dimanche 18 février 2018

Le chat, la citrouille et la sorcière

Illustrations : Patricia Lapointe
Éditions : CERRDOC, 1993
Collection : Pour de vrai
44 pages

Quatrième de couverture : 

La reine des sorcières est une vieille bonne femme malfaisante. Elle a un vilain chat noir et une énorme citrouille magique. Elle veut jeter aux enfants un terrible sortilège : faire disparaître pour toujours l'Halloween ! David et Marie-Chantale pourront-ils conjurer le mauvais sort de l'affreuse sorcière et sauver la fête des enfants ?


Mon commentaire : 

Ce petit roman jeunesse m'a été offert récemment par une éducatrice spécialisée qui prenait sa retraite. Il ne date pas d'hier, ce qui explique sans doute que je sois incapable d'en retrouver la moindre trace sur Internet. Il a été publié en 1993 alors que je faisais ma première année ! Cela veut dire qu'à l'époque de sa parution, je n'aurais même pas été capable de le lire moi-même ! 

Il n'en demeure pas moins qu'il est toujours d'actualité - pour ceux qui le trouveraient. On y explique de façon ludique et imaginative les règles de sécurité aux enfants qui passent l'Halloween. C'est donc une bonne amorce pour qui voudraient en discuter avec son enfant ou avec sa classe. 

En dépit de sa mise en page et de sa page couverture démodée, je crois que ce livre saura encore plaire aux jeunes. À condition qu'il le leur soit lu et qu'ils n'aient pas à le lire eux-mêmes. 


Mère Teresa

Titre original : Mother Teresa
Mon édition : Presses du Châtelet, 2003
Première édition en anglais : 1992
279 pages 

Quatrième de couverture : 

Le 10 décembre 1979, le visage, la silhouette et le nm d'Agnès Bojaxhiu deviennent familiers à chacun : Mère Teresa reçoit, à Oslo, le prix Nobel de la paix. Et refuse le banquet organisé en son honneur. 

Moins d'un quart de siècle plus tard, le 19 octobre 2003, au cours d'une messe célébrée place Saint-Pierre à Rome, Mère Teresa aura été déclarée « bienheureuse». 

Jamais, depuis le Moyen Âge, dossier en béatification n'aura été instruit aussi rapidement. Une preuve du respect et de la tendresse que le pape Jean-Paul II a toujours éprouvés à l'égard de la fondatrice de l'ordre des Missionnaires de la Charité. 

Cette nouvelle édition de l'une des biographies les plus complètes - et les plus émouvantes - consacrées à la religieuse, qui a rejoint la maison de Dieu le 5 septembre 1997, est complétée de chapitres détaillant le processus ayant mené à sa béatification. Il y est révélé notamment comment fut établie la preuve d'un miracle survenu grâce à son intercession. 

Mon commentaire  :

Je ne suis pas une personne religieuse, mais la vie des gens qui font des sacrifices pour aider son prochain m'a toujours fascinée. Si j'étais née à une autre époque et que j'avais été élevée dans un esprit beaucoup plus conservateur, j'aurais peut-être choisi d'être missionnaire. Après tout, mon métier d'orthopédagogue m'amène à aider ceux qui en arrachent le plus à l'école et l'une de mes grandes passions est le voyage. Ce n'est cependant pas le cas, mais il n'en demeure pas moins que le récit de la vie de Mère Teresa avait tout pour m'intéresser. 

L'un des aspects qui font de cette biographie une lecture particulièrement intéressante est qu'il a été écrit par quelqu'un de proche de Mère Teresa, mais qui n'est pas de confession catholique. Le livre n'est donc pas infesté de références à Dieu, mais plutôt de faits. Les actions de Mère Teresa sont décrites de façon simple, et démontrent efficacement elle était elle aussi une personne simple et sans artifices. Le fait qu'elle n'acceptait rien pour elle même et qu'elle dépensait immédiatement tout ce qu'elle recevait comme dons pour palier aux besoins les plus immédiats démontre à quel point elle était convaincue de sa mission d'aider les pauvres et d'accepter les rejetés de la société.

Selon la volonté de Mere Teresa, ce livre est davantage le récit des Missionnaires de la Charité que la biographie de la femme. Encore un indice de sa sagesse et du fait qu'elle ne faisait pas ce qu'elle faisait pour bien paraître. 

J'ai beaucoup aimé découvrir comment les missionnaires aident les affamés, les mourants, les souffrants et les enfants abandonnés. Cela m'inspire et j'ai bien envie de retourner faire une mission à l'étranger maintenant. 

Non seulement la vie de Mère Teresa est inspirante, mais elle remet les choses en perspective et vous rend humble. Je recommande cette lecture à tous et à toutes.


L'intelligence émotionnelle 2

Titre original : Working With Emotionnal Intelligence
Éditions : J'ai lu, 2004
Paru en anglais en : 1998
Collection : Bien-être
384 pages


Quatrième de couverture : 

Après son premier best-seller, Daniel Goleman se penche sur les vraies raisons de la réussite professionnelle. Là encore, il ne s'agit pas de Q.I., de diplômes ou d'expertise technique, mais bien de nos aptitudes émotionnelles. Il nous aide à améliorer nos compétences personnelles- le self-control, la motivation, l'intégrité - et nos compétences sociales - la capacité de communiquer, d'évoluer, de stimuler les autres - en nous apprenant à gérer nos émotions dans le cadre du travail. Pour nous permettre de nous épanouir pleinement dans notre vie professionnelle. 

Mon commentaire : 

Le sous-titre de mon édition, « Accepter ses émotions pour s'épanouir dans son travail », de même que la quatrième de couverture, sont mensongers et ne devraient pas être la raison pour laquelle vous liriez ce livre. Le propos de ce livre ne vous amène pas à « accepter vos émotions »,  mais plutôt à comprendre pourquoi et comment vos émotions et vos compétences sociales peuvent vous aider dans votre milieu de travail. Ce n'est absolument pas un guide pour vous dire comment changer, ou comment vous améliorer. Il n'y a pas à dire, ceux qui l'ont publié ne l'ont pas lu pour faire un marketing aussi mensonger. 

Ce livre est dans ma bibliothèque depuis l'époque lointaine où, désœuvrée, j'avais quitté le programme de psychologie que j'avais entamé, me rendant compte que ce n'était pas ma place. Je ne savais absolument pas ce que me réservait l'avenir. Je n'avais encore jamais eu de travail, ma timidité écrasante m'empêchant de passer une entrevue ou même d'aller porter un curriculum vitae. C'est fou ce que j'ai évolué depuis cette époque ! J'espérais trouver dans ce livre quelques réponses qui m'aideraient à surmonter ce manque d'assurance qui allait certainement jouer contre moi. Bref, j'étais tombée dans le panneau, comme sûrement plusieurs autres personnes avant et après moi. 

C'est une chance que j'aie complètement oublié de lire ce livre à cette époque, car il ne m'aurait aucunement aidé. Même si les nombreux exemples de succès et d'insuccès racontés par Goleman se passent majoritairement dans le monde de ingénierie, de l'informatique ou des finances, des domaines on ne peut plus éloignés de l'enseignement où je suis, j'ai pu, avec l'expérience que j'ai maintenant, faire de nombreux liens avec mon milieu de travail et avec les personnes qui y travaillent. Le bouquin m'a confirmé quelques impressions que j'avais, notamment que certaines personnalités ont le don de freiner le changement, par peur. Comme j'ai eu affaire à trois directions différentes en trois ans, j'ai aussi fait de nombreux liens avec les différents styles de gestion du personnel, et j'ai compris pourquoi et comment certaines d'entre eux arrivent à créer un esprit d'équipe qui permet de faire bouger les choses.

J'ai également confirmé que la direction d'école n'était pas une option pour moi. Ce qui m'intéresse, c'est de travailler directement auprès des élèves en difficultés, pas de diriger des professionnels. 

En bref, si ce livre se révèle une surprise quant à son contenu, ce n'en est pas nécessairement une mauvaise. Chacun peut y trouver quelque chose qui lui servira dans son milieu de travail, à condition d'être assez motivé pour lire 384 pages de caractères minuscules remplis d'exemples redondants, et de discours motivationnels parfois pompeux et agaçants. 


vendredi 2 février 2018

Bilan janvier 2018

Ça commence bien 2018 ! Ce mois-ci, j'ai lu :

8 livres
6 fictions et 2 non fictions
1 roman jeunesse
1 livre lu en v.o.
2256 pages

Mais surtout, 8 livres de ma PàL parmi les plus vieux de ma bibliothèque ! Et étonnamment, il y a parmi ces livres quelques bonnes surprises.

Les romans :

  • Au fond du lac- Stuart Woods
  • Le vignoble- Barbara Delinski
  • Le café de l'Excelsior- Philippe Claudel
  • L'élégance du hérisson- Muriel Barbery
  • Une affaire de harcèlement- Lisa Scottoline

Les non fictions :
  • Briser le silence- Michel Vastel
  • Scottish Witches- Lily Seafield
Le roman jeunesse :
  • Les dents de la poule- Raymond Plante

Au fond du lac

Titre original : Under the Lake
Éditions : France Loisirs, 1988
Paru en anglais : 1987
377 pages

Deuxième de couverture :

Y a-t-il au fond du lac de Sutherland autre chose que des cailloux?
John Howell, ex-journaliste célèbre parti dans la montagne pour faire le point sur sa vie privée et professionnelle, ne trouve pas le calme attendu dans la petite ville qu'il a choisie comme retraite. D'abord, il y a l'attitude hostile du magnat local, qui a construit le barrage du lac, qui fait la pluie et le beau temps dans la région et qui n'aime pas que des gens d'ailleurs viennent chercher des squelettes dans son placard.
Le shérif et les autres notables n'apprécient pas davantage qu'Howell commence à s'intéresser à ce qui s'est passé vingt-cinq ans plus tôt, lorsqu'il fallut chasser les fermiers de la vallée pour créer un lac artificiel.
Ce lac a apporté à tous la prospérité, mais à quel prix? C'est peut-être ce que cherche à expliquer au journaliste l'étrange adolescente qui lui apparait un soir, fantôme muet qui l'invite à regarder au fond du lac...
 
Mon commentaire :
 
Je suis pas mal fière de moi, parce que depuis environ trois ans, je suis résolue à débarrasser ma bibliothèque de ses vieilleries. Moi qui pensait m'ennuyer avec ces livres qui prennent la poussière depuis des années, je n'arrête pas de faire de belles découvertes.
 
Je pensais m'ennuyer solidement avec ce livre à cause de la mention d'un fantôme, que je voyais bien mal cadrer avec le résumé de cette histoire. Je me suis pourtant surprise à dévorer le livre, qui m'a réservé de nombreuses surprises et détours inattendus. Cette histoire n'a rien de classique, et le dénouement en laisse sûrement plus d'un surpris. Le mystère qui plane autour de la construction de ce lac artificiel est le plus total, et les habitants de cette petite ville des montagnes de Géorgie sont tous plus louches les uns que les autres...
 
La place du fantôme n'est pas trop dominante, elle n'est là que pour épaissir le mystère. Vraiment une belle surprise que ce roman qui a l'air tout sauf intéressant. À lire si vous pouvez le trouver !
 
 

samedi 27 janvier 2018

Le vignoble

Titre original : The Vineyard
Éditions : Le livre de poche, 2002
Paru en anglais : 2000
412 pages

Quatrième de couverture :
 
À cinquante-six ans, Natalie Seebring, veuve depuis peu, scandalise ses enfants et la bonne société de Rhode Island en annonçant son remariage avec l'’intendant de son magnifique vignoble d’'Asquonset.
Quant à Olivia, la jeune artiste qui a restauré pour elle des photos anciennes, elle est fort surprise lorsque Natalie la convie à passer plusieurs semaines dans sa propriété, afin de l’'aider à écrire son histoire. Car cette femme décidée à vivre suivant sa volonté entend aussi s’'expliquer.
Au fil des jours, Olivia découvre le passé de Natalie Seebring : la ruine de son père dans le krach de 1929, le difficile recommencement sur le domaine alors modeste, et la tendresse qui, dès l’'enfance, l’'a unie au jeune Carl, fils de paysans….
Une complicité profonde, faite d'’affection et d’'admiration, naît bientôt entre ces deux femmes de générations différentes, que la romancière du Refuge du lac rend merveilleusement humaines et attachantes.
 
Mon commentaire :
 
Je continue à vider ma bibliothèque de ses intrus, c'est-à-dire des livres dont je ne sais trop comment ils y sont parvenus. L'idée de lire une petite romance ne m'enchantait pas particulièrement. Mais souvent, une fois les premières pages passées, je me trouve à défiler les pages l'une après l'autre, guidée par un plaisir coupable, puisque ma tête me dit sans cesse que c'est complètement cliché.
Ma lecture de ce roman a particulièrement mal commencé, car d'entrée de jeu, on voit une erreur flagrante sur la quatrième de couverture. Natalie Seebring n'a pas 56 ans, mais bien 76 ans. On s'explique donc un peu mieux le scandale causé par l'annonce de son remariage quelques mois après le décès de son mari.
J'étais fort irritée de cette erreur, m'attendant presque à en retrouver à toutes les pages. C'est fort heureusement la seule qui m'ait sauté aux yeux, et bientôt je me suis mise à lire cette histoire avec intérêt.
Un aspect qui m'a particulièrement plu est que tout ne tourne pas autour de l'histoire entre Olivia et Simon. On y lit aussi l'histoire d'Olivia, abandonnée par sa mère, et de sa fille Tess une petite fille de dix ans revêche et atteinte d'une dyslexie handicapante. Il y a l'histoire de Nathalie Seebring qui a grandement participé au succès du vignoble dans l'ombre de son mari Alexander. On lit également l'histoire des enfants de Natalie qui ont parfois souffert d'avoir une mère si occupée. On en apprend aussi beaucoup sur la culture de la vigne ainsi que sur la fabrication du vin.
Ce que j'ai moins aimé, par contre, elle la façon dont on aborde le sujet de la dyslexie. Bon, le livre a paru en 2000 et, 18 ans plus tard, on en connait sans doute beaucoup plus sur le sujet. Mais de laisser entendre qu'avec beaucoup de travail, la lecture deviendra aussi facile pour Tess que pour les autres enfants, c'est rêver en couleurs. La dyslexie est une condition permanente qui peut se travailler, mais qui est persistante. D'où le terme trouble de l'apprentissage qui lui est accolé.
Le vignoble est une petite histoire qui se lit facilement les soirs de semaine où on est fatigués, mais qui n'est pas inoubliable. Pas la peine de faire des pieds et des mains pour trouver le bouquin, mais si vous le trouvez, c'est une bonne petite romance pas trop cul-cul (excepté pour la dernière phrase qui est aberrante : «[...]Même si elle ne le méritait probablement pas, elle allait le garder pour elle toute sa vie.» WTF ? Depuis quand on rabaisse son héroïne en fin de roman? En tout cas).
 

samedi 20 janvier 2018

Les dents de la poule

Âge : à partir de 8 ans environ
Illustrations : Pierre Pratt
Éditions : Boréal, 1992
121 pages

Quatrième de couverture :

« Renaud se redressa dans son lit. Un coup d’œil lui suffit. La poule n'était plus dans sa grosse boîte. Elle avait grignoté un trou de la taille de son corps. Elle vagabondait donc dans la maison.

« Le garçon bondit sur ses pieds. C'est à ce moment qu'il entendit l'autre bruit. Un coup de feu ou quelque chose de semblable. Il courut vers la cuisine. Une vague fumée noire s'élevait du grille-pain dont le fil avait été sectionné. C'était clair. En coupant le fil avec son bec, la poule avait provoqué un court-circuit.

«Le cœur de Renaud se mit à battre à tout rompre. Un court-circuit, ça se répare. Mais il y avait pire. La précieuse poule avait pris un choc. Un choc qui l'avait peut-être tuée raide. Imaginez celui qui, pour prouver que les poules ont des dents, exhibe une poule morte, électrocutée, noire comme une dinde trop cuite. »

QU'ARRIVE-T-IL QUAND ON RÉUSSIT L'IMPOSSIBLE ? DES AVENTURES INCROYABLES. C'EST CE QUE RACONTE, AVEC HUMOUR ET SENSIBILITÉ, CETTE HISTOIRE QUI TIENT AUTANT DES CONTES DE CHEVALERIE QUE DES ROMANS FARFELUS D'AUJOURD'HUI.
 
Mon commentaire :
 
Lorsque les bibliothèques scolaires élaguent des livres, j'aime bien prendre quelques minutes pour fouiner et voir si je n'y trouverais pas des trésors de mon enfance. J'ai retrouvé ce roman de Raymond Plante il y a quelques années. Le livre n'a plus de forme et n'attirerait sans doute plus les jeunes d'aujourd'hui à l'œil, mais c'est tellement dommage, car il renferme une histoire sans queue ni tête comme ils les aiment tant.
 
Le jeune Renaud rêve de faire partie de l'orchestre de Saint-Noyau son petit patelin oublié des géographes au beau milieu d'une autoroute aux bretelles de spaghettis, et d'y jouer de l'harmonica. Or, le général commandant l'orchestre lui a répondu qu'il pourrait jouer de l'harmonica dans l'orchestre... quand les poules auront des dents. Déterminé à prouver que le général à tort, Renaud se met activement à la recherche d'une poule avec des dents. On rit de lui, bien sûr, mais il demeure convaincu qu'il en trouvera un jour. En effet, dans une vieille ferme, une dame lui dit qu'elle en possède une, mais qu'une poule avec des dents, ça ne se donne pas à n'importe quel prix ! Renaud devra venger feu son mari en donnant un bon gros coup de pieds aux fesses de son ennemi. S'en suit une suite d'aventures sans queue ni tête qui se terminent par le général mangeant sa moustache tel que promis.
 
J'ai bien aimé ce roman différent et humoristique, qui m'a donné envie de redécouvrir Raymond Plante et ses nombreux romans publiés aux éditions de la Courte Échelle, la maison d'éditions fétiche de mon enfance.
 
+6
 
 

Scottish Witches

Éditions : Waverley Books, 2009
191 pages

Quatrième de couverture :

Let warlocks grim, an wither'd hags, 
Tell how wi you, on ragweed nags, 
They skim the muirs an dizzy crags, 
Wi wicked speed;
And in kirkyards renew their leagues, 
Owre howkit dead.

Robert Burn's famous poem " Address to the Deil " describes the hag-like appearance and demonic presence that for most people epitomises the image of the witch. But just what is a witch, and who are the figures that Scotland has accused of witchcraft ? Scottish Witches aims to explain.

All over Europe in the 16th and 17th centuries a wave of paranoia and hysteria was taking hold. All the ills of society were blamed on witchcraft, and Scotland did not escape this obsession with the supernatural.

This book gives the stories of Scotland's witches, the accused, the confessed, the trials, and the superstitions. 

This fascinating book will also explain about the beliefs of modern white witches and the place of Wicca in society today. 
 
Mon commentaire :
 
Un aspect marquant de mon voyage en Écosse, mon tout premier à l'étranger, a été le caractère fort de son histoire et de ses mythes et légendes. Partout dans les Hautes Terres, j'avais presque l'impression que j'allais faire la rencontre d'un fantôme ou d'une autre créature mythique. Les paysages étaient en effet tellement différents de ce que je connaissais qu'il n'était pas difficile de se croire dans un conte quelconque.
 
Quand je suis entrée dans cette grande librairie sur Princes Street à Édimbourg, j'ai pratiquement dévalisé la section sur les mythes et légendes du pays. En fait, je suis repartie avec quatre petits livres des éditions Waverley Books, qui étaient les seuls assez petits pour entrer dans mon sac à dos. L'un d'eux était celui-ci, parlant de l'époque de la chasse aux sorcières. C'est à la fois un livre qui retrace la vie des accusé(e)s et qui parle des nombreuses superstitions qui alimentaient l'imaginaire des écossais des 16e et 17e siècle.
 
J'ai particulièrement (et de façon assez morbide) aimé la partie qui décrit les traitements horribles et injustes qui attendaient les gens qui étaient accusés de sorcellerie. Je savais déjà que j'allais être choquée, mais j'étais parfois sans mot devant ce que la peur irraisonnée peut faire faire aux humains.
 
Le livre dresse aussi un portrait, quoique assez sommaire, des sorcières de North Berwick, qui a été l'une des plus grande exécutions de sorcières en Écosse. J'ai été très surprise d'apprendre que, faisant partie de ce regroupement de sorcières, se trouvait une personne du nom de Geillis Duncan. Elle fut sans nul doute l'inspiration  de Diana Gabaldon pour son personnage de Outlander.
 
En somme, c'est un livre qui ne fait qu'effleurer le sujet, mais qui donne envie d'en découvrir plus sur le sujet. Et aussi l'envie de retourner en Écosse, bien sûr.
+5

mercredi 10 janvier 2018

Le Café de l'Excelsior

Mon édition : Le livre de Poche, 2008
Paru pour la première fois : 1999
84 pages

Quatrième de couverture :

Viens donc Jules, disait au bout d'un moment un buveur raisonnable, ne réveille pas les morts, ils ont bien trop de choses à faire, sers-nous donc une tournée…
Et Grand-père quittait son piédestal, un peu tremblant, emporté sans doute par le souvenir de cette femme qu'il avait si peu connue, si peu étreinte, et dont la photographie jaunissait au-dessus d'un globe de verre enfermant une natte de cheveux tressés qui avaient été les siens, et quelques pétales de roses à demi tombés en poussière. Il saisissait une bouteille, prenait son vieux torchon à carreaux écossais et, lent comme une peine jamais surmontée, allait remplir les verres des clients.
 
Mon commentaire :
 
Je n'avais absolument aucune attente en lisant ce petit roman. Je ne me souviens pas comment il a atterri dans ma liste  à lire, et encore moins comment il est arrivé dans ma bibliothèque. Toujours est-il que je l'ai depuis longtemps et que, lorsque je me suis dit que j'avais envie de lire quelque chose de court, j'y ai immédiatement pensé.
 
J'ai lu, plutôt sans émotion, les premières pages. Ça se lisait très bien, car la plume de Claudel est très belle, mais mon intérêt n'était pas encore piqué. Et puis, alors que je ne m'y attendais plus, le revirement. Tout  à coup, on comprend la nostalgie qui imprègne l'ensemble du roman. J'ai même eu envie de pleurer, tant ça paraissait injuste et triste. Et ça, c'est un exploit, car je suis rarement touchée en si peu de pages.
 
N'empêche que cette histoire sera probablement rapidement oubliée en raison du peu de temps que j'ai passé en compagnie de ses personnages.
 
Je prends note d'autres romans de l'auteur, car je sens qu'un roman un peu plus long sera pour moi une expérience beaucoup plus mémorable. Lequel, ou lesquels me suggérez-vous ?
+4

mardi 9 janvier 2018

Briser le silence

Éditions : Libre expression, 2005
314 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Le 25 mars 2004, une onde de choc secouait le Québec : une femme, dont on ne connaissait pas l'identité, brisait le silence et dénonçait son agresseur, un célèbre impresario. En mai 2005, Nathalie Simard se dévoile. Le public découvre avec beaucoup d'émotion une artiste qui n'a pas eu d'enfance. Mais ce qui touche d'abord et avant tout les gens, c'est son courage et sa détermination. Personnalité attachante, Nathalie devient ainsi un modèle à suivre pour tous ceux qui souffrent ou qui ont souffert d'abus. Pour se libérer certes, mais surtout pour dénoncer les prédateurs et aider leurs victimes, Nathalie a ouvert son cœur et son album de souvenirs au journaliste Michel Vastel. Dans Briser le silence, il retrace la vie personnelle et professionnelle de Nathalie. Certains passages choqueront sans doute, mais le silence aurait été la pire des armes et n'aurait pas servi la cause des victimes. Merci, Nathalie !
 
Mon commentaire :
 
À la sortie de ce livre, ma mère a acheté cette biographie et l'a entreposée dans ma bibliothèque après l'avoir lue. Je n'avais pas particulièrement envie de la lire, surtout que je ne suis pas de l'époque de la famille Simard. Mais un livre dans une bibliothèque se doit d'être lu, et puis, je dois l'admettre, j'étais curieuse d'en apprendre plus sur cette histoire qui a défrayé les manchettes il y a une dizaine d'années.
 
Il serait malvenu de critiquer le contenu, puisqu'il s'agit évidemment de la vie d'une femme qui a été abusée pendant son enfance. C'est horrible, et parfois les détails sont insoutenables et inimaginables. Je me permets toutefois de souligner que j'aurais aimé que le livre tourne un peu moins autour des déboires financiers de Nathalie Simard ainsi que sur sa dépendance financière envers son agresseur et un peu plus sur son enfance, les événements vécus ainsi que les émotions ressenties. Après tout, même si ces passages étaient les plus difficiles à lire, je crois aussi que c'est ceux qui intéressaient le lecteur.
 
Je n'ai pas compris non plus pourquoi le nom de l'impresario n'a jamais été nommé. Qui ne connaît pas le nom de son agresseur au Québec ? Et si jamais il y en avait qui n'étaient pas au courant, ce qui m'étonnerait, il n'est pas bien difficile de trouver la réponse.
 
J'ai aussi été déçue d'apprendre que la fondation qu'a créé Nathalie Simard suite à la condamnation de son agresseur ait fermé après seulement trois ans. Particulièrement après avoir lu qu'elle veut « s'y consacrer jusqu'à la fin de sa vie ». Il y a des événements qu'on ne peut clairement prévoir dans une vie, mais n'empêche que c'est décevant de constater qu'elle soit si vite passé à autre chose.
 
Au final, c'est un livre sans grande surprise, mais qui aidera peut-être des victimes d'abus de toutes sortes de dénoncer leur agresseur.
+3
 

samedi 6 janvier 2018

L'élégance du hérisson

Éditions : Gallimard, 2006
Collection : Folio
414 pages

Quatrième de couverture :

"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision: à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."
 
Mon commentaire :
 
Des sentiments contradictoires m'ont assaillis tout au long de ma lecture. Si bien que j'arrive bien mal à dire si j'ai aimé ou pas. Donc, voici quelques faits :
 
1-  J'ai adoré la plume de Muriel Barbery. Elle est élégante comme le hérisson. De prime abord, elle semble rude,  un peu difficile, mais, au fond, elle coule tout en douceur.
2- J'ai aimé quelques-unes des réflexions profondes de Renée et de Paloma, mais, à la fin, je n'en pouvais plus de toutes ces réflexions philosophiques et j'ai sauté plusieurs passages.
3- Je ne peux nier le fait que j'ai dévoré le roman.
4- Les personnages avaient parfois le don de m'irriter. Ce n'est pas parce que tu as lu plein de trucs philosophiques et que tu lis des romans classiques et que tu connais l'art que tu es plus intelligent qu'un autre. Et surtout, pourquoi vouloir cacher qui tu es sous prétexte que tu n'es pas allée à l'école ? 
5- J'ai adoré que ce roman soit une ode à la langue française.
6- Il y a des références culturelles que je n'ai pas comprises et qui m'ont dérangées. Je connais peu le Japon et je n'ai pas beaucoup lu de littérature russe. Ça m'a un peu perdue à l'occasion.
 
Comme vous pouvez le voir, difficile d'en arriver à une conclusion. Mais je crois que le plus important, le plus révélateur, c'est le troisième point. Si j'ai dévoré, ça doit être que j'ai bien aimé. Peu importe le reste, tout compte fait.

+2
 

vendredi 5 janvier 2018

Une affaire de harcèlement

Titre original : Courting Troubles
Éditions : France Loisirs, 2005
Paru en anglais : 2002
343 pages
 
Quatrième de couverture :
 
La vue de la brillante avocate Anne Murphy semble parfaite. Pourtant, la jeune fille vit dans l'angoisse : ancienne victime du psychopathe Kevin Satorno, elle appréhende avec terreur le moment de sa libération. Un jour, elle quitte la ville et confie ses clés à une amie. Peu de temps après, elle apprend à la une du journal... sa propre mort ! Anne comprend que son amie a été assassinée à sa place par Kevin Satorno, évadé de prison. Elle se lance sur les traces du psychopathe et continue de se faire passer pour morte... dans l'unique but de rester en vie.
 
Mon commentaire :

Un bon polar qui se lit sans trop d'efforts. Ayant récemment lu Une affaire de succession de la même auteure, je m'attendais au même genre d'histoire qui se lit, mais qui progresse très tranquillement. Au contraire, sans pour autant rouler à tambours battants, cette histoire a un rythme soutenu, et une menace constante plane.

J'ai bien aimé que les quatre avocates du cabinet Rosato & cie fassent front pour attraper l'assassin. J'ai même eu une surprise à la fin, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout. Sans être mémorable, ce roman m'aura permis de passer un bon moment.
+1

dimanche 31 décembre 2017

Bilan de lecture 2017

2017 aura été une année où j'ai définitivement failli à mon blog, allant jusqu'à ne pas l'alimenter pendant des mois. Il faut dire que j'ai été en panne de lecture plusieurs fois, et que j'ai eu du mal à me concentrer sur presque tous les livres que j'ai ouvert. 2017 a plus été une année d'écoute de séries télé, car j'avais besoin de tellement moins de concentration pour cela. Mais j'ai récemment retrouvé la flamme, c'est pourquoi j'espère que 2018 sera la bonne année pour me reconnecter avec mes racines.
 
Voici donc le bilan habituel de fin d'année, ainsi que le comparatif avec 2016.
 
D'abord, en 2017, j'ai lu 58 livres, comparativement à 47 l'année passée (+11 livres).
 
Un chiffre malheureusement trompeur, puisqu'un bon nombre de ces livres sont en fait des albums jeunesse !
 
J'ai lu 12 508 pages, comparativement à 12 825 en 2016 (- 328 pages).
 
Ça ne parait pas si pire que cela, mais considérant que l'année passée, j'avais beaucoup moins lu que l'année d'avant, on comprend que ça semble être un pattern...
 
J'ai lu 23 romans cette année, comparativement à 25 romans en 2016 (-2 romans).
 
Pas si pire, mais une diminution tout de même...
 
J'ai lu 27 livres québécois, comparativement à 15 l'année dernière.
 
Ça fait au moins de quoi être fière !
 
Ma PAL Babelio monte à 289 livres, comparativement à 245 l'année passée (+44 livres).
 
Oups... Même si j'ai presque lu exclusivement dans ma PAL cette année, elle augmente encore... Heureusement, je sais qu'une grande partie de cette augmentation est due au fait que je n'avais pas synchronisé ma PAL réelle avec ma PAL Babelio depuis très longtemps !
 
J'ai lu 23 livres de ma PAL comparativement à 21 en 2016 (+2 livres).
 
Pas une grosse augmentation, mais une augmentation tout de même !
 
Un bilan plus négatif que positif, au final...
 
Voici donc mes objectifs de lecture pour 2018 :
1- Diminuer ma PàL d'au moins 50 livres (ça risque d'être difficile). C'est pourquoi je me suis inscrite à un challenge sur Livraddict :J'espère arriver à me maintenir dans le positif !
 
2-Continuer à lire en priorité les livres qui y sont depuis longtemps !
 
3-  Lire au moins 75 livres. Ce serait une belle amélioration !

Coups de coeur 2017

Ce ne fût sans doute pas l'année la plus fertile en termes de lectures, mais j'ai tout de même fait quelques belles découvertes. Voici donc mes coups de cœur généraux ainsi que mes coups de cœur jeunesse de l'année, sans ordre particulier.

Coups de cœur généraux :

  1. L'alibi impossible- Sandra Brown
  2. Le voyage pour les filles qui ont peur de tout- Ariane Arpin-Delorme et Marie-Julie Gagnon
  3. Les cerfs-volants de Kaboul- Khaled Hosseini
  4. L'œil du faucon- Wilbur Smith
  5. Mma Ramotswe- Alexander McCall Smith
  6. La firme-John Grisham
  7. Butcher's Crossing- John Williams
  8. Mauvaise langue-Cassivi
Coups de cœur de littérature jeunesse :

  1. La salade de César- Mireille Messier
  2. La légende de Louis Cyr - Lucie Papineau
  3. L'heure du dodo est annulée- Cece Meng
  4. Que font les pirates quand ils ne pillent pas les trésors ? - Céline Lamour-Crocher

Bilan décembre 2017

En décembre, j'ai lu :

11 livres
11 fictions
6 jeunesse, 5 romans
2836 pages

Les romans :

La saga de Charlotte Link :

1- Le temps des orages
2- Les lupins sauvages
3- Le temps de l'héritage

Deux suspenses :
  • Une affaire de sucession- Lisa Scottoline
  • L'Alibi impossible- Sandra Brown
Les albums jeunesse :

Les livres de la collection Monsieur Son de Bellebrute:
  • Monsieur Chausson
  • Monsieur Saucisson
  • Monsieur Pinson
Les livres d'Edgar le coucou de Christiane Duchesne :
  • L'enfance de monsieur Edgar
  • Les amours de monsieur Edgar

Le roman jeunesse :
  • Malédiction, farces et attrapes ! - Lili Chartrand

l'Alibi impossible

Titre original : The Alibi
Éditions : JC Lattès, 2002
Paru en anglais : 1999
Collection : Suspense & Cie
569 pages

Quatrième de couverture :

Lorsque Hammond Cross, futur procureur général de la ville de Charleston, rencontre la mystérieuse Alex Ladd dans une fête foraine, il ne se doute pas un instant qu'il lui servira d'alibi. Et encore moins qu'il en tombera fou amoureux. Quand il découvre, le lendemain, qu'elle n'est autre que le suspect numéro un du crime retentissant qu'il est chargé d'instruire, il se demande s'il a été la victime d'une machination ou si le hasard lui a joué un sale tour.
Pour la première fois de sa vie, le très intègre Hammond Cross est prêt à faire une entorse à la loi pour protéger celle que tout accuse mais qu'il espère innocente. Quitte à jouer son avenir.
 
Mon commentaire :
 
Je suis bien heureuse de terminer mon année de lecture avec ce bon thriller. Pas tout nouveau, mais vraiment bien pensé. Sandra Brown délivre les indices au compte-gouttes, et la situation devient de plus en plus impossible, de moins en moins compréhensible, jusqu'à la fin.
 
J'ai tout de même été légèrement déçue du dévoilement de la personne coupable. Pas de la façon dont la fin se déroule, seulement par l'identité de la personne, qui, après tout, n'est pas si surprenante. Mais cette déception est largement compensée par la construction du récit, qui est, à mon humble avis, irréprochable.
 
Pas moyen d'en dire plus sans trop en dévoiler. Je m'arrête donc ici.
 
Ce roman a donc été une belle surprise. Je ne suis peut-être pas experte du genre, mais c'est le meilleur que j'ai lu depuis un bon bout de temps.
 
 

L'enfance de monsieur Edgar

Âge : à partir de 5 ans
Illustrations : Pierre M. Trudeau
Éditions : Les 400 coups, 2005
Collection : Les petits albums
29 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Du haut de son horloge, le petit Edgar rêve de voler, même si les oiseaux de bois ne sont pas faits pour ça. Au risque de se briser le cou ou de se casser une aile, il s'élance ! Un coucou qui vole? Cela se peut-il vraiment ?
 
Mon commentaire :
 
Lui aussi acheté pour 50¢, cet album raconte  l'enfance de monsieur Edgar, le coucou. Edgar, dès sa tendre enfance, a toujours voulu voler. Il ne pouvait pas se contenter, comme ses parents, de rester dans l'horloge et de sonner les heures. C'est pourquoi, à défaut de voler, a t-il trouvé un moyen de descendre de l'horloge pour marcher et découvrir le monde... Mais cette aventure est à ses risques et périls.
 
Les histoires de personnages qui veulent voler mais qui ne le peuvent pas, ça pleut dans la littérature jeunesse. Cette histoire-ci est un peu différente, car cette fois, l'oiseau est en bois. Ses tentatives de vol font que les accidents le brisent. Mais on peut toujours réparer un bout de bois ! Edgar va tout de même regretter son aventure quand l'orage éclatera et qu'il ne pourra pas retrouver la sécurité de la maison de ses parents.
 
Une belle histoire, mais qui elle aussi aurait pu contenir moins de texte.

Les amours de monsieur Edgar


Âge : 5 à 7 ans environ
Illustrations : Pierre M. Trudeau
Éditions : Les 400 coups, 2004
Collection : Les petits albums
29 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Du haut de son horloge, monsieur Edgar le coucou voit quelqu'un danser sur le toit d'une grange.
C'est une jeune fille, belle, tellement belle ! Comment la rejoindre ? Monsieur Edgar voudrait bien pouvoir voler...
 
Mon commentaire :
 
J'ai acheté cet album élagué de la bibliothèque de mon école pour la modique somme de 50¢. Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre, mais le format de l'album m'attirait et je trouvais les illustrations originales.
C'est l'histoire d'un coucou d'horloge, qui, de chez lui, voit une danseuse sur le toit d'une grange. Il ne tarde pas à tomber amoureux d'elle. Mais pourquoi continue-t-elle à danser même sous les tempêtes et les orages ? Edgar finit par découvrir que c'est une girouette, et qu'elle ne peut pas se déplacer. Comment Edgar peut-il alors l'inviter à un rendez-vous ? Les deux sont dans l'impossibilité de voler...
Une histoire originale et super mignonne, mais qui contient malheureusement trop de texte à mon avis pour garder une classe de première année intéressée. À moins que je ne me trompe... Ça vaudrait toujours la peine d'essayer.

mardi 26 décembre 2017

Une affaire de succession


Titre original : Killer Smile

Éditions : France Loisirs, 2007
Paru en anglais : 2004
382 pages

Quatrième de couverture : 

Soixante ans après la mort d'Amadeo Brandolini, ses héritiers confient son dossier à l'avocate Mary Di Nunzio. Durant la Deuxième Guerre mondiale, le jeune Amadeo avait été interné dans un camp comme « ressortissant d'une puissance étrangère hostile ». L'année suivante, il s'était suicidé. Mary ouvre l'enquête, mais aussitôt, son bureau est saccagé et le dossier d'Amadeo est volé. Quelqu'un, quelque part, veut l'empêcher de fouiller dans le passé...

Mon commentaire : 

Une enquête judiciaire bien lente à démarrer, mais néanmoins originale et intéressante. J'ai découvert, grâce à ce livre, le sort qu'on réservait aux immigrants italiens, allemands et japonais aux États-Unis pendant la Deuxième Guerre mondiale. Soit on les emprisonnait pour la simple raison de leur origine, soit on les internait dans des camps de travail où ils devaient s'astreindre à des travaux difficiles. 

Le personnage principal, Mary, enquête sur le présumé suicide de l'un de ces internés d'un camp du Montana. Certains éléments du dossiers demeurent inexplicables pour la jeune avocate. Par exemple, que représentent les drôles de dessins que conservait Amadeo dans son portefeuille ? Comment un marin d'expérience peut-il avoir mal noué les cordes qui lui ont servi à se pendre ? Bref, des éléments ne concordent pas. 

Au fur et à la mesure que s'acharne Mary à découvrir la vérité, des cambriolages et meurtres se passent dans son entourage. De plus, elle découvre qu'elle est suivie par un boutonneux dans une berline noire...

Pas de grandes surprises dans ce roman, mais un dénouement néanmoins satisfaisant. Le fait que le sujet de l'enquête soit décédé depuis longtemps enlève à mon avis beaucoup d'intérêt à l'intrigue, mais on passe néanmoins un bon moment en compagnie de ce livre.

Monsieur Pinson

Âge : 5 ans et plus
Illustrations : Bellebrute
Éditions : Dominique et compagnie, 2012
Collection : Monsieur Son
23 pages

Quatrième de couverture : 


Par un plaisant dimanche avant-midi, Monsieur Pinson s'élance en randonnée sur la corde à linge où il croise un éléphant et un orang-outan. Ainsi débute une suite de rencontres époustouflantes, peuplées de sons joyeusement fantaisistes.


Mon commentaire : 



Premier album que j'ai découvert de cette collection, Monsieur Pinson demeure mon favori. Il présente des sons composés, par exemple le «an», le «en», le «in» ou encore le «oi», mais aussi certains sons moins fréquents comme le «ui» ou encore le «un». 

L'histoire est fantaisiste, mais a un petit quelque chose d'original qui stimule l'imagination. En effet, Monsieur Pinson part en excursion sur une corde à linge. Ce qui semble plutôt banal se transforme en véritable aventure rocambolesque ! 

Monsieur Saucisson

Âge : à partir de 5 ans
Illustrations : Bellebrute
Éditions : Dominique et compagnie, 2012
Collection : Monsieur son
23 pages


Quatrième de couverture : 


Monsieur Saucisson a une formidable faim et il aimerait bien manger en paix son sandwich au fromage et à la confiture de fenouil. Mais il est difficile de se régaler en paix. Enfermé dans le placard, Monsieur Saucisson se voit dérober son repas.
Une course folle débute aussitôt, qui se terminera quand Monsieur Saucisson se retrouvera comme par magie chez lui.

Mon commentaire : 

Si monsieur Chausson présente avec beaucoup d'originalité les différentes voyelles ainsi que les accents, monsieur Saucisson, lui, présente les sons des consonnes de l'alphabet. 

Encore une fois, les illustrations sont particulièrement vibrantes et attirantes. Cette fois, j'ai trouvé que les pages s'amalgamaient davantage pour former une histoire. Sans queue ni tête, sans doute, mais une histoire tout de même. 

Un bel outil pour les enseignantes de maternelle et de première année, ainsi que pour les parents d'enfants d'âge préscolaire. 

Monsieur Chausson

Âge : 5 ans et plus
Illustrations : Bellebrute
Éditions : Dominique et Compagnie , 2012
Collection : Monsieur Son
23 pages

Quatrième de couverture : 


Monsieur Chausson possède un joli nœud papillon qu’il ajuste avec soin tous les matins. Mais voilà qu’un jour le papillon prend vie et s’échappe par la fenêtre.
Une course folle débute aussitôt, entraînant Monsieur Chausson dans un univers peuplé de sons joyeusement fantaisistes.


Mon commentaire : 

Les albums de cette collection m'ont été suggérés par la bibliothécaire de mon école alors que je cherchais des livres pour des enfants de première année. Ma demande a été mal comprise, puisque je cherchais des livres gradués, mais je suis tout de même heureuse d'avoir fait cette découverte qui permet d'accompagner les élèves dans leur apprentissage des sons. 

Même si, pour créer des textes qui comportent à profusion les sons des différentes voyelles, l'auteur a créé un texte sans queue si tête, la musicalité du texte demeure intéressante.

Les illustrations, quant à elles, sont vibrantes de couleurs et très attirantes. 

Néanmoins, comme pour moi, un album sans histoire suivie n'attire généralement pas mon attention, Monsieur Chausson ne sera certainement pas inoubliable. Cela demeure toutefois un outil intéressant pour toutes les enseignantes de maternelle et de première année qui veulent plonger les élèves dans l'univers des sons. 

L'heure de l'héritage

Titre original : Die Stunde Der Erben
Éditions : Libre expression, 2003
Paru en allemand en 1994
551 pages

Quatrième de couverture : 

La jeune Alexandra Marty a beaucoup reçu de sa grand-mère Felicia : les mêmes yeux gris implacables, une soif de liberté inextinguible, une ambition démesurée... Lorsque, contre sa volonté, elle entrera en possession de l'immense héritage de Felicia, elle va prendre des risques inconsidérés en misant toute sa fortune sur une seule carte.
En femme de caractère, qui sent s'envoler l'insouciance de sa jeunesse, Alexandra n'hésitera pas, au sein de l'Allemagne réunifiée, à oser un nouveau départ.
Avec ce troisième volet, la saga historique de Charlotte Link connaît son dénouement. Cette oeuvre met en scène une famille de Prusse-Orientale étroitement unie et brosse le portrait d'un XXe siècle tourmenté. 

Mon commentaire :

Difficile de poursuivre une saga et de l'améliorer après un tome qui se passe pendant la Deuxième guerre mondiale. On ne peut pas dire que j'étais enthousiaste à l'idée de poursuivre ma lecture, puisque, en survolant le livre, j'ai constaté que rares étaient les personnages qui avaient figuré dans les tomes précédents. Et je n'avais surtout pas envie de découvrir la petite fille de Felicia, qui allait assurément être le portrait de sa mère et de sa grand-mère... 

Pourtant, si ce dernier tome n'est pas le meilleur, j'ai quand même eu beaucoup plus d'intérêt que je l'avais prévu. Alexandra, sans être complètement différente de ses aïeules, m'a paru beaucoup plus humaine que les deux autres. De plus, j'ai éprouvé un intérêt morbide à voir les personnages principaux des deux tomes précédents vieillir et se flétrir. 

Mais ce que j'ai aimé par-dessus tout, c'est le récit de Julia, la petite dernière de Nicolas, qui a dû élever sa petite famille dans Berlin-Est pendant la période de l'Allemagne communiste. Les tentatives de sa famille de passer de l'autre côté du mur, leur emprisonnement, la pauvreté... Tout cela m'est apparu si inconcevable. 

J'ai aussi beaucoup aimé le récit de Sigrid, la fille de Susanne partie en Israël. La pauvre vieille-fille renfermée a enfin l'occasion de voler de ses propres ailes et de se défaire du passé encombrant de son père SS condamné à mort pour avoir fait exécuter des centaines de juifs pendant la guerre. 

Les récits des deux enfants de Belle m'ont moins intéressé, car ils manquaient de substance. Mais, encore une fois, j'ai passé un bon moment en compagnie des personnages de Charlotte Link. Je suis quand même contente qu'il n'y ait pas un quatrième tome, car ça aurait été trop. 

Les lupins sauvages

Éditeur : Libre expression, 2003
Titre original : Wilde Lupinen (traduit de l'allemand)
Paru en allemand : 1992
569 pages

Quatrième de couverture : 


Allemagne 1938 : tout annonce l'orage. Mais la fille de Félicia Degnelly, la jeune Belle Lombard, se soucie peu de politique. Ses projets ambitieux ne tournent qu'autour des studios de cinéma de Berlin et de l'hypothétique homme de ses rêves.
Quant à sa mère, Félicia, elle n'a rien perdu de son sens du risque et des affaires. Toutefois, elle se lance bientôt dans des entreprises plus que dangereuses, contraires à ses intérêts, et même étrangères à ses propres convictions. 
Le chaos de la guerre finira de frapper toute la famille qui se verra éparpillée. Mais ces malheurs ne viennent pas èa bout de la volonté des deux femmes qui continuent d'être les pivots des Degnelly. 
Les lupins sauvages : la suite palpitante de l'histoire d'une famille de Prusse-Orientale, étroitement unie et jetée dans les convulsions de l'époque la plus tourmentée du XXe siècle. 

Mon commentaire : 

Ce tome est le plus réussi de la saga à mon avis, sûrement en raison de l'époque qu'il couvre, du krash boursier de 1929 à la période de l'après-guerre, et tout cela, au cœur de Berlin. On a donc, pour une rare fois, l'occasion de vivre la guerre du côté des vaincus, et de réaliser combien les allemands se sentaient impuissants face à ce qui se passait dans leur propre pays.

Les personnages demeurent toutefois toujours aussi prodigieusement agaçants. La fille de Félicia, Belle, est davantage mise en vedette dans ce livre. Elle est tout aussi égoïste et superficielle que sa mère. Sauf qu'au lieu de chercher la fortune, elle cherche à devenir une actrice de cinéma. Comme sa mère aussi, elle est tiraillée entre deux hommes, son mari disparu à la guerre et son amant de longue date. Finalement, comme sa mère, elle a aussi un bébé qui n'est probablement pas de son mari. Bref, telle mère, telle fille...

Malgré ses personnages froids, ce livre est un véritable page-turner. Je ne peux pas le nier : j'ai beaucoup aimé ma lecture. 

samedi 9 décembre 2017

Le temps des orages

Titre original : Sturmzeit
Éditions : France Loisirs, 2002
506 pages

Quatrième de couverture : 

Été 1914. En Prusse orientale, la jeune Félicia rêve de fêtes et d'idylles. Mais la guerre éclate et la jeune femme va devoir survivre à travers les orages d'acier. En quinze ans, Félicia connaîtra la terreur et le chaos, mais aussi la réussite et la fortune. Elle aime la vie, le risque, l'argent. Et, par dessus tout, deux hommes que tout oppose : Maksim, l'idéaliste révolutionnaire et Alex, le cynique... 

Mon commentaire : 

Ce roman est le premier d'une trilogie. Il se sépare en quatre parties qui couvrent grosso modo du début de la première guerre mondiale jusqu'au crash boursier de 1929. Je l'ai trouvé en rabais dans une friperie il y a plusieurs années, et je ne l'aurais probablement jamais acheté s'il ne m'avait pas été recommandé par une collègue de travail. En effet, la quatrième de couverture n'est pas très vendeuse pour moi... On laisse sous-entendre qu'on aura sous les yeux une énième histoire mièvre et tout à fait prévisible, sans surprises...

Ce n'est pourtant pas une histoire bourrée de clichés d'héroïne de romans d'amour, ni un roman prévisible (mis à part pour les événements qui font partie de l'Histoire). On ne ressent aucune affection particulière pour les personnages. Chacun d'entre eux est présenté à nu, sans artifices, autant leurs défauts que leurs qualités. On espère donc du début à la fin que Félicia mettra de côté son égoïsme agaçant et qu'elle cessera d'être si superficielle. Alors, me direz-vous, pourquoi poursuivre sa lecture si les personnages sont si prodigieusement irritants ?

Je n'ai malheureusement pas de réponse à apporter. L'histoire coule bien, et on demeure curieux de voir ce qu'il adviendra des personnages, s'ils deviendront un peu plus sensés. On tente de comprendre ce qui se passe dans leur tête, et, au final, je crois que c'est ce casse-tête qui nous tient en haleine. 

Le résultat de tout cela, c'est que j'ai dû emprunter les deux tomes suivants à la bibliothèque. Damn. Vais-je jamais venir à bout de ma PAL ?

Malédiction, farces et attrapes !

Âge : à partir de 10 ans
Éditions : Boréal junior, 2000
Collection : Boréal junior magique
132 pages

Quatrième de couverture : 

Au pays de Grenadine, la nature est comme morte, frappée par une terrible malédiction. Pour conjurer ce malheur, Grenadine aide son grand-père à concocter une mystérieuse mixture magique. Mais un inquiétant malfaiteur tente de s'en emparer. Grenadine lui prépare donc un piège à sa façon ! Son plan réussira-t-il à écarter ce personnage malfaisant et à redonner vie à la terre ? Un roman fantaisiste plein de rebondissements avec une héroïne débrouillarde accompagnée d'un coquin petit singe.

Mon commentaire : 

J'ai découvert ce roman grâce à un extrait dans le matériel didactique de français de l'élève que je suis à l'aide aux devoirs. Le matériel en question a la fâcheuse habitude de faire lire un extrait par les jeunes, puis de brusquement l'arrêter quand ça devient intéressant... Je comprends que le but derrière est sans doute que les jeunes veuillent partir à la recherche du roman pour connaître la fin, mais en réalité, bien rares sont ceux qui font les démarches de trouver les romans en question, surtout qu'ils ont en général la fâcheuse habitude de ne pas être disponibles à la bibliothèque municipale de ma ville.  

Je fais donc moi-même les démarches à l'occasion, car, quand on a un élève qui n'aime pas trop la lecture est accroché, on saisit l'occasion ! J'ai bien aimé l'histoire, dans tout ce qu'elle a de classique. Les personnages sont farfelus, et l'héroïne, déterminée à mettre fin à la malédiction qui pèse sur son pays une fois pour toutes. L'histoire n'a rien de bien original et elle est assez facilement prédictible, mais elle n'est pas pour autant simple ou facile. Le niveau de vocabulaire employé est assez élevé et les tournures de phrases peuvent être complexes, ce qui représente un défi pour plusieurs élèves. Je pense que c'est le roman parfait pour le niveau de mon élève. Reste à voir s'il aimera autant qu'il le prévoit ! 

samedi 2 décembre 2017

LDI bilan de novembre

En novembre, j'ai lu :

8 livres
1030 pages
7 fictions, 1 non fiction
6 albums jeunesse
1 roman

Le roman :
  • A la conquête du royaume (saga Ballantyne, tome 2) - Wilbur Smith
Le livre de non-fiction :
  • Le voyage pour les filles qui ont peur de tout - Ariane Arpin-Delorme et Marie-Julie Gagnon
Les albums jeunesse :
  • Haute Mer- Bryan Perro (d'après une idée de Fabrice Lamarre)
  • Les du Merle et les Youyou- Lénia Major
  • La salade de César - Mireille Messier
  • A l'école des poussins ! - Géraldine Collet
  • Adopte un Glurb ! - Élise Gravel
  • La ronde des mois- Émilie Leduc