, je ne regrette pas d'avoir lu cette biographie, ni de l'avoir lu maintenant que je ne suis plus le hockey. D'une certaine façon, cette lecture m'a rendue nostalgique d'une époque que je n'ai pas connue ou si peu !

samedi 24 décembre 2016

Récit de l'extraordinaire et affligeant naufrage du baleinier Essex

Quatrième de couverture :
 
Le 12 août 1819, l'Essex appareille avec vingt hommes à bord, en vue d'une chasse à la baleine dans le Pacifique. Après plusieurs mois de pêche, le navire, en plein océan, est attaqué par un cachalot géant. Le bâtiment sombre en quelques minutes et l'équipage se répartit sur trois canots. Leur odyssée va durer quatre-vingt-treize jours. Il y aura huit survivants.

Owen Chase, commandant en second, publie ce livre à son retour. Un témoignage à couper le souffle sur les baleiniers, sur l'enfance de l'Amérique, mais aussi sur l'exil et la solitude, sur la capacité animale de l'homme à supporter, au nom de la survie, ce qui ne doit pas l'être.

Le récit qui enfanta Moby Dick.
"La lecture de cette prodigieuse histoire a eu sur moi un effet étonnant." Herman Melville.
Mon commentaire  :
 
Quel récit prenant et difficile à supporter que celui-ci ! Les membres de l'équipage de ce baleinier échoué au  milieu du Pacifique en 1819 ont fait preuve d'énormément de courage et ont été raisonnables au-delà de l'imaginable en ce qui concerne le rationnement de leurs provisions.
 
Ce récit se lit en moins de deux heures, mais il est tellement prenant qu'on a vraiment l'impression d'être avec les membres de cet équipage et de ressentir leurs souffrances. La narration est extrêmement épurée et laisse beaucoup de liberté au lecteur, ce que j'ai particulièrement apprécié. J'aime bien mieux qu'on me laisse entendre qu'ils souffrent qu'on m'explique en long et en large quelles sont ces souffrances, leurs symptômes et leurs conséquences. J'ai même été très étonnée que l'auteur ne mentionne les ravages du soleil sur l'océan à la hauteur de l'équateur que vers la fin de leur périple. Aucun mot non plus sur la longueur interminable que doit être une journée à rien faire en mer à ne penser qu'à sa soif et à sa fin. Et aucun mot sur le goût de l'urine qu'ils boivent ou, vers la fin, sur la chair humaine dont ils ont à se nourrir. 
 
Enfin, vous l'aurez compris, c'est un livre dont aussi insupportable qu'il est impossible de lâcher. Une véritable torture... Je comprends mal pourquoi il n'a pas été traduit plus tôt. Une chose est certaine, c'est que je comprends que ce livre ait pu servir d'inspiration à Herman Melville pour son fameux Moby Dick. Maintenant, il me faudra le lire...

dimanche 18 décembre 2016

Scarlett 007

Éditions : Andara, 2016
Collection : Mon big à moi
416 pages

Quatrième de couverture :

Connais-tu Scarlett 007? Cette jeune espionne a été engagée pour résoudre un mystère de la plus HAUTE IMPORTANCE. Le problème c’est qu’elle n’est pas DU TOUT douée en matière d’espionnage. Elle est même… disons-le… VRAIMENT mauvaise!
Aidée de ses deux coéquipiers, elle est bien décidée à découvrir le fabuleux secret de monsieur Pré-Vert. Parviendra-t-elle à boucler son enquête malgré ses idées complètement FARFELUES? Ouvre vite ton BIG pour le découvrir !
Mon commentaire :
 
Voici un livre que je n'aurais probablement pas choisi moi-même pour mes élèves mais qui s'est révélé être une belle surprise. En orthopédagogie, on a assez rarement l'occasion de travailler avec les jeunes individuellement, mais cette année, cette occasion s'est présentée avec une de mes élèves de cinquième année. Comme cette dernière s'engage très peu dans ses lectures, et comme elle ne se questionne pas assez sur sa propre compréhension, je me suis dit que j'allais profiter du fait que nous étions seules pour lire un roman de son choix ensemble.
 
Quand elle m'est arrivée avec ce roman, j'ai d'abord hésité, trouvant qu'il avait l'air trop facile pour elle, et, disons-le, à première vue, l'histoire n'avait pas l'air bien solide. Je me suis pourtant vite ravisée. Malgré les nombreuses images, les polices en majuscules et les drôles de caractères et expressions des personnages, il y a bel et bien une histoire là-dessous. Une histoire comique, qui plaira à de nombreuses petites filles.
 
C'est un roman idéal pour lire à voix haute, en mettant de l'intonation et de l'expression. C'est aussi le roman idéal pour travailler les prédictions avec des enfants qui ont peu d'expérience en lecture de romans.
 
Nous avons donc toutes les deux pris la voix d'un certain nombre de personnages, et nous nous sommes séparées la narration. Elle m'a dit avoir vraiment beaucoup aimé l'expérience, et avoir attendu avec impatience notre demi-heure de lecture hebdomadaire. Je dois dire que j'ai aussi adoré mon expérience, qui m'a permis de créer un lien unique avec cette élève qui, je dois l'avouer, avait le don de jouer avec mes nerfs avant.
 
Je ne saurais assez vous encourager à partager des lectures avec vos enfants et avec vos élèves. Et laissez-les donc choisir leurs lectures, ils seront encore davantage motivés !

Granulite

Éditions : Québec Amérique, 1992
87 pages

Quatrième de couverture :

Aller passer une semaine chez sa grand-mère parce que ses parents sont partis en voyage d'amoureux, ce n'est certainement pas une aventure ! Mais... lorsque les livres de grand-mère recèlent plusieurs secrets et mystères... il y a de quoi jubiler
 
Mon commentaire :
 
Trouvé dans une pile de livres élagués de la bibliothèque de mon école de stage il y a quelques années, je n'ai pas pu résister à la tentation de redécouvrir les oeuvres de François Gravel, que j'ai lu presque en entier durant mon enfance.
 
Ce titre, toutefois, ne me disait absolument rien. C'était donc un bon titre pour le redécouvrir. Et j'ai adoré !
 
Même s'il a été écrit il y a plusieurs années, je crois que ce livre a encore le potentiel de transmettre un peu de la magie des livres et des mots aux jeunes. Un petit garçon qui va se faire garder chez sa grand-mère en grinchant, s'attendant à une semaine ennuyeuse, ça existe encore. Et des grand-mères qui ont la passion des mots et des livres, ça existe encore aussi.
 
Je me suis glissée avec bonheur dans le monde de ce petit garçon, pensant à ma propre grand-mère, qui, elle aussi, avait un dictionnaire noir à force d'en tourner les pages pour faire ses mots-croisés. Ma mamie à moi aussi, elle avait la passion des mots, passion qu'elle a transmise tant à ses enfants qu'à ses petits-enfants.
 
Ce petit livre, trouvé gratuitement dans une pile de vieux livres usés, je le garderai précieusement. Et je le relirai sans aucun doute.

Quatre filles et un jean pour toujours

Titre original : Sisterhood Everlasting
Éditions : Gallimard, 2012
Paru en anglais : 2011
423 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Tibby, Lena, Carmen et Bridget ont grandi. La vie les a éloignées. Et, au-delà de la carrière professionnelle et de leur vie amoureuse, chacune sait que quelque chose leur manque... La proximité qu'elles ont toujours connue jusqu'ici.
 
Un beau jour, enfin, Tibby qui vit en Australie leur envoie des billets d'avion pour organiser des retrouvailles en Grèce !
 
Aucune des quatre amies ne se doute à quel point leur vie en sera bouleversée, à jamais...
 
Mon commentaire :
 
Quand je suis entrée dans l'univers de ces quatre adolescentes pour la première fois, j'avais à peu près leur âge, et je m'identifiais beaucoup à elles. Comme elles, j'étais sur le point d'entrer dans l'âge adulte et j'appréhendais un peu la vie après le secondaire, car je savais qu'il signifiait que les gens qui étaient au centre de ma vie allaient en grande partie s'éloigner tout naturellement de ma vie.
 
Je les retrouve des années plus tard, et elles ont encore mon âge. C'est un hasard total. Je ne m'attendais pas à ce que l'auteure soit si réaliste et qu'elle les ait séparées ainsi, aux quatre coins des Etats-Unis, et même du monde ! Une surprise bien agréable...
 
Si j'ai eu du mal à me remettre dans l'atmosphère, une fois dedans, une fois admis que ce serait différent, j'ai beaucoup aimé, et je me suis un peu identifié aux quatre protagonistes, tour à tour. J'ai trouvé que c'était une belle conclusion pour celles qui, comme moi, ont grandi en même temps que ces personnages. Ce n'était toutefois pas une fin nécessaire.

Le chardon et le tartan, tome 8, partie 2 : écrit avec le sang de mon coeur

Titre original : Written in my Own Heart's Blood
Éditions : Libre expression, 2016
Paru en anglais : 2014
375 pages

Quatrième de couverture :

Dans la foulée de la bataille de Monmouth, en 1778, Claire et Jamie Fraser doivent déterminer quelle sera leur prochaine destination. Resteront-ils à Philadelphie, où Fergus, le fils adoptif de Jamie, possède toujours son imprimerie, ou se hasarderont-ils à revenir à Fraser's Ridge, en Caroline ? Jamie souhaite aussi se réconcilier avec son fils naturel, William, qui ne veut rien savoir de son père biologique et qui a choisi la cause loyaliste, tout comme l'homme qui l'a élevé, lord John Grey.

Brianna, la fille de Claire et Jamie, tentera elle aussi de retisser la toile familiale en partant à la recherche de son mari, Roger, dont le voyage dans le passé l'a ramené vers son propre père. L'amour et la famille triomphent dans cette quête qui mènera les personnages jusqu'à l'Amérique révolutionnaire, en passant par l'Écosse de 1739 et celle de 1980.

Mon commentaire :
 
Comme pour tous les tomes jusqu'ici, ce livre est un page-turner. On enchaîne les pages comme si de rien était. L'auteure nous entraîne où elle le veut, sans difficultés. Ce tome est probablement sans surprises comparée à d'autres, mais il comporte tout de même quelques péripéties inattendues, quelques moments insoutenables.
 
Malheureusement, j'ai fait l'erreur d'espacer ma lecture des deux parties de plusieurs mois, ce que je n'aurais pas dû faire, car j'avais souvent l'impression d'avoir oublié des événements qui m'auraient mieux fait comprendre la suite. J'aurais dû m'en douter, car en anglais, les deux parties forment un seul livre. On est donc pas supposés espacer les deux parties, comme on peut espacer la lecture de deux tomes. Je recommande donc à tous les francophones qui le lisent de lire les deux parties en même temps.
 
Fidèle à son habitude, Diana nous laisse avec de nombreux questionnements qui nous rendent impatients de lire la suite. Malheureusement, celui-ci n'a pas encore paru, pas même en anglais ! Il faudra donc patienter encore...

Po-Paul et Ratatouille

Âge : 6 à 10 ans
Illustrations : Frédéric Normandin
Éditions : Bayard, 2012
Collection : Cheval masqué, au trot
39 pages

Quatrième de couverture :

Po-Paul apporte un «objet-surprise» en classe. Quand il veut le dévoiler, il est bien embêté. Ratatouille a disparu ! Le garçon part à sa recherche dans les corridors de l'école. Il trouve des bêtes égarées, mais aucune trace de son animal. Où est Ratatouille ?

Mon commentaire :

Voici l'unique autre titre que j'ai lu de la collection Cheval masqué pour l'instant. Il fait partie de la sous-collection intermédiaire, possédant lui, environ 40 pages par titre. La police de caractère est légèrement plus petite que celle de la sous-collection au pas. L'histoire, elle, n'est pas réellement plus complexe, mais elle respecte elle aussi le schéma du récit en entier.
 
C'est un beau titre pour travailler l'inférence, car Po-Paul doit jouer à l'objet mystère, un jeu que j'ai toujours aimé faire en suppléance. Il s'agit d'apporter un objet, de le cacher à la vue des autres élèves. Ces derniers doivent deviner l'objet en ne posant que des questions fermées et en accumulant les indices. Po-Paul n'a malheureusement pas eu l'idée du siècle, car il a amené son animal de compagnie, qui s'est enfui dans l'école ! C'est un animal peu ordinaire, mais en le cherchant partout dans l'école, il refuse de dire de quoi il s'agit pour ne pas le révéler aux autres élèves ! S'ensuit de nombreuses péripéties où le lecteur accumule tranquillement les indices pour deviner de quel animal il s'agit.
 
Une bien belle idée de mini-roman, que j'ai beaucoup aimée ! Je pense que les élèves apprécieront eux aussi.

La bataille au sommet

Âge : 6 à 10 ans
Illustrations : Julie Deschenes
Éditions : Bayard, 2010
Collection : Cheval Masqué, au pas
31 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Raphaël et Patrick se disputent au sommet d'une montagne de neige. Heureusement, Sophie est là... Les conflits dans la cour d'école, elle connaît ça ! Réussira-t-elle à empêcher la bataille ?
 
Mon commentaire :
 
Je crois qu'après plus d'un mois de recherches, j'ai finalement trouvé la collection de livres qu'il me fallait pour partir un projet de tutorat avec les élèves de troisième année de mon école ! La principale difficulté étant les niveaux très variés de lecture, je me devais de trouver une collection qui offrait un niveau de difficulté raisonnable pour l'ensemble des élèves.
 
Cette collection possède la particularité de se décliner en trois sous-collection, chacune représentant un niveau de difficulté différent. Ce titre fait partie de la sous-collection au pas, qui est la plus facile. Chaque mini-roman a tout de même 32 pages et, pour le peu que j'ai lu, raconte une histoire complète, avec une situation initiale, un problème, des péripéties et un dénouement.
 
Les enfants pourront facilement s'identifier à cette histoire, car, qui, en effet, n'a jamais joué au roi de la montagne en troisième année du primaire? Ce jeu, n'importe quelle enseignante pourra vous le dire, est la meilleure source de conflits possible. Heureusement que la petite Sophie est là pour proposer des solutions créatives !
 
J'ai beaucoup aimé cette histoire, et j'ai été d'autant plus ravie lorsque j'ai découvert que plusieurs livres de cette collection s'accompagnent de fiches pédagogiques téléchargeables gratuitement sur Internet. Celles-ci possèdent toutes sortes de questions, ouvertes, à choix de réponses, d'association, etc. tant sur l'histoire que sur le vocabulaire employé dans le livre. De plus, des questions de causerie sont suggérées, ce qui alimentera agréablement mon projet de tutorat.
 
Ça me donne presque le goût d'y travailler pendant les fêtes !

mercredi 30 novembre 2016

Bilan novembre 2016

Voilà bien longtemps que je n'avais pas eu un si bon mois de lecture... Je suis allée vérifier, je n'avais pas dépassé les 1500 pages depuis décembre 2015... J'en suis donc très heureuse, même si j'ai surtout lu de la littérature jeunesse.

Au mois de novembre, j'ai donc lu :

1524 pages
13 livres
4 livres pour adultes, 9 livres jeunesse
12 fictions, 1 non fiction

Les romans pour adulte :

Amours en marge-Yoko Ogawa
La maison de Jane- Robert Kimmel Smith
La dame qui avait des chaînes aux chevilles

Le non-fiction :

Le goût du large- Nicolas Delesalle

Les romans jeunesse :

Les enfants de l'eau-Hélène Gagnier
Le père Noël travaille à mon école-Élaine Turgeon
Dent-Dure et Courtepatte au royaume de Toutécran- Yann Walcker
La dent de croco de Winnie- Laura Owen
Lisa et le Croquemot- James Benoit
Klovis et les monstres- Alain M. Bergeron
L'âne magique du petit chevalier- Alain M. Bergeron
Un ourson sur la banquise- Yves-Marie Clément Morgan

Le livre de contes et légendes :

Jack le bossu-Daniel Projean

Jack le bossu

Sous-titre : Porteur de paroles des Îles-de-la-Madeleine
Autoédition, 2014
50 pages

Quatrième de couverture :

À la suite de la lecture de cette troisième édition de Jack le bossu de l'île d'Entrée, vous êtes tous et toutes invités à composer votre propre récit.

À la fin du volume vous trouverez quelques indications sur la structure d'un conte et à partir de ces informations, vous pourrez laisser votre imaginaire faire le reste. Ayez du plaisir à écrire, tout comme les élèves de Bassin aux Îles de la Madeleine ainsi que les élèves de Gray-la-Ville en France. De plus, l'Association des Griots Noirs du Togo se sont joints à eux pour vous raconter leurs histoires de Jack.
 
Mon commentaire :
 
Qui dit autoédition dit risques. J'ai pourtant été immédiatement intéressée par ce livre lorsque je l'ai vu bien en évidence sur les étagères de la bibliothèque municipale, et ce, pour deux raisons.
 
Premièrement, depuis que je suis adulte, je sais mieux apprécier les contes que lorsque j'étais petite, et j'ai une certaine curiosité à découvrir les croyances, les mythes et les contes particuliers à une région. Quand en plus la région en est une d'une partie du Québec qui m'attire depuis toujours, et bien, je n'hésite pas et j'emprunte le livre en question.
 
Deuxièmement, la rare mention de Togo dans le titre m'a presque fait sursauter. J'y suis allée en 2011, et j'ai depuis un coin de mon cœur qui y est resté. Pour moi le mot Togo est synonyme d'intérêt à tout coup. En plus, l'illustration de la femme africaine sur la couverture me rappelle le papier à lettres peint par des artistes handicapés que j'ai acheté lors de mon voyage.
 
J'étais donc conquise d'avance. Or, si le conte de Jack le Bossu est intéressant en soi, il compose bien peu de pages du livre. En fait, la majorité du livre est consacrée à l'édition de contes écrits par des enfants de France et du Togo à partir du conte original des Îles de la Madeleine. Je leur ai porté un intérêt d'enseignante, mais je ne crois pas qu'ils puissent rejoindre la population générale, ni l'ensemble des jeunes.
 
Le concept est tout de même intéressant pédagogiquement parlant, puisqu'à la fin du livre, plusieurs pages sont laissées vides afin que les enfants qui le lisent puissent composer leur propre conte à partir des explications sur la structure d'un conte qui sont donnés après les récits des enfants.
 
Malheureusement, j'ai trouvé beaucoup trop de coquilles et de fautes de grammaire pour que j'aie envie de le présenter à mes élèves. Je sais très bien qu'ils ne s'en rendraient probablement jamais compte, mais que voulez-vous ? J'ai un problème éthique avec cela.
 
Je trouve donc dommage que ce livre ne soit pas passé entre les mains d'un éditeur qui l'aurait peaufiné. Tant pis !