mercredi 10 janvier 2018

Le Café de l'Excelsior

Mon édition : Le livre de Poche, 2008
Paru pour la première fois : 1999
84 pages

Quatrième de couverture :

Viens donc Jules, disait au bout d'un moment un buveur raisonnable, ne réveille pas les morts, ils ont bien trop de choses à faire, sers-nous donc une tournée…
Et Grand-père quittait son piédestal, un peu tremblant, emporté sans doute par le souvenir de cette femme qu'il avait si peu connue, si peu étreinte, et dont la photographie jaunissait au-dessus d'un globe de verre enfermant une natte de cheveux tressés qui avaient été les siens, et quelques pétales de roses à demi tombés en poussière. Il saisissait une bouteille, prenait son vieux torchon à carreaux écossais et, lent comme une peine jamais surmontée, allait remplir les verres des clients.
 
Mon commentaire :
 
Je n'avais absolument aucune attente en lisant ce petit roman. Je ne me souviens pas comment il a atterri dans ma liste  à lire, et encore moins comment il est arrivé dans ma bibliothèque. Toujours est-il que je l'ai depuis longtemps et que, lorsque je me suis dit que j'avais envie de lire quelque chose de court, j'y ai immédiatement pensé.
 
J'ai lu, plutôt sans émotion, les premières pages. Ça se lisait très bien, car la plume de Claudel est très belle, mais mon intérêt n'était pas encore piqué. Et puis, alors que je ne m'y attendais plus, le revirement. Tout  à coup, on comprend la nostalgie qui imprègne l'ensemble du roman. J'ai même eu envie de pleurer, tant ça paraissait injuste et triste. Et ça, c'est un exploit, car je suis rarement touchée en si peu de pages.
 
N'empêche que cette histoire sera probablement rapidement oubliée en raison du peu de temps que j'ai passé en compagnie de ses personnages.
 
Je prends note d'autres romans de l'auteur, car je sens qu'un roman un peu plus long sera pour moi une expérience beaucoup plus mémorable. Lequel, ou lesquels me suggérez-vous ?

mardi 9 janvier 2018

Briser le silence

Éditions : Libre expression, 2005
314 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Le 25 mars 2004, une onde de choc secouait le Québec : une femme, dont on ne connaissait pas l'identité, brisait le silence et dénonçait son agresseur, un célèbre impresario. En mai 2005, Nathalie Simard se dévoile. Le public découvre avec beaucoup d'émotion une artiste qui n'a pas eu d'enfance. Mais ce qui touche d'abord et avant tout les gens, c'est son courage et sa détermination. Personnalité attachante, Nathalie devient ainsi un modèle à suivre pour tous ceux qui souffrent ou qui ont souffert d'abus. Pour se libérer certes, mais surtout pour dénoncer les prédateurs et aider leurs victimes, Nathalie a ouvert son cœur et son album de souvenirs au journaliste Michel Vastel. Dans Briser le silence, il retrace la vie personnelle et professionnelle de Nathalie. Certains passages choqueront sans doute, mais le silence aurait été la pire des armes et n'aurait pas servi la cause des victimes. Merci, Nathalie !
 
Mon commentaire :
 
À la sortie de ce livre, ma mère a acheté cette biographie et l'a entreposée dans ma bibliothèque après l'avoir lue. Je n'avais pas particulièrement envie de la lire, surtout que je ne suis pas de l'époque de la famille Simard. Mais un livre dans une bibliothèque se doit d'être lu, et puis, je dois l'admettre, j'étais curieuse d'en apprendre plus sur cette histoire qui a défrayé les manchettes il y a une dizaine d'années.
 
Il serait malvenu de critiquer le contenu, puisqu'il s'agit évidemment de la vie d'une femme qui a été abusée pendant son enfance. C'est horrible, et parfois les détails sont insoutenables et inimaginables. Je me permets toutefois de souligner que j'aurais aimé que le livre tourne un peu moins autour des déboires financiers de Nathalie Simard ainsi que sur sa dépendance financière envers son agresseur et un peu plus sur son enfance, les événements vécus ainsi que les émotions ressenties. Après tout, même si ces passages étaient les plus difficiles à lire, je crois aussi que c'est ceux qui intéressaient le lecteur.
 
Je n'ai pas compris non plus pourquoi le nom de l'impresario n'a jamais été nommé. Qui ne connaît pas le nom de son agresseur au Québec ? Et si jamais il y en avait qui n'étaient pas au courant, ce qui m'étonnerait, il n'est pas bien difficile de trouver la réponse.
 
J'ai aussi été déçue d'apprendre que la fondation qu'a créé Nathalie Simard suite à la condamnation de son agresseur ait fermé après seulement trois ans. Particulièrement après avoir lu qu'elle veut « s'y consacrer jusqu'à la fin de sa vie ». Il y a des événements qu'on ne peut clairement prévoir dans une vie, mais n'empêche que c'est décevant de constater qu'elle soit si vite passé à autre chose.
 
Au final, c'est un livre sans grande surprise, mais qui aidera peut-être des victimes d'abus de toutes sortes de dénoncer leur agresseur.

samedi 6 janvier 2018

L'élégance du hérisson

Éditions : Gallimard, 2006
Collection : Folio
414 pages

Quatrième de couverture :

"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision: à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."
 
Mon commentaire :
 
Des sentiments contradictoires m'ont assaillis tout au long de ma lecture. Si bien que j'arrive bien mal à dire si j'ai aimé ou pas. Donc, voici quelques faits :
 
1-  J'ai adoré la plume de Muriel Barbery. Elle est élégante comme le hérisson. De prime abord, elle semble rude,  un peu difficile, mais, au fond, elle coule tout en douceur.
2- J'ai aimé quelques-unes des réflexions profondes de Renée et de Paloma, mais, à la fin, je n'en pouvais plus de toutes ces réflexions philosophiques et j'ai sauté plusieurs passages.
3- Je ne peux nier le fait que j'ai dévoré le roman.
4- Les personnages avaient parfois le don de m'irriter. Ce n'est pas parce que tu as lu plein de trucs philosophiques et que tu lis des romans classiques et que tu connais l'art que tu es plus intelligent qu'un autre. Et surtout, pourquoi vouloir cacher qui tu es sous prétexte que tu n'es pas allée à l'école ? 
5- J'ai adoré que ce roman soit une ode à la langue française.
6- Il y a des références culturelles que je n'ai pas comprises et qui m'ont dérangées. Je connais peu le Japon et je n'ai pas beaucoup lu de littérature russe. Ça m'a un peu perdue à l'occasion.
 
Comme vous pouvez le voir, difficile d'en arriver à une conclusion. Mais je crois que le plus important, le plus révélateur, c'est le troisième point. Si j'ai dévoré, ça doit être que j'ai bien aimé. Peu importe le reste, tout compte fait.

vendredi 5 janvier 2018

Une affaire de harcèlement

Titre original : Courting Troubles
Éditions : France Loisirs, 2005
Paru en anglais : 2002
343 pages
 
Quatrième de couverture :
 
La vue de la brillante avocate Anne Murphy semble parfaite. Pourtant, la jeune fille vit dans l'angoisse : ancienne victime du psychopathe Kevin Satorno, elle appréhende avec terreur le moment de sa libération. Un jour, elle quitte la ville et confie ses clés à une amie. Peu de temps après, elle apprend à la une du journal... sa propre mort ! Anne comprend que son amie a été assassinée à sa place par Kevin Satorno, évadé de prison. Elle se lance sur les traces du psychopathe et continue de se faire passer pour morte... dans l'unique but de rester en vie.
 
Mon commentaire :

Un bon polar qui se lit sans trop d'efforts. Ayant récemment lu Une affaire de succession de la même auteure, je m'attendais au même genre d'histoire qui se lit, mais qui progresse très tranquillement. Au contraire, sans pour autant rouler à tambours battants, cette histoire a un rythme soutenu, et une menace constante plane.

J'ai bien aimé que les quatre avocates du cabinet Rosato & cie fassent front pour attraper l'assassin. J'ai même eu une surprise à la fin, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout. Sans être mémorable, ce roman m'aura permis de passer un bon moment.
+1

dimanche 31 décembre 2017

Bilan de lecture 2017

2017 aura été une année où j'ai définitivement failli à mon blog, allant jusqu'à ne pas l'alimenter pendant des mois. Il faut dire que j'ai été en panne de lecture plusieurs fois, et que j'ai eu du mal à me concentrer sur presque tous les livres que j'ai ouvert. 2017 a plus été une année d'écoute de séries télé, car j'avais besoin de tellement moins de concentration pour cela. Mais j'ai récemment retrouvé la flamme, c'est pourquoi j'espère que 2018 sera la bonne année pour me reconnecter avec mes racines.
 
Voici donc le bilan habituel de fin d'année, ainsi que le comparatif avec 2016.
 
D'abord, en 2017, j'ai lu 58 livres, comparativement à 47 l'année passée (+11 livres).
 
Un chiffre malheureusement trompeur, puisqu'un bon nombre de ces livres sont en fait des albums jeunesse !
 
J'ai lu 12 508 pages, comparativement à 12 825 en 2016 (- 328 pages).
 
Ça ne parait pas si pire que cela, mais considérant que l'année passée, j'avais beaucoup moins lu que l'année d'avant, on comprend que ça semble être un pattern...
 
J'ai lu 23 romans cette année, comparativement à 25 romans en 2016 (-2 romans).
 
Pas si pire, mais une diminution tout de même...
 
J'ai lu 27 livres québécois, comparativement à 15 l'année dernière.
 
Ça fait au moins de quoi être fière !
 
Ma PAL Babelio monte à 289 livres, comparativement à 245 l'année passée (+44 livres).
 
Oups... Même si j'ai presque lu exclusivement dans ma PAL cette année, elle augmente encore... Heureusement, je sais qu'une grande partie de cette augmentation est due au fait que je n'avais pas synchronisé ma PAL réelle avec ma PAL Babelio depuis très longtemps !
 
J'ai lu 23 livres de ma PAL comparativement à 21 en 2016 (+2 livres).
 
Pas une grosse augmentation, mais une augmentation tout de même !
 
Un bilan plus négatif que positif, au final...
 
Voici donc mes objectifs de lecture pour 2018 :
1- Diminuer ma PàL d'au moins 50 livres (ça risque d'être difficile). C'est pourquoi je me suis inscrite à un challenge sur Livraddict :J'espère arriver à me maintenir dans le positif !
 
2-Continuer à lire en priorité les livres qui y sont depuis longtemps !
 
3-  Lire au moins 75 livres. Ce serait une belle amélioration !

Coups de coeur 2017

Ce ne fût sans doute pas l'année la plus fertile en termes de lectures, mais j'ai tout de même fait quelques belles découvertes. Voici donc mes coups de cœur généraux ainsi que mes coups de cœur jeunesse de l'année, sans ordre particulier.

Coups de cœur généraux :

  1. L'alibi impossible- Sandra Brown
  2. Le voyage pour les filles qui ont peur de tout- Ariane Arpin-Delorme et Marie-Julie Gagnon
  3. Les cerfs-volants de Kaboul- Khaled Hosseini
  4. L'œil du faucon- Wilbur Smith
  5. Mma Ramotswe- Alexander McCall Smith
  6. La firme-John Grisham
  7. Butcher's Crossing- John Williams
  8. Mauvaise langue-Cassivi
Coups de cœur de littérature jeunesse :

  1. La salade de César- Mireille Messier
  2. La légende de Louis Cyr - Lucie Papineau
  3. L'heure du dodo est annulée- Cece Meng
  4. Que font les pirates quand ils ne pillent pas les trésors ? - Céline Lamour-Crocher

Bilan décembre 2017

En décembre, j'ai lu :

11 livres
11 fictions
6 jeunesse, 5 romans
2836 pages

Les romans :

La saga de Charlotte Link :

1- Le temps des orages
2- Les lupins sauvages
3- Le temps de l'héritage

Deux suspenses :
  • Une affaire de sucession- Lisa Scottoline
  • L'Alibi impossible- Sandra Brown
Les albums jeunesse :

Les livres de la collection Monsieur Son de Bellebrute:
  • Monsieur Chausson
  • Monsieur Saucisson
  • Monsieur Pinson
Les livres d'Edgar le coucou de Christiane Duchesne :
  • L'enfance de monsieur Edgar
  • Les amours de monsieur Edgar

Le roman jeunesse :
  • Malédiction, farces et attrapes ! - Lili Chartrand

l'Alibi impossible

Titre original : The Alibi
Éditions : JC Lattès, 2002
Paru en anglais : 1999
Collection : Suspense & Cie
569 pages

Quatrième de couverture :

Lorsque Hammond Cross, futur procureur général de la ville de Charleston, rencontre la mystérieuse Alex Ladd dans une fête foraine, il ne se doute pas un instant qu'il lui servira d'alibi. Et encore moins qu'il en tombera fou amoureux. Quand il découvre, le lendemain, qu'elle n'est autre que le suspect numéro un du crime retentissant qu'il est chargé d'instruire, il se demande s'il a été la victime d'une machination ou si le hasard lui a joué un sale tour.
Pour la première fois de sa vie, le très intègre Hammond Cross est prêt à faire une entorse à la loi pour protéger celle que tout accuse mais qu'il espère innocente. Quitte à jouer son avenir.
 
Mon commentaire :
 
Je suis bien heureuse de terminer mon année de lecture avec ce bon thriller. Pas tout nouveau, mais vraiment bien pensé. Sandra Brown délivre les indices au compte-gouttes, et la situation devient de plus en plus impossible, de moins en moins compréhensible, jusqu'à la fin.
 
J'ai tout de même été légèrement déçue du dévoilement de la personne coupable. Pas de la façon dont la fin se déroule, seulement par l'identité de la personne, qui, après tout, n'est pas si surprenante. Mais cette déception est largement compensée par la construction du récit, qui est, à mon humble avis, irréprochable.
 
Pas moyen d'en dire plus sans trop en dévoiler. Je m'arrête donc ici.
 
Ce roman a donc été une belle surprise. Je ne suis peut-être pas experte du genre, mais c'est le meilleur que j'ai lu depuis un bon bout de temps.
 
 

L'enfance de monsieur Edgar

Âge : à partir de 5 ans
Illustrations : Pierre M. Trudeau
Éditions : Les 400 coups, 2005
Collection : Les petits albums
29 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Du haut de son horloge, le petit Edgar rêve de voler, même si les oiseaux de bois ne sont pas faits pour ça. Au risque de se briser le cou ou de se casser une aile, il s'élance ! Un coucou qui vole? Cela se peut-il vraiment ?
 
Mon commentaire :
 
Lui aussi acheté pour 50¢, cet album raconte  l'enfance de monsieur Edgar, le coucou. Edgar, dès sa tendre enfance, a toujours voulu voler. Il ne pouvait pas se contenter, comme ses parents, de rester dans l'horloge et de sonner les heures. C'est pourquoi, à défaut de voler, a t-il trouvé un moyen de descendre de l'horloge pour marcher et découvrir le monde... Mais cette aventure est à ses risques et périls.
 
Les histoires de personnages qui veulent voler mais qui ne le peuvent pas, ça pleut dans la littérature jeunesse. Cette histoire-ci est un peu différente, car cette fois, l'oiseau est en bois. Ses tentatives de vol font que les accidents le brisent. Mais on peut toujours réparer un bout de bois ! Edgar va tout de même regretter son aventure quand l'orage éclatera et qu'il ne pourra pas retrouver la sécurité de la maison de ses parents.
 
Une belle histoire, mais qui elle aussi aurait pu contenir moins de texte.

Les amours de monsieur Edgar


Âge : 5 à 7 ans environ
Illustrations : Pierre M. Trudeau
Éditions : Les 400 coups, 2004
Collection : Les petits albums
29 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Du haut de son horloge, monsieur Edgar le coucou voit quelqu'un danser sur le toit d'une grange.
C'est une jeune fille, belle, tellement belle ! Comment la rejoindre ? Monsieur Edgar voudrait bien pouvoir voler...
 
Mon commentaire :
 
J'ai acheté cet album élagué de la bibliothèque de mon école pour la modique somme de 50¢. Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre, mais le format de l'album m'attirait et je trouvais les illustrations originales.
C'est l'histoire d'un coucou d'horloge, qui, de chez lui, voit une danseuse sur le toit d'une grange. Il ne tarde pas à tomber amoureux d'elle. Mais pourquoi continue-t-elle à danser même sous les tempêtes et les orages ? Edgar finit par découvrir que c'est une girouette, et qu'elle ne peut pas se déplacer. Comment Edgar peut-il alors l'inviter à un rendez-vous ? Les deux sont dans l'impossibilité de voler...
Une histoire originale et super mignonne, mais qui contient malheureusement trop de texte à mon avis pour garder une classe de première année intéressée. À moins que je ne me trompe... Ça vaudrait toujours la peine d'essayer.

mardi 26 décembre 2017

Une affaire de succession


Titre original : Killer Smile

Éditions : France Loisirs, 2007
Paru en anglais : 2004
382 pages

Quatrième de couverture : 

Soixante ans après la mort d'Amadeo Brandolini, ses héritiers confient son dossier à l'avocate Mary Di Nunzio. Durant la Deuxième Guerre mondiale, le jeune Amadeo avait été interné dans un camp comme « ressortissant d'une puissance étrangère hostile ». L'année suivante, il s'était suicidé. Mary ouvre l'enquête, mais aussitôt, son bureau est saccagé et le dossier d'Amadeo est volé. Quelqu'un, quelque part, veut l'empêcher de fouiller dans le passé...

Mon commentaire : 

Une enquête judiciaire bien lente à démarrer, mais néanmoins originale et intéressante. J'ai découvert, grâce à ce livre, le sort qu'on réservait aux immigrants italiens, allemands et japonais aux États-Unis pendant la Deuxième Guerre mondiale. Soit on les emprisonnait pour la simple raison de leur origine, soit on les internait dans des camps de travail où ils devaient s'astreindre à des travaux difficiles. 

Le personnage principal, Mary, enquête sur le présumé suicide de l'un de ces internés d'un camp du Montana. Certains éléments du dossiers demeurent inexplicables pour la jeune avocate. Par exemple, que représentent les drôles de dessins que conservait Amadeo dans son portefeuille ? Comment un marin d'expérience peut-il avoir mal noué les cordes qui lui ont servi à se pendre ? Bref, des éléments ne concordent pas. 

Au fur et à la mesure que s'acharne Mary à découvrir la vérité, des cambriolages et meurtres se passent dans son entourage. De plus, elle découvre qu'elle est suivie par un boutonneux dans une berline noire...

Pas de grandes surprises dans ce roman, mais un dénouement néanmoins satisfaisant. Le fait que le sujet de l'enquête soit décédé depuis longtemps enlève à mon avis beaucoup d'intérêt à l'intrigue, mais on passe néanmoins un bon moment en compagnie de ce livre.

Monsieur Pinson

Âge : 5 ans et plus
Illustrations : Bellebrute
Éditions : Dominique et compagnie, 2012
Collection : Monsieur Son
23 pages

Quatrième de couverture : 


Par un plaisant dimanche avant-midi, Monsieur Pinson s'élance en randonnée sur la corde à linge où il croise un éléphant et un orang-outan. Ainsi débute une suite de rencontres époustouflantes, peuplées de sons joyeusement fantaisistes.


Mon commentaire : 



Premier album que j'ai découvert de cette collection, Monsieur Pinson demeure mon favori. Il présente des sons composés, par exemple le «an», le «en», le «in» ou encore le «oi», mais aussi certains sons moins fréquents comme le «ui» ou encore le «un». 

L'histoire est fantaisiste, mais a un petit quelque chose d'original qui stimule l'imagination. En effet, Monsieur Pinson part en excursion sur une corde à linge. Ce qui semble plutôt banal se transforme en véritable aventure rocambolesque ! 

Monsieur Saucisson

Âge : à partir de 5 ans
Illustrations : Bellebrute
Éditions : Dominique et compagnie, 2012
Collection : Monsieur son
23 pages


Quatrième de couverture : 


Monsieur Saucisson a une formidable faim et il aimerait bien manger en paix son sandwich au fromage et à la confiture de fenouil. Mais il est difficile de se régaler en paix. Enfermé dans le placard, Monsieur Saucisson se voit dérober son repas.
Une course folle débute aussitôt, qui se terminera quand Monsieur Saucisson se retrouvera comme par magie chez lui.

Mon commentaire : 

Si monsieur Chausson présente avec beaucoup d'originalité les différentes voyelles ainsi que les accents, monsieur Saucisson, lui, présente les sons des consonnes de l'alphabet. 

Encore une fois, les illustrations sont particulièrement vibrantes et attirantes. Cette fois, j'ai trouvé que les pages s'amalgamaient davantage pour former une histoire. Sans queue ni tête, sans doute, mais une histoire tout de même. 

Un bel outil pour les enseignantes de maternelle et de première année, ainsi que pour les parents d'enfants d'âge préscolaire. 

Monsieur Chausson

Âge : 5 ans et plus
Illustrations : Bellebrute
Éditions : Dominique et Compagnie , 2012
Collection : Monsieur Son
23 pages

Quatrième de couverture : 


Monsieur Chausson possède un joli nœud papillon qu’il ajuste avec soin tous les matins. Mais voilà qu’un jour le papillon prend vie et s’échappe par la fenêtre.
Une course folle débute aussitôt, entraînant Monsieur Chausson dans un univers peuplé de sons joyeusement fantaisistes.


Mon commentaire : 

Les albums de cette collection m'ont été suggérés par la bibliothécaire de mon école alors que je cherchais des livres pour des enfants de première année. Ma demande a été mal comprise, puisque je cherchais des livres gradués, mais je suis tout de même heureuse d'avoir fait cette découverte qui permet d'accompagner les élèves dans leur apprentissage des sons. 

Même si, pour créer des textes qui comportent à profusion les sons des différentes voyelles, l'auteur a créé un texte sans queue si tête, la musicalité du texte demeure intéressante.

Les illustrations, quant à elles, sont vibrantes de couleurs et très attirantes. 

Néanmoins, comme pour moi, un album sans histoire suivie n'attire généralement pas mon attention, Monsieur Chausson ne sera certainement pas inoubliable. Cela demeure toutefois un outil intéressant pour toutes les enseignantes de maternelle et de première année qui veulent plonger les élèves dans l'univers des sons. 

L'heure de l'héritage

Titre original : Die Stunde Der Erben
Éditions : Libre expression, 2003
Paru en allemand en 1994
551 pages

Quatrième de couverture : 

La jeune Alexandra Marty a beaucoup reçu de sa grand-mère Felicia : les mêmes yeux gris implacables, une soif de liberté inextinguible, une ambition démesurée... Lorsque, contre sa volonté, elle entrera en possession de l'immense héritage de Felicia, elle va prendre des risques inconsidérés en misant toute sa fortune sur une seule carte.
En femme de caractère, qui sent s'envoler l'insouciance de sa jeunesse, Alexandra n'hésitera pas, au sein de l'Allemagne réunifiée, à oser un nouveau départ.
Avec ce troisième volet, la saga historique de Charlotte Link connaît son dénouement. Cette oeuvre met en scène une famille de Prusse-Orientale étroitement unie et brosse le portrait d'un XXe siècle tourmenté. 

Mon commentaire :

Difficile de poursuivre une saga et de l'améliorer après un tome qui se passe pendant la Deuxième guerre mondiale. On ne peut pas dire que j'étais enthousiaste à l'idée de poursuivre ma lecture, puisque, en survolant le livre, j'ai constaté que rares étaient les personnages qui avaient figuré dans les tomes précédents. Et je n'avais surtout pas envie de découvrir la petite fille de Felicia, qui allait assurément être le portrait de sa mère et de sa grand-mère... 

Pourtant, si ce dernier tome n'est pas le meilleur, j'ai quand même eu beaucoup plus d'intérêt que je l'avais prévu. Alexandra, sans être complètement différente de ses aïeules, m'a paru beaucoup plus humaine que les deux autres. De plus, j'ai éprouvé un intérêt morbide à voir les personnages principaux des deux tomes précédents vieillir et se flétrir. 

Mais ce que j'ai aimé par-dessus tout, c'est le récit de Julia, la petite dernière de Nicolas, qui a dû élever sa petite famille dans Berlin-Est pendant la période de l'Allemagne communiste. Les tentatives de sa famille de passer de l'autre côté du mur, leur emprisonnement, la pauvreté... Tout cela m'est apparu si inconcevable. 

J'ai aussi beaucoup aimé le récit de Sigrid, la fille de Susanne partie en Israël. La pauvre vieille-fille renfermée a enfin l'occasion de voler de ses propres ailes et de se défaire du passé encombrant de son père SS condamné à mort pour avoir fait exécuter des centaines de juifs pendant la guerre. 

Les récits des deux enfants de Belle m'ont moins intéressé, car ils manquaient de substance. Mais, encore une fois, j'ai passé un bon moment en compagnie des personnages de Charlotte Link. Je suis quand même contente qu'il n'y ait pas un quatrième tome, car ça aurait été trop. 

Les lupins sauvages

Éditeur : Libre expression, 2003
Titre original : Wilde Lupinen (traduit de l'allemand)
Paru en allemand : 1992
569 pages

Quatrième de couverture : 


Allemagne 1938 : tout annonce l'orage. Mais la fille de Félicia Degnelly, la jeune Belle Lombard, se soucie peu de politique. Ses projets ambitieux ne tournent qu'autour des studios de cinéma de Berlin et de l'hypothétique homme de ses rêves.
Quant à sa mère, Félicia, elle n'a rien perdu de son sens du risque et des affaires. Toutefois, elle se lance bientôt dans des entreprises plus que dangereuses, contraires à ses intérêts, et même étrangères à ses propres convictions. 
Le chaos de la guerre finira de frapper toute la famille qui se verra éparpillée. Mais ces malheurs ne viennent pas èa bout de la volonté des deux femmes qui continuent d'être les pivots des Degnelly. 
Les lupins sauvages : la suite palpitante de l'histoire d'une famille de Prusse-Orientale, étroitement unie et jetée dans les convulsions de l'époque la plus tourmentée du XXe siècle. 

Mon commentaire : 

Ce tome est le plus réussi de la saga à mon avis, sûrement en raison de l'époque qu'il couvre, du krash boursier de 1929 à la période de l'après-guerre, et tout cela, au cœur de Berlin. On a donc, pour une rare fois, l'occasion de vivre la guerre du côté des vaincus, et de réaliser combien les allemands se sentaient impuissants face à ce qui se passait dans leur propre pays.

Les personnages demeurent toutefois toujours aussi prodigieusement agaçants. La fille de Félicia, Belle, est davantage mise en vedette dans ce livre. Elle est tout aussi égoïste et superficielle que sa mère. Sauf qu'au lieu de chercher la fortune, elle cherche à devenir une actrice de cinéma. Comme sa mère aussi, elle est tiraillée entre deux hommes, son mari disparu à la guerre et son amant de longue date. Finalement, comme sa mère, elle a aussi un bébé qui n'est probablement pas de son mari. Bref, telle mère, telle fille...

Malgré ses personnages froids, ce livre est un véritable page-turner. Je ne peux pas le nier : j'ai beaucoup aimé ma lecture. 

samedi 9 décembre 2017

Le temps des orages

Titre original : Sturmzeit
Éditions : France Loisirs, 2002
506 pages

Quatrième de couverture : 

Été 1914. En Prusse orientale, la jeune Félicia rêve de fêtes et d'idylles. Mais la guerre éclate et la jeune femme va devoir survivre à travers les orages d'acier. En quinze ans, Félicia connaîtra la terreur et le chaos, mais aussi la réussite et la fortune. Elle aime la vie, le risque, l'argent. Et, par dessus tout, deux hommes que tout oppose : Maksim, l'idéaliste révolutionnaire et Alex, le cynique... 

Mon commentaire : 

Ce roman est le premier d'une trilogie. Il se sépare en quatre parties qui couvrent grosso modo du début de la première guerre mondiale jusqu'au crash boursier de 1929. Je l'ai trouvé en rabais dans une friperie il y a plusieurs années, et je ne l'aurais probablement jamais acheté s'il ne m'avait pas été recommandé par une collègue de travail. En effet, la quatrième de couverture n'est pas très vendeuse pour moi... On laisse sous-entendre qu'on aura sous les yeux une énième histoire mièvre et tout à fait prévisible, sans surprises...

Ce n'est pourtant pas une histoire bourrée de clichés d'héroïne de romans d'amour, ni un roman prévisible (mis à part pour les événements qui font partie de l'Histoire). On ne ressent aucune affection particulière pour les personnages. Chacun d'entre eux est présenté à nu, sans artifices, autant leurs défauts que leurs qualités. On espère donc du début à la fin que Félicia mettra de côté son égoïsme agaçant et qu'elle cessera d'être si superficielle. Alors, me direz-vous, pourquoi poursuivre sa lecture si les personnages sont si prodigieusement irritants ?

Je n'ai malheureusement pas de réponse à apporter. L'histoire coule bien, et on demeure curieux de voir ce qu'il adviendra des personnages, s'ils deviendront un peu plus sensés. On tente de comprendre ce qui se passe dans leur tête, et, au final, je crois que c'est ce casse-tête qui nous tient en haleine. 

Le résultat de tout cela, c'est que j'ai dû emprunter les deux tomes suivants à la bibliothèque. Damn. Vais-je jamais venir à bout de ma PAL ?

Malédiction, farces et attrapes !

Âge : à partir de 10 ans
Éditions : Boréal junior, 2000
Collection : Boréal junior magique
132 pages

Quatrième de couverture : 

Au pays de Grenadine, la nature est comme morte, frappée par une terrible malédiction. Pour conjurer ce malheur, Grenadine aide son grand-père à concocter une mystérieuse mixture magique. Mais un inquiétant malfaiteur tente de s'en emparer. Grenadine lui prépare donc un piège à sa façon ! Son plan réussira-t-il à écarter ce personnage malfaisant et à redonner vie à la terre ? Un roman fantaisiste plein de rebondissements avec une héroïne débrouillarde accompagnée d'un coquin petit singe.

Mon commentaire : 

J'ai découvert ce roman grâce à un extrait dans le matériel didactique de français de l'élève que je suis à l'aide aux devoirs. Le matériel en question a la fâcheuse habitude de faire lire un extrait par les jeunes, puis de brusquement l'arrêter quand ça devient intéressant... Je comprends que le but derrière est sans doute que les jeunes veuillent partir à la recherche du roman pour connaître la fin, mais en réalité, bien rares sont ceux qui font les démarches de trouver les romans en question, surtout qu'ils ont en général la fâcheuse habitude de ne pas être disponibles à la bibliothèque municipale de ma ville.  

Je fais donc moi-même les démarches à l'occasion, car, quand on a un élève qui n'aime pas trop la lecture est accroché, on saisit l'occasion ! J'ai bien aimé l'histoire, dans tout ce qu'elle a de classique. Les personnages sont farfelus, et l'héroïne, déterminée à mettre fin à la malédiction qui pèse sur son pays une fois pour toutes. L'histoire n'a rien de bien original et elle est assez facilement prédictible, mais elle n'est pas pour autant simple ou facile. Le niveau de vocabulaire employé est assez élevé et les tournures de phrases peuvent être complexes, ce qui représente un défi pour plusieurs élèves. Je pense que c'est le roman parfait pour le niveau de mon élève. Reste à voir s'il aimera autant qu'il le prévoit ! 

samedi 2 décembre 2017

LDI bilan de novembre

En novembre, j'ai lu :

8 livres
1030 pages
7 fictions, 1 non fiction
6 albums jeunesse
1 roman

Le roman :
  • A la conquête du royaume (saga Ballantyne, tome 2) - Wilbur Smith
Le livre de non-fiction :
  • Le voyage pour les filles qui ont peur de tout - Ariane Arpin-Delorme et Marie-Julie Gagnon
Les albums jeunesse :
  • Haute Mer- Bryan Perro (d'après une idée de Fabrice Lamarre)
  • Les du Merle et les Youyou- Lénia Major
  • La salade de César - Mireille Messier
  • A l'école des poussins ! - Géraldine Collet
  • Adopte un Glurb ! - Élise Gravel
  • La ronde des mois- Émilie Leduc

dimanche 26 novembre 2017

Haute mer

Âge : à partir de 8 ans environ
Illustrations : Catherine Petit
Éditions : Les malins, 2017
30 pages

Quatrième de couverture :
Cet album est un cadeau, une surprise pour un jeune homme courageux, Fabrice Lamarre qui, du haut de ses 12 ans, a réussi à amasser plus de 40 000$ pour la fondation Leucan qui soutient les enfants atteints de cancer.

Fabrice a commencé par participer au Défi têtes rasées pour ensuite organiser de nombreux événements de collecte de fonds dans son école et son quartier. Il a récemment eu l'idée d'écrire une histoire pour en faire un livre et le vendre à ses proches.

Ayant eu vent du nouveau projet de Fabrice et très touchés par son histoire, Véronique Cloutier et son équipe ont souhaité lui donner un coup de pouce tout en lui faisant un beau cadeau, son livre publié par une vraie maison d'édition!

Le projet a été réalisé avec l'aide de l'auteur Bryan Perro, de l'illustratrice Catherine Petit et des éditions Les Malins, qui ont travaillé dans le plus grand secret. C'est le fruit de cette collaboration que vous tenez aujourd'hui entre vos mains. L'intégralité des profits de la vente de ce livre sera remise à la fondation Leucan. 
Mon commentaire :
Wow. Coup de cœur pour cet album. Je n'en reviens tout simplement pas que l'idée de cette histoire vienne d'un enfant de douze ans. Quel magnifique album, très touchant. Il raconte l'histoire d'un jeune homme et de son chien qui se font prendre par une tempête alors qu'ils sont partis pêcher. Leur embarcation part à la dérive et les inséparables amis affrontent de nombreux jours de faim, de soif et de soleil impitoyable sur la mer.
Cet album n'est pas pour tous les tout-petits enfants, car il présente les choses si directement que certains jeunes pourraient en faire des cauchemars. Il représente toutefois un bel outil pour expliquer la nécessité de l'euthanasie aux jeunes qui perdent leur animal de compagnie favori. C'est aussi un album que je me verrais bien lire à des jeunes du troisième cycle ou du secondaire, ce qui est toujours plus difficile à trouver que les albums pour les plus jeunes.
Les images sont superbes et traduisent bien toute l'émotion et le désespoir de ses personnages. Un superbe album, dont je me souviendrai longtemps. Bravo au jeune qui a eu l'idée, à Bryan Perro pour l'avoir si bien écrite et à Véronique Cloutier et son équipe pour avoir fait le nécessaire afin que cette histoire soit publiée.

Les du Merle et les Youyou

Âge : à partir de 6 ans environ
Illustrations : Catherine Maréchal
Éditions : Anna Chanel, 2009
32 pages

Quatrième de couverture :

Par un matin pas tout à fait comme les autres, Noirel va rencontrer Bijou et l'amour est au rendez-vous...
Mais de mémoire d'oiseau, un du Merle et un Youyou !
Pensez-donc... c'est impossible.
 
Mon commentaire :
 
J'ai beaucoup aimé cette histoire d'amour entre un merle et un hibou. La famille du Merle et la faille Youyou habitent le même arbre, mais n'ont rien en commun. Les du Merle vivent le jour et mangent que la meilleure qualité, tandis que les Youyou sont sales, font la fête toute la nuit et se nourrissent n'importe comment. Quand Noirel et Bijou se rencontrent et tombent en amour, leurs familles respectives les rejetteront, jusqu'à ce que la foudre frappe à nouveau.
 
Les illustrations sont vraiment magnifiques et le vocabulaire employé est soutenu, avec plusieurs expressions qui fournissent de belles occasions d'enseignement informel aux enfants. L'histoire elle-même comporte une belle morale : l'amour est possible entre deux personnes que tout sépare, et les familles doivent faire leur possible pour accepter cet amour pour le bien-être de leur enfant.

La salade de césar

Âge : 3 à 8 ans
Illustrations : Julie Cossette
Éditions : La Smala, 2014
22 pages
 
Quatrième de couverture :
 
César et son grand frère Jules ont mangé en cachette toute la salade prévue pour le dîner. Vite! Ils doivent en préparer une autre! Mais quels sont les ingrédients d'une salade César? C'est simple : ils n'ont qu'à mélanger tout ce dont raffole César!
Et voilà nos apprentis marmitons qui se lancent dans une drôle de recette dans laquelle tous les aliments sont permis!
 
Mon commentaire :
 
Papa prépare une salade césar pour le souper, puis il va faire sa sieste de l'après-midi. César et son grand frère adorent la salade et ne peuvent s'empêcher de la dévorer au complet. Catastrophe ! Il faut en refaire avant que papa s'en aperçoive ! Mais, malheureusement, à part la laitue et les croûtons, les deux frères n'ont aucune idée de ce que contient la salade. Il va falloir faire preuve de créativité...
 
Voilà un petit album que je savais que j'aimerais avant même de le lire. La couverture est accrocheuse, et le titre pique la curiosité. J'ai bien rit en voyant la recette des deux garçons, car les "petit-déjeuners" que je préparais à mes parents quand j'étais jeune étaient presque aussi horribles ! Il est certains que mes petits riront lorsque je leur lirai cette histoire farfelue. J'ai bien hâte de voir leur réaction !

À l'école des poussins !

Âge : à partir de 3 ans environ
Illustrations : Coralie Saudo
Éditions : Les 400 coups, 2013
28 pages

Quatrième de couverture :

Yvan essaie ses nouveaux vêtements, Lili range ses crayons favoris, Léonard remonte déjà son réveil pour ne pas être en retard, Anatole cherche son bouchon de colle, seule Shirley a l’air inquiet :            « Comment sera la maîtresse ? » Et si la veille était pire que cette première journée ?
 
Mon commentaire :
 
Il est bien rare que je n'aime pas un album publié par les éditions des 400 coups. Ce sont toujours des albums attrayants, dont les illustrations sont magnifiques et originales, et dont les histoires sortent généralement de l'ordinaire. Cet album écrit pas Géraldine Collet ne fait pas exception, même s'il ne vise malheureusement pas la catégorie d'âge pour laquelle je recherche actuellement des albums.
 
C'est la rentrée des poussins à l'école demain ! C'est un peu le branle-bas de combat au poulailler, car il faut être prêt pour le lendemain. Les poussins sont excités, mais Shirley, elle, est très inquiète... Comment sera la maitresse ? Qu'est-ce qu'on va faire à l'école ?
 
J'ai beaucoup aimé les rimes abondantes de cet album, qui sensibilisent les plus jeunes aux rimes. Et les jeunes d'âge préscolaires s'identifieront certainement à ces petits poussins à la veille de faire leur grande entrée à l'école !

Adopte un glurb !

Âge : à partir de 6 ans
Illustrations : Élise Gravel
Éditions : La courte échelle, 2011
32 pages

Quatrième de couverture :

Tu veux un compagnon vraiment mignon, amusant et unique ?
Adopte-moi et apprends à t'occuper de moi en lisant ce livre !

Mon commentaire :
 
Un classique. Le genre d'album qui fonctionne avec les enfants de tous les âges. Je l'ai lu récemment à une jeune fille de dix ans. Je craignais qu'elle trouve l'album un peu trop bébé pour elle, mais non, elle a ri et adoré. 
 
Le Glurb est un monstre qu'il est possible d'adopter en déboursant 10 sous dans n'importe quelle monstrerie. Il pue, aime jouer des tours et mange dix fois sa grandeur, mais il est impossible de ne pas s'attacher à lui ! Dans cet album, apprenez à bien vous en occuper.
 
Il est possible de faire toutes sortes de projets autour de cet album humoristique. Avec l'élève dont je vous parle, je fais de la francisation. J'ai l'intention de lui faire créer son propre monstre et de travailler par le fait même son vocabulaire. Elle est très enthousiaste à l'idée de créer son propre monstre, qui aura, comme le Glurb, des caractéristiques tout à fait uniques à lui !

samedi 25 novembre 2017

La ronde des mois

Illustrations : Émilie Leduc
Éditions : La courte échelle, 2012
24 pages

Quatrième de couverture : 

Les mois courent, les mois filent, les mois tourbillonnent. J'aime tous les mois. Il y en a qui font cric crac ! Il y en a qui font brrr ! Il y en a aussi aux couleurs de l'arc-en-ciel.

Mon commentaire : 

Un beau petit album, magnifiquement illustré par l'auteur, pour travailler les mois de l'année. Les textes sont écrits sous formes de comptines, qui, à défaut de vraiment renseigner sur ce qu'il se passe au cours de ces mois, sonnent très bien. Idéalement, utiliser l'album avec d'autres matériels plus concrets pour travailler les douze mois de l'année. 

Le voyage pour les filles qui ont peur de tout

Éditions : Michel Lafon, 2015
Illustrations : Nathalie Jomard
301 pages 

Quatrième de couverture :

Elles sont trouillardes. Des vraies de vraies. Ariane ne part jamais sans son arsenal de « potions » en prévision de tous les bobos possibles, et Marie-Julie ne compte plus ses phobies ! Pourtant, toutes deux sont allées aux quatre coins du monde, souvent en solo et dans des conditions parfois inimaginables. 
Incroyable ? Non ! Sachez, mesdames, que le voyage est à la portée de vous toutes, peu importe votre âge ou le solde de votre compte en banque. À travers ce guide pas comme les autres, les deux amies s'adressent à TOUTES les voyageuses : les flippées, les improvisatrices, les baroudeuses, les solitaires, les chefs de tribu, les Miss Cocktail... À chacune son style et sa destination idéale ! Au menu : tuyaux, bons plans, témoignages d'aventurières et de blogueuses globetrotteuses... Et surtout, une bonne dose d'humour voire d'autodérision. Osez enfin prendre votre baluchon, et que le rêve devienne votre réalité. 

Mon commentaire : 

J'imagine, d'après la quatrième de couverture, que je n'étais pas exactement le public visé par ce livre. Même si je suis une femme, et que, oui, au fond, j'ai peur de tout, je n'avais pas besoin d'un livre pour m'apprendre que n'importe qui peut voyager. Je n'avais pas besoin d'être poussée à partir, puisque, depuis, maintenant presque dix ans, je pars au moins une fois par année. J'ai déjà découvert toute la magie des voyages, et, oui, je suis accro.  

Mais même si je n'étais pas son public cible, ce livre m'a fait tellement rire ! J'ai adoré, et surtout, il m'a donné encore plus envie de partir. C'est un livre qui aborde un peu tout : de ce qu'il faut apporter en voyage, en passant par les mesures de sécurité et aux questions de budget. J'ai tout particulièrement aimé les profils de voyageuses, qui, bien que caricaturée, m'ont toutes rappelé au moins une voyageuse. Et je me suis moi-même retrouvée dans plusieurs profils de voyageuses. J'ai eu plaisir à cocher les aspects qui me caractérisaient pour découvrir que mon profil dominant est, à ma grande surprise, la baroudeuse de l'extrême, mais que je ne dédaigne pas les voyages gourmands. J'ai aussi découvert que je demeure pour la vie une première de classe. Quelle tristesse. haha

D'autres parties du livre qui m'ont beaucoup plu sont la description des différents types de voyages, qui seront source d'inspiration pour mes prochains voyages, et les destinations coup de cœur des auteures. 

C'est donc un petit livre que j'ai dévoré et qui est illustré avec beaucoup d'humour par Nathalie Jomard. Merci aux auteures qui me redonnent envie de partir l'été prochain ! Destination à mijoter...

jeudi 9 novembre 2017

À la conquête du royaume (saga Ballantyne, tome 2)

Titre original : Men of Men
Éditions : Libre expression, 1998
Première édition : 1981
561 pages

Quatrième de couverture :
 
Il y a dix ans, en 1860, Zouga Ballantyne revenait avec sa sœur, Robyn, en Afrique australe où ils étaient nés. Très rapidement Zouga avait délaissé les préoccupations humanitaires chères à sa sœur pour s'intéresser aux irrésistibles attraits de ce continent : l'or et l'ivoire.
 
Zouga Ballantyne vit désormais en Rhodésie où il exploite une mine de diamant. À ses côtés, sa femme, Aletta, et ses deux fils, Ralph et Jordan. Le destin des Ballantyne va bientôt croiser celui d'un homme énigmatique, Cecil Rhodes, un riche propriétaire qui a réuni autour de lui la plupart des nouveaux arrivants anglais. Les populations locales, les fiers Matabélés entretiennent avec les pionniers européens des relations cordiales jusqu'à ce que l'intention de ces derniers se précise : accaparer les meilleures terres et les richesses du sous-sol.
 
L'affrontement est inévitable. Il ne pourra être que sanglant.
 
À la conquête du royaume nous transporte à la fin du siècle dernier dans une Afrique presque vierge. Peuplée de personnages hauts en couleur, cette saga constitue un voyage inoubliable.
 
Mon commentaire :
 
Le premier tome de cette série avait été une surprise totalement inattendue. Une histoire riche et documentée sur le continent africain et sur l'esclavage, ainsi que sur ses premiers habitants missionnaires et chasseurs d'éléphants.
 
Si cette fois-ci, je ne peux plus clamer la surprise, j'ai tout autant adoré ce deuxième tome de la série qui traite davantage de l'époque de la colonisation de l'Afrique australe, des guerres avec les tribus en place et de l'exploitation des mines de diamants. Zouga Ballantyne est encore au centre de cette histoire, de même que ses fils Ralph et Jordan, qui, chacun à leur manière, deviendront des membres importants de la colonie. Robyn, qui était le personnage principal du premier tome, est davantage en second plan, mais fait tout de même encore partie de l'histoire, tout comme le sont son mari et Mungo St-John, le négrier du premier tome.
 
Dans cette histoire, pas de héros parfaits. Que des hommes et des femmes qui font ce qu'ils doivent faire pour survivre sur cette terre sans merci qu'est l'Afrique.
 
Ce livre est, tout comme le premier tome, une vraie brique. Ce n'est pas le genre de livre qu'on lit d'une traite. Il est tellement riche et concentré qu'il faut le lire en petites doses pour le « digérer ». Mais l'effort en vaut largement la peine et on ressort du livre admiratifs et haletants, avec le goût de partir à l'aventure. J'ai bien hâte de m'attaquer au troisième tome, La troisième prophétie.

Caramba

Âge : à partir de 5 ans environ
Illustrations : Marie-Louise Gay
Éditions : Dominique et compagnie, 2005
31 pages

Quatrième de couverture :

Caramba est un chat comme les autres : il ronronne, il mange du poisson, il a le poil très doux... Mais pourtant, il est aussi bien différent des autres : il ne sait pas voler ! «Tous les chats du monde savent voler» dit-il tristement à sa copine Roselyne, un petit cochon rose. Il a beau essayer, rien n’'y fait et il se retrouve toujours dans de drôles de situations. Ses cousins, Bijou et Barbotte, se moquent un peu de lui mais l’'aideront tout de même à apprendre à voler. Caramba découvrira alors quelque chose de merveilleux...

Mon commentaire :

Quand on arrive à passer par dessus le fait qu'en tant qu'adulte, on sait bien que ce n'est pas normal qu'un chat vole, on passe un bien bon moment en compagnie de Caramba, le chat qui voudrait voler comme les autres chats. Ce dernier tente par tous les moyens de voler, sans succès. Jusqu'au jour où il se trouve un autre talent que lui envient tous les autres chats : celui de nager.
Ce livre est très semblable à Kioui, l'histoire de l'oiseau qui ne pouvait voler que j'ai lu il n'y a pas si longtemps. J'ai tout de même préféré celui-ci, principalement en raison des aquarelles magnifiques de l'auteure.
Ce n'est pas un album inoubliable à mon sens, mais c'est tout de même un bon moment de lecture à partager.

Stig et Lumi chez madame Reinette

Illustrations : Bruno Robert
Âge : à partir de 6 ans environ (premières lectures)
Éditions : Auzou, 2013
25 pages

Quatrième de couverture :
 
Stig et Lumi sont des lutins du Père Noël. Le soir du 24 décembre, ils se cachent parmi les jouets du traîneau. Mais voilà qu'ils tombent de la hotte et se retrouvent sur Terre ! Commence alors pour eux une drôle d'aventure, faite de rencontres surprenantes...

C'est le printemps. Stig et Lumi quittent la fourmilière et partent à la découverte d'un étang. Une grenouille aux pattes musclées les y accueille...
 
Mon commentaire :
 
J'ai lu cet album de premières lectures avec indifférence. Ok, c'est écrit à l'intention des enfants pour leurs premières lectures, mais j'ai trouvé que l'histoire manquait de fil conducteur. Mis à part de découvrir le monde des étangs et des créatures qui les habitent, je n'ai pas trouvé beaucoup de raisons de faire lire ce livre aux enfants. Pas qu'il soit mauvais, mais il n'a rien qui sorte de l'ordinaire. À mon humble avis, du moins.

La grève du bain

Illustrations : Geneviève Després
Âge : dès 5 ans
Éditions : Les 400 coups, 2012
28 pages

Quatrième de couverture :

La première fois que je me suis assise dans la nouvelle baignoire, avec mes trois petits jouets pour le bain préférés, je me sentais un peu perdue. C'est là que papa a voulu m'impressionner et qu'il a appuyé sur le bouton « Remous ». La baignoire s'est mise à s'agiter, à gronder. J'ai eu la peur de ma vie !
 
Mon commentaire :
 
J'ai beaucoup aimé cet album ! La jeune fille qui déclare la grève du bain vient de déménager et doit apprivoiser sa nouvelle baignoire, gigantesque, qui fait des bulles du bruit et qui est bien intimidante. Papa trouve plus d'un moyen pour tenter de mettre fin à cette grève, sans succès. Mais les jours passent et la saleté s'accumule. Comment cette grève prendra t-elle fin ? Un bien bel album, inventif, amusant et attrayant. Et j'ai adoré les illustrations de Geneviève Després qui rendent cette expérience de lecture encore plus amusante.