jeudi 19 octobre 2017

La légende de Louis Cyr

Illustrations : Caroline Hamel
Âge : à partir de 6 ans environ
Éditions : Auzou, 2016
36 pages

Quatrième de couverture  :

Cyprien-Noé naît dans un petit village du Québec en 1863, au sein d'une famille pauvre.

Mais en grandissant, le jeune garçon devient de plus en plus fort et réalise des exploits de plus en plus impressionnants...

Qui aurait pu prédire que Cyprien-Noé allait changer son prénom pour celui de Louis ? Et ensuite devenir le seul et unique Louis Cyr : l'homme le plus fort du monde ?

Mon commentaire :
 
J'ai tout aimé dans cet album : son sujet, son authenticité par rapport à la véritable histoire de Louis Cyr, de même que ses illustrations colorées et décalées qui illustrent bien la vie du temps de nos ancêtres. C'est une occasion de faire connaître aux enfants un personnage important de l'histoire du Québec, puisqu'il est devenu connu à travers le monde à une époque où il était plus ou moins impossible pour les Québécois de se faire connaître sur la scène mondiale. Ses exploits sont d'autant plus impressionnants qu'ils demeurent, pour la plupart, toujours imbattus.
 
J'ai aussi aimé son format, plus grand que la majorité des albums, ce qui laisse plus de place aux illustrations. Maintenant que j'ai lu l'album de l'histoire de cet homme qu'a toujours admiré mon grand-père, j'ai bien envie de lire sa biographie que, justement, mon grand-père possède.

Silent Zone Independance Day

Éditions : Harper Prism, 1997
Lu en v.o.
305 pages
 
Quatrième de couverture :
 
The # 1 blockbuster movie Independance Day was only part of the story. After the alien invaders are downed and teams are sent out to find survivors, only some personnal belonging of Dr. Brackish Okun, head scientist of Area 51, are found.
 
Okun's story is amazing, yet completely believable. It begins in the 1970s when this Caltech genius arrives at Area 51 to work with National Security Agency (NSA) and the CIA on the study of a downed spaceship retrieved from Roswell, New Mexico.
 
But there is much more to the job than Okun realized. Soon, he begins to suspect that massive government cover-up has successfully buried all evidence of alien visitation throughout the years- a cover-up in which Okun is now an unwilling participant. His perseverance leads him to the truth behind the studies at Area 51, the government's fear of an alien visitation, and a mysterious encounter in the Mexican desert at a place known as " La Manta de Silencia " : The Silent Zone.
 
Mon commentaire :
 
Si ce livre ne m'avait pas été donné il y a plus de 10 ans, je l'aurais sans doute jamais lu, parce que les livres de science-fiction ne sont pas ceux que je préfère, loin de là. Le fait qu'il était en anglais ne m'a certainement pas incité à le lire au cours de ces dernières années, puisque cela représentait pour moi une deuxième barrière. Je l'ai pourtant ressorti de la PAL +10, c'est-à-dire des livres que j'ai à lire dans ma bibliothèque depuis plus de 10 ans. Tout simplement parce que je n'en pouvais plus de le voir et parce que je voulais laisser de la place à de nouveaux livres.
 
J'ai été surprise de trouver ma lecture aisée. Les pages défilaient facilement, pas passionnément, mais certainement aisément et sans prise de tête. Première surprise majeure. Et puis ma curiosité a été piquée. Comme Okun, le scientifique engagé à Area 51, je voulais savoir comment volent les ovnis, et pourquoi et comment le gouvernement a tout caché cela de sa population.
 
J'ai donc bien aimé ce livre inspiré du film Independance Day (que je n'ai pas vu, en passant). Mais je sais aussi qu'il sera rapidement oublié.

lundi 16 octobre 2017

Abécédaire des monstres

Illustrations : Marion Arbona
Âge : 4 à 10 ans
Éditions : Les heures bleues
54 pages

Quatrième de couverture :

Vingt-six monstres pour vingt-six cauchemars assurés ? Pas tout à fait ! Ces créatures colorées feront plutôt rêver les petits lecteurs amusés par autant de fantaisie : du monstre qui a peur des pieds, au monstre pétard mouillé, en passant par la mamamonstre, l'abracabouh et autres monstruosités imaginaires, les enfants se réjouiront de découvrir cette faune bigarrée aux histoires moins abominables que comiques. Assurément un livre pour faire plaisir à nos petits monstres... surtout le soir, avant d'aller au lit !
 
Mon commentaire :
 
J'ai lu beaucoup d'abécédaires dans ma vie, et j'en ai jamais trouvé un qui me plaît. Je vais finir par croire que c'est tout simplement pas une forme littéraire qui me plaît.
 
Cet abécédaire a pourtant de nombreuses qualités. D'abord, les illustrations, qui sont drôles, créatives et tout à faire dans l'esprit de l'écriture. Elles sont aussi magnifiquement colorées.
 
L'écriture est elle aussi inventive. L'auteure manipule les mots comme des jeux et créé des noms de monstres farfelus comme «Encyclonstre», un monstre qui se pose trop de questions, ou «Yéou», le monstre le la farce. Mais les mots, aussi bien manipulés soient-ils, forment un tout parfois étrange qui peut être difficile à comprendre pour les enfants. Je crois qu'en fait, c'est pour les adultes que cet abécédaire se révèle être génial...
 
Et puis, l'ennui principal avec tout abécédaire, c'est que c'est un livre qui ne s'emprunte pas vraiment. C'est un album qu'il faut lire petit à petit, et plusieurs fois. Ce qui fait que ce n'est pas le meilleur livre à lire en classe.
 
C'est tout de même, et je tiens à le souligner, l'abécédaire le moins ennuyant que j'ai lu jusqu'à maintenant. Et les illustrations seules fascineront les enfants.

L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr. Hyde

Âge : 4 ans et plus
Illustrations : Fabrice Boulanger
Adaptation par : Fabrice Boulanger
Éditions : La Bagnole, 2015
30 pages

Quatrième de couverture :

Sais-tu ce que c'est, un classique ? C'est une très bonne histoire que tout le monde connaît, un chef-d'oeuvre admiré dans le monde entier !
 
Sais-tu ce que c'est, un conte fantastique ? C'est un récit étrange, plein de mystère, de créatures bizarres ou de machines étonnantes.
 
As-tu déjà été de très mauvaise humeur, au point de ne plus pouvoir te contrôler ? C'est ce qui arrive à Henry Jekyll. Mais il l'a un peu cherché. À cause d'une étrange potion, il se transforme en Edward Hyde, un véritable démon... très envahissant.
 
Cette histoire a été imaginée par Robert Louis Stevenson, un écrivain écossais, et elle a été publiée en 1886 ! Je l'ai adaptée pour toi afin que tu puisses découvrir un des premiers personnages imaginaires qui, quand il est fâché, se transforme en vilaine créature... Ça te rappelle quelqu'un ?
 
Mon commentaire :
 
Bien que de la version originale je n'ai lu que quelques extraits dans le cadre d'un cours d'anglais au secondaire, j'ai une bonne idée de l'histoire du Dr Jekyll et de M. Hyde. Quand je suis tombée sur cette magnifique adaptation de Fabrice Boulanger à la bibliothèque alors que je cherchais des livres à lire aux enfants en attendant l'Halloween, j'ai immédiatement voulu la lire, bien que je ne savais pas si je pourrais le lire à des enfants de première année.
 
Je pense que l'histoire est raisonnablement similaire à l'originale, mais le vocabulaire est simplifié et le tout est embelli pour ne pas faire trop peur aux enfants. Bien que je ne l'ai pas encore lue en classe, je crois que les enfants aimeront.
 
Une chose est certaine, les images sont magnifique et rendent justice à l'imagination de Robert Louis Stevenson. Maintenant, j'ai bien envie de lire l'original qui se trouve sur mon Kindle pour pouvoir comparer...

L'Halloween de Napoléon

Titre original : Dragon's halloween
Illustrations : Dav Pilkey
Âge : 4-7 ans
Éditions : Scholastic, 2004
Paru en anglais en : 1993
48 pages

Quatrième de couverture :

Il n'y a pas plus mignon que Napoléon le dragon, et c'est aussi le plus gentil des amis.
Napoléon peut très bien se passer d'une grosse citrouille puisqu'il en a six petites. Il n'a pas besoin du meilleur déguisement, non plus ! Mais il faut absolument qu'il se débrouille pour calmer son estomac qui gargouille.

Mon commentaire :
 
Cet album m'a été donné par une éducatrice partant à la retraite. Bien que datant un peu, je l'ai bien aimé, surtout en raison de sa construction. C'est un peu un album « nouvelles ». Il est constitué de trois aventures de Napoléon à l'Halloween. Il peut donc être lu sur trois jours différents, ce que les jeunes enfants adorent puisque le thème est celui de l'Halloween.
 
J'ai beaucoup aimé aussi le personnage de Napoléon qui est un gentil dragon bien maladroit, mais qui sait tout de même tirer son épingle du jeu.
 
C'est donc un bel album à lire aux enfants qui attendent l'Halloween avec impatience !

dimanche 15 octobre 2017

Une casserole sur la tête

Âge : 3 à 5 ans
Illustrations : Philippe Germain
Éditions : Imagine, 2006
22 pages
 
Quatrième de couverture :
Guillaume adore jouer au chevalier. Un jour, alors qu'il s'apprête à libérer une princesse, il se retrouve la tête coincée dans son casque. Le problème, c'est que le casque en question est une... casserole !
Une histoire hilarante pour les petits chevaliers en puissance.
 
Mon commentaire :
 
J'ai bien aimé ce petit album cocasse où un jeune garçon débordant d'imagination utilise une casserole en guise de casque de chevalier. Or, cette dernière reste coincée et le médecin de l'urgence reste dubitatif quant à la manière de l'enlever... Quand ce dernier trouve finalement la solution grâce à sa mère, le petit,  trop content de s'en être sorti, fera une nouvelle bêtise !
 
Un album qui suscitera sans aucun doute des réactions !


jeudi 12 octobre 2017

Le plus grand des rois

Âge : à partir de 5 ans
Illustrations : Éric Battut
Éditions : Hachette Livre/Gautier-Languereau, 2007
24 pages

Quatrième de couverture :

Un matin, sa Majesté Basile apprit que le plus grand des rois viendrait lui rendre visite. Aussitôt, il commença les préparatifs pour ne pas perdre la face devant cet homme si impressionnant. Mais celui-ci se faisait attendre... Et Basile ne savait pas encore que la nuit serait pleine de surprises !

Mon commentaire :
 
Voici un album qui aurait pu être intéressant s'il n'y avait pas tant de non-dits. Il s'adresse aux tout-petits, et pourtant, la morale de l'histoire leur est inaccessible, un peu comme certains contes de fées. Je comprends que cela puisse être une qualité, pourtant ici, je trouve que le nombre d'inférences est trop grand pour que les enfants saisissent le fond de l'histoire. Je pourrais me tromper, puisque je ne l'ai pas lu à ces derniers, mais je ne crois pas que le public visé soit en âge de comprendre que ce n'est pas les biens matériels qui font la grandeur d'un homme. À cinq ans, la plupart des enfants pensent que plus un cadeau est gros, mieux il est... Donc je n'ai pas aimé, même si l'idée de départ était bonne.

Albert Ier, le roi du rot

Âge : à partir de 4 ans
Illustrations : Julie Cossette
Éditions : de la Bagnole, 2014
32 pages

Quatrième de couverture :

Albert serait un enfant comme les autres s'il n'avait pas un don exceptionnel : celui de roter sur commande. Son retentissant talent fait autant rire sa petite sœur qu'il désespère sa mère, qui lui interdit de boire du soda, question de ne pas transformer le « roi du rot » en monstre. Mais un jour, à l'école, il contrevient à la règle maternelle : il boit une boisson gazeuse. Les conséquences gastriques risquent d'être désastreuses !
 
Mon commentaire :
 
Les livres de rots, de pets, de pipi et de caca sont toujours un vif succès auprès des enfants. Aussi, quand j'ai vu le Burp ! de la page couverture, j'ai immédiatement emprunté l'album à ma bibliothèque.
 
Je dois avouer que personnellement, j'ai été un peu déçue par l'album. C'est drôle, les images sont très belles, et pourtant, quelque chose me trouble. Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. C'est peut-être parce qu'aucune explication n'est donnée sur l'origine du pouvoir exceptionnel d'Albert. Ou parce qu'il manque de ce vocabulaire coloré qu'on voit habituellement avec ce genre d'histoire.
 
Néanmoins, je suis absolument certaine que mes petits de première année se tordront de rire lorsque je leur lirai le livre. Et n'est-ce pas le plus important, de leur montrer que les livres, ça peut être intéressant ?

Neuf mois

Éditeur : Stanké, 2013
197 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Le test de grosses d'Isabelle est positif. Pourtant, cette nouvelle ne la transporte pas de joie. En deux ans, c'est la quatrième fois qu'elle tombe enceinte et elle n'est toujours pas maman. Les médecins ne peuvent expliquer les raisons de ces fausses couches. On lui a simplement dit qu'elle était malchanceuse. Malchanceuse et terriblement anxieuse de mener cette grossesse à terme.
Seule Rose, une voisine avec qui elle s'est liée d'amitié semble la comprendre. Doucement, Isabelle s'ouvre à cette femme et lui raconte ses malheurs, dont sa dernière fausse couche, la plus traumatisante, où elle a perdu des jumeaux à six mois de gestation.
Même si cette grosses se déroule bien, son inquiétude demeure. Et quand la santé de Rose décline, le monde d'Isabelle chavire. Ces neuf mois lui permettront de découvrir qu'elle ne peut pas tout contrôler mais que les événements douloureux en entraînent parfois d'autres qui remplissent de bonheur.
 
Mon commentaire :
 
J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque en raison de son auteure, dont j'ai lu deux autres livres qui m'ont fait passer un bien bon moment de lecture, sans cassage de tête. Toutefois, aussitôt lue la quatrième de couverture, je n'étais plus aussi convaincue de passer un bon moment de lecture, puisque le ton semblait définitivement plus sérieux. Le thème principal abordé dans ce texte est la grossesse qui suit de nombreuses fausses couches. Déjà, ça sentait le vécu. Mais j'ai tout de même décidé de l'emprunter.
Si, en effet, j'ai trouvé un roman beaucoup plus sobre que les deux autres, j'ai tout de même passé un bon moment de lecture. Le personnage principal, Isabelle, entame une troisième grossesse après deux fausses couches, dont la dernière a été particulièrement éprouvante. Pour se protéger, elle refuse de croire jusqu'à la toute fin que cette fois-ci sera peut-être la bonne. Parce qu'en tant que lectrice, je me doutais bien qu'elle mènerait sa grossesse à terme (ce n'est pas vraiment un spoiler, ne vous inquiétez pas), j'ai été légèrement agacée par le côté répétitif de l'histoire, même si je comprenais les raisons irrationnelles du personnage d'agir ainsi.
J'ai toutefois beaucoup aimé l'histoire traitée en parallèle, celle où Isabelle s'ouvre à sa voisine solitaire, Rose. Leur rapprochement est touchant et traité avec beaucoup de délicatesse.
J'ai une fois de plus passé un bon moment de lecture, même si le sujet est de toute évidence très important et personnel pour l'auteure, et que, par conséquent, il est traité avec moins d'humour qu'à son habitude.

À toi, pour toujours, ta Marie-Lou

Éditeur : Leméac, 2006
1re édition : 1971
94 pages

Quatrième de couverture :

Marie-Lou est un petit chef-d'oeuvre de cruauté. Jamais Tremblay n'était allé aussi loin; jamais ses personnages n'avaient été si méchants. Si vrais. Marie-Louise et Léopold sont en ce sens peut-être les derniers rejetons de la famille des Belles-Soeurs.

Mon commentaire :

Ramassé à la sortie de mon frère du CÉGEP, ce minuscule livre de Michel Tremblay a été englouti par des briques plus voyantes pendant des années. Je l'ai retrouvé quand je cherchais un livre assez petit pour entrer dans mon petit sac à main pour lire sur le traversier en fin de semaine dernière.
Belle trouvaille que cette courte pièce de théâtre, qui illustre magnifiquement le quotidien d'une vie de famille québécoise de la classe ouvrière. Une famille où on s'aime bien mal.
Comme à l'habitude, le langage de Tremblay est coloré et bien plaisant à voir sous forme écrite.
J'ai aussi apprécié la construction de la pièce, malgré la difficulté qu'elle représente. En effet, les deux parents et les deux enfants ont des dialogues en même temps dans la pièce, mais séparés par une dizaine d'années. Il faut donc bien de la patience pour démêler les deux conversations, mais nos efforts sont récompensés.
J'ai trouvé le portrait de Tremblay réaliste, et malgré tout un brin plus optimiste qu'à son habitude, puisque l'un des personnages de se complait pas dans son malheur. Un bon mais bien court moment de lecture.

mercredi 4 octobre 2017

Retour sur l'accord du participe passé et autres bizarreries de la langue française

Éditions : Flammarion, 2016
318 pages

Quatrième de couverture :

Les 19 chapitres qui composent Retour sur l'accord du participe passé et autres bizarreries de la langue française ont pour ambition de passer en revue les principaux problèmes auxquels nous sommes quotidiennement confrontés quand nous devons rédiger un texte.
Grâce à ce livre, vous serez en mesure de ne plus vous perdre dans le labyrinthe des règles typographiques, orthographiques, grammaticales..., et vous pourrez plus facilement trouver le mot juste, éviter les clichés ou la tristement fameuse «langue de bois».
Le français est moins rigide que ce que l'on voudrait nous faire croire. En matière de syntaxe, notamment la frontière entre l'indicatif et le subjonctif est mouvante. L'orthographe et la syntaxe sortent lentement de la glaciation intervenue au XIXe siècle : les institutions censées les régenter, à commencer par l'Académie française, ont perdu toute autorité.
Les règles typographiques, peaufinées avec amour par des générations d'imprimeurs depuis le XVe siècle, ne sont pas des lubies de professionnels sourcilleux, elles ont toutes leur justification : unifier les écritures et faciliter la lecture. Ainsi, connaissez-vous la différence entre le tiret et le trait d'union? Ou les infinies possibilités de la ponctuation, en particulier de la virgule?
Quant au vocabulaire de la presse et des médias, le terrain de chasse privilégié des auteurs, il a une singulière tendance à s'appauvrir et se standardiser, voire à s'aligner sur la communication d'État ou d'entreprise : vous verrez comment il est possible de lutter résolument contre ce dessèchement.
Et bien sûr, l'accord du participe passé, avec ses nombreuses particularités, n'aura plus de secret pour vous!
 
Mon commentaire :
 
Qu'est-ce qui me pousse à emprunter des livres traitant d'un sujet aussi assommant que la grammaire alors que je passe déjà mes journées à l'enseigner, Dieu seul le sait ! Et pourtant, même si après une journée de boulot j'ai envie de faire n'importe quoi sauf lire un pareil livre, quand je m'y résous, j'y trouve un plaisir étrange.
Bref, je pense que je dois secrètement la grammaire. Ou plutôt ses bizarreries qui la rendent si difficile à enseigner. Parce que, eh oui, j'adore les défis.
J'ai donc beaucoup apprécié ce livre qui met en évidence toutes les incohérences de notre langue écrite. Des difficultés qui, en très grande partie, pourraient être résolues par une simplification de notre orthographe. Outre le sempiternel participe passé, que dire du pluriel des noms composés, du trait d'union, des majuscules dans les noms propres composés? Casse-têtes (casses-tête? casses-têtes?) assurés. Et puis, tous ces mots dont l'orthographe va à l'encontre de tout bon sens. Pour nous adultes, il est facile de se rappeler que « mecieu » s'écrit monsieur, mais pour combien d'enfants en cours d'apprentissage cela représente une difficulté? On pourrait en dire autant de tous les mots irréguliers.
Loin de moi l'intention de relancer le débat pour ou contre une réforme de l'orthographe. Je dis simplement que, dans mon quotidien d'orthopédagogue, il m'est de plus en plus difficile de dire et de répéter que d'habitude, c'est comme ça, mais là, il y a une exception.
Ce livre, écrit par des correcteurs du site Le Monde, connaissent de toute évidence leur travail. Et ils avouent humblement qu'ils en laissent parfois passer. En effet, personne ne peut prétendre écrire sans faute(s) (autre difficulté soulevée par les auteurs, on met un «s» ou pas ?).
Ce que j'ai moins aimé, par contre, c'est le manque de fil conducteur et de cohérence. Dans un chapitre, on semble être en faveur d'une réforme de l'orthographe pour simplifier cette langue compliquée intentionnellement par des académiciens qui voulaient la rendre inaccessible au petit peuple. Dans un autre, on met en évidence le fait que certains journalistes manquent cruellement de vocabulaire et/ou qu'ils déforment la signification des mots. Il faut se décider. La langue écrite doit-elle être plus simple ou plus compliquée ?
 Bon, il est temps pour moi de terminer ce billet, car je deviens beaucoup trop consciente de ce que j'écris et je doute de moi. SVP ne me jugez pas si j'ai laissé des fautes. hihi

dimanche 1 octobre 2017

Bilan de septembre 2017

En septembre, j'ai lu :

8 livres
8 fictions, 0 non-fiction
1416 pages
4 albums jeunesse
3 romans
1 pièce de théâtre

Les albums jeunesse :
  • Kioui- Grégoire Reizac
  • Drôle de rose- Robert Munsch
  • Au travail enseignants- Lucy M. George
  • L'heure du dodo est annulée- Cece Meng
Les romans :
  • Les cerfs-volants de Kaboul- Khaled Hosseini
  • Le serment d'Hippocrate- Noëlle Loriot
  • Petits suicides entre amis- Arto Paasilinna
La pièce de théâtre :
  • Richard III- William Shakespeare

Kioui

Âge : 2 à 7 ans
Illustrations : Steg
Éditions : Le buveur d'encre, 2002
24 pages

Résumé maison :
 
Kioui est un pauvre oiseau Kiwi né sans aile. Il développe des habiletés hors du commun, entre autres pour la nage. Pourtant, lui ne rêve que d'être comme les autres Kiwi et de voler. Jusqu'au jour où il trouve la solution idéale...

Mon commentaire :

J'ai beaucoup aimé ce petit album. Il fait comprendre aux enfants que la différence, c'est bien, et que ce n'est pas parce que tu ne réussis pas à quelque chose que tu ne peux pas devenir excellent dans autre chose. De plus, il peut se révéler un excellent outil en classe pour expliquer que certains enfants ont besoin de mesures d'adaptation. En effet, dans l'histoire, notre ami Kioui trouve une solution hors du commun pour réussir à voler. Il demeure différent des autres, mais au moins, il vole lui aussi !

Drôle de rose

Âge : à partir de 5 ans
Ilustrations : Michael Martchenko
Éditions : Scholastic, 2008
27 pages

Quatrième de couverture :
 
Madison ne désire rien de compliqué, rien qu'une rose peinte sur sa joue. Mais elle s'aperçoit que cette rose n'est pas du tout ce quelle attendait ! Parviendra-t-elle à attirer l'attention de sa faille sur ce qui se passe vraiment ?
 
Mon commentaire :
 
S'il y a un auteur jeunesse qui est invariablement un succès avec les enfants du préscolaire et du début du primaire, c'est bien Robert Munsch. Ils apprécient le comique et le côté répétitif, prédictible de ses histoires. Lire une histoire de Munsch avec les enfants, c'est s'assurer des fous rires. J'adore lire des histoires de cet auteurs aux groupes d'enfants.
 
Cette histoire ne fait pas exception, bien que ce ne soit pas ma favorite. La jeune Madison demande à une maquilleuse de lui peindre une petite rose parfaite sur la joue. Mais celle-ci est si parfaite et elle semble si vraie qu'elle se met à croître ! Sa famille, trop occupée à magasiner, ne prête pas attention à Madison qui commence à s'inquiéter sérieusement quand les fleurs se multiplient...

Au travail Enseignants

Illustrations : Ando Twin
Titre original : Teacher
Éditions : Scholastic, 2015
22 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Qu'aimerais-tu faire quand tu seras grand ? Découvre quelques métiers qui nous aident énormément.
 
Au travail, Mme Loulou ! Une invitée spéciale doit venir en classe aujourd'hui. Qui est-ce ?
 
Mon commentaire :
 
Rien ne sort de l'ordinaire dans cet album. C'est exactement ce à quoi on s'attend en le découvrant : un livre qui présente la journée d'une enseignante. J'ai eu un peu l'impression d'assister à une émission de télévision pour enfants. Je vois tout à fait bien les enfants «scolaires» d'âge préscolaire s'y intéresser. Sinon, ce n'est pas un album inoubliable.

lundi 25 septembre 2017

Petits suicides entre amis

Titre original : Hurmaava joukkoitsemurha
Éditions : Denoël, 2003
Paru en finlandais en : 1990
300 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Un beau matin, Onni Rellonen, petit entrepreneur dont les affaires périclitent, et le colonel Hermanni Kemppainen, veuf éploré, décident de se suicider. Le hasard veut qu'ils échouent dans la même grange. Dérangés par cette rencontre fortuite, ils se rendent à l'évidence : nombreux sont les candidats au suicide. Dès lors, pourquoi ne pas fonder une association et publier une annonce dans le journal ? Le succès ne se fait pas attendre. Commence alors, à bord d'un car de tourisme flambant neuf, une folle tournée à travers la Finlande. Parmi la trentaine de suicidaires de tous poils qui s'embarquent pour l'aventure : un joyeux boute-en-train et un vieux Lapon sympathique et retors, éleveur de rennes, qui voient là une issue inespérée à leurs infortunes.
 
Un périple loufoque mené à un train d'enfer, des falaises de l'Océan arctique jusqu'au cap Saint-Vincent au Portugal. L'occasion aussi d'une réflexion férocement drôle sur le suicide.
 
Mon commentaire :
 
Ce qui fait la grande force de ce roman, c'est l'idée saugrenue qui est à son origine. Faire rencontrer deux personnages désespérés au moment de leur suicide, et leur faire créer un club de suicidaires. Que c'est saugrenu! Ensuite, deuxième force, on écrit cette histoire sur un ton ironique. Finalement, on fait promener ce groupe à travers l'Europe, ce qui ne manque pas d'être intéressant pour la voyageuse que je suis. On mélange le tout et on obtient un roman drôle et original sur un thème pourtant loin d'être drôle.
 
Je dois avouer que j'avais peur d'être choquée par cette histoire. Comment, en effet, rire du suicide, surtout quand c'est une cause qui te tient à cœur ? Heureusement, je n'ai pas été choquée, et, mieux encore, je ne me sens pas coupable d'avoir ri. Difficile de dire pourquoi, mais cela est un fait.
 
Je dois avouer qu'il y a toutefois quelques longueurs. De plus, le style d'écriture de Paasilinna est ce qui fait sa force autant que sa faiblesse, car c'est parfois un peu lourd et difficile à suivre.
 
Mais, somme toute, c'est une histoire que j'ai beaucoup aimé, et un livre que j'ai dévoré.

Le serment d'Hippocrate

Éditions : Albin Michel, 1989
464 pages

Deuxième de couverture :

1940. Jérôme Debreuil, étudiant en médecine, a choisi la voie royale, la plus méconnue, la plus difficile : les hôpitaux de Paris. Il va cravacher jour et nuit pour passer tous les concours (internat, clinicat, assistanat, agrégation, médicat) avant de diriger un service de pneumologie. Jérôme a épousé la fille d'un grand patron, ce qui est un sérieux atout dans son ascension sociale. Cinq enfants naîtront de cette union. C'est en suivant l'histoire de cette famille Debreuil, sur deux générations, leurs combats, leurs ambitions, leurs amours, leurs conflits, leurs drames, que nous découvrons l'évolution de la médecine et ses miracles qui ont pour noms pénicilline, streptomycine, cortisone, laser.
Jérôme, la grande figure de cette saga, est issu d'un milieu modeste; sa réussite n'en est que plus spectaculaire. Il traverse la Deuxième Guerre mondiale, l'Occupation. la Libération. Ses enfants prendront le relais jusqu'aux années quatre-vingt, deux seront médecins, un troisième, chirurgien.

Mon commentaire :
 
Voici une saga familiale qui commence à dater un peu. Je l'ai lue parce qu'elle était dans ma bibliothèque depuis des années et des années. Je ne m'attendais pas à grand chose, mais somme toute, j'ai bien aimé.
 
C'est une histoire qui s'étend sur deux générations, celle de Jérôme Debreuil qui fait ses études de médecine à Paris pendant la deuxième guerre mondiale, et celle de ses enfants, qui, pour la plupart, ont décidé de suivre sa trace et de devenir des médecins.
 
Les personnages sont loin d'être parfaits. Pour cette raison, on peut dire qu'ils sont réalistes, même si parfois on a du mal à les comprendre. Ils ne sont pas particulièrement attachants, ils peuvent même être énervants.
 
Mais l'histoire n'en demeure pas moins intéressante, car on voit l'évolution de la médecine au cours du vingtième siècle, depuis l'époque de la tuberculose en passant par celle du sida, et celle, toujours actuelle, du cancer.
 
J'ai toutefois été affreusement déçue par la fin qui n'en est pas une pour moi. Comme on dit en anglais, on nous laisse sur un «cliff hanger». Cela n'a pas l'habitude de me déranger, mais j'ai trouvé que c'était inapproprié pour cette histoire. Bref, j'aurais aimé avoir davantage de réponses...
 
Somme toute, le serment d'Hippocrate est une saga qui se laisse lire, avec néanmoins quelques longueurs et quelques irritants. Ce n'est pas un must, mais ce n'est pas non plus un livre qui doit finir au fond d'une poubelle sans avoir été lu au préalable !

dimanche 17 septembre 2017

L'heure du dodo est annulée

Titre original : Bedtime Is Cancelled
Éditions : Scholastic, 2013
32 pages

Quatrième de couverture :

Nous interrompons cette émission pour un bulletin spécial : L'heure du dodo est officiellement annulée ! Eh oui ! N'allez pas vous coucher. Merci de votre coopération.
 
Mon commentaire :
 
De Cece Meng je possédais déjà l'album Je ne lirai pas ce livre, lu et relu à de nombreux enfants à l'école. Ils ADORENT tous, sans aucune exception. Alors quand j'ai vu L'heure du dodo est annulée, je me suis dit que c'était gagné d'avance !
 
En effet, l'histoire devrait être super attrayante pour les enfants (je ne l'ai pas encore testé), surtout ceux qui font tout pour éviter d'aller au lit le soir ! Deux enfants écrivent un message qui dit que l'heure du dodo est annulée. Le message s'envole et atterrit sur le bureau d'un journaliste qui s'empresse de publier l'annonce dans le journal! Tout le monde ne tarde pas à savoir que l'heure du coucher est annulée... S'en suivent toutes sortes de conséquences loufoques que les enfants devraient adorer entendre.
 
J'ai très hâte de le lire à mes groupes de première année cette semaine !C'est sans aucune doute une nouvelle perle d'album drôle pour les enfants.

Bilans de lecture de mars à août 2017

J'ai vraiment manqué d'assiduité sur ce blog ces derniers-mois... Mais pas autant que dans mes lectures, qui ont été peu nombreuses. Voici tout de même une tentative de rattrapage, avec mes bilans mensuels de mars à août.

En mars 2017, j'ai lu :

7 livres, dont 5 albums jeunesse
7 fictions
589 pages au total

Les romans :
  • Mma Ramotswe détective- Alexander McCall Smith
  • Acide sulfurique-Amélie Nothomb
Les albums :

Le secret de Mikissuk- Isabelle Lafonta
La vérité sur les vraies princesses-Dominique Demers
Juliette fait les courses-Doris Lauer
Par ici, la pluie !-Karen Hesse

En avril 2017, j'ai lu :

1 seul livre
1 roman
380 pages

Le roman :

Beloved- Toni Morrison

En mai 2017, j'ai lu :

4 livres
3 fiction, 1 non fiction
2 romans, dont 1 en anglais
1 roman jeunesse
1221 pages

Les romans :
  • Pet Semetary- Stephen King
  • Prête-moi ta vie- Judith Michael
Le roman jeunesse :
  • Pas de panique, Marcel ! - Hélène Gagnier
Le non fiction :
  • Dans une classe à part- histoires de profs inspirants- Mylène Moisan
En juin 2017, j'ai lu :

3 livres
3 fictions
3 romans jeunesse
258 pages

Les romans jeunesse :
  • Le doigt magique- Roald Dahl
  • Le corbeau- Chrystine Brouiller
  • Le fantôme du tatami- Susanne Julien
En juillet 2017, j'ai lu :

3 livres
2 fictions, 1 non fiction
2 romans sur Kindle
2 romans en anglais
1 guide touristique

Les romans sur Kindle :
  • Highland Outlaws, tome 1 : Jack - Lily Baldwin
  • Highland Outlaws, tome 2 : Quinn- Lily Baldwin
Le guide touristique :
  • Banff and Jasper National Parks- Frommer's
En août 2017, j'ai lu :

2 livres
2 fictions
2 romans
1 roman sur Kindle, en anglais

Les romans :
  • L'œil du faucon- Wilbur Smith
  • The Tour- Jean Grainger

samedi 16 septembre 2017

Richard III

Titre original : Richard III
Éditions : GF Flamarion
141 pages (374 pages avec les deux autres pièces)

Quatrième de couverture  (prise sur Babelio) :

 Ma conscience a mille langues, et chaque langue raconte une histoire, et chaque histoire me condamne comme scélérat. Le parjure, le parjure, au plus haut degré, le meurtre, le meurtre cruel, au plus atroce degré, tous les crimes, poussés au suprême degré, se pressent à la barre criant tous Coupable ! coupable ! " O roi criminel, maître des cruautés et des traîtrises, la démesure de ton ambition t'a fait commettre les pires violences. Souviens-toi de tes victimes, le roi Henry VI, Clarence, son frère, les deux jeunes innocents exécutés dans la tour de Londres, Buckingham et tant d'autres ; crains leur vengeance, car après le crime vient le châtiment, Marguerite l'a prédit...
 
Mon commentaire :
 
Ça faisait plusieurs années que je n'avais pas lu de pièce de Shakespeare. Je dois dire que je ne m'en étais pas particulièrement ennuyée, les pièces de théâtre n'étant pas du tout mes pièces de littérature favorites. Par contre, j'avais ce recueil contenant les pièces de Roméo et Juliette, lu il y a au-dessus de dix ans, alors que j'étais au cégep, et Hamlet, je j'ai bien lu il y a 7-8 ans. Il restait donc cette pièce pour m'empêcher de dire que j'avais lu le livre au complet, et cela, ça m'énervait. C'est comme si j'avais délaissé un livre sans le terminer, ce que je ne fais pratiquement jamais.
 
Tout cet aparté pour dire que je n'étais pas particulièrement tentée de lire Richard III. Je m'y sentais plutôt obligée. Et si je n'ai définitivement pas été transportée (les longues tirades de Shakespeare ont le malheur de m'endormir), j'ai été surprise de découvrir à la fin de la pièce que j'avais tout de même plutôt aimé. Ou plutôt, j'avais aimé détester le personnage de Richard III, qui est prêt à tout pour obtenir le trône, même aux pires actes qu'on puisse imaginer...
 
Bien sûr, il faut garder à l'esprit que c'était une autre époque, mais aussi que ce n'est qu'une pièce de fiction. J'ai découvert Richard III à travers l'oeuvre de Shakespeare, je l'avoue. Même si je suis plutôt inculte en matière de royauté, je suis tout de même fascinée lorsque j'apprends l'histoire de ces personnes qui ont été projetées au pouvoir parce que la loterie du destin les a fait naître dans une famille royale. J'ai donc bien aimé cette pièce, un peu pour les mêmes raisons que j'avais aimé la série Les Tudor à l'époque.
 
Si la lecture de la pièce a été fastidieuse en soi, ma curiosité a définitivement été piquée à propos du personnage, ce qui m'a fait faire quelques recherches en parallèle pour mieux comprendre. Et j'ai maintenant envie de lire d'autres livres sur le royaume britannique !

dimanche 10 septembre 2017

Les cerfs-volants de Kaboul

Titre original : Kite Runner
Éditions : 10/18, 2009
Première parution : 2003
406 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n'entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés...
 
Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. « Il existe un moyen de te racheter », lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.
 
Mon commentaire :
 
Ça fait vraiment longtemps que je n'ai pas plongé aussi intensément dans un livre. Que j'ai eu autant de mal à décrocher pour aller au travail, ou que j'ai lu aussi tard dans la nuit un soir de semaine. Vous l'aurez deviné, j'ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman que je découvre après plusieurs années de retard. J'apprends à l'instant qu'il a été adapté au cinéma. Je n'ai pas vu cela passé. Sur quelle planète je vis ?
 
Je pense qu'une grande partie de ce coup de cœur provient justement du fait que j'ai été préservée même des grandes lignes de l'histoire. Donc, pour ceux et celles qui ne l'ont pas encore lu et/ou qui n'ont pas vu le film, je ne me lancerai pas dans les détails de l'histoire. Ceux de la quatrième de couverture suffisent amplement.
 
Attendez-vous à mépriser des personnages et à compatir intensément avec d'autres. Attendez-vous à fermer les yeux sous l'horreur de certains passages et à être émus aux larmes. C'est le deuxième roman que je lis de l'auteur, et les deux fois, il m'a complètement transportée. Je n'en ai donc pas fini avec Khaled Hosseini. Puisse-t-il encore écrire de  nombreux romans !

The Tour

Édition : Autoédition
Lu sur mon Kindle
314 pages

Résumé (pris sur Goodreads) :

Every week, Conor O'Shea collects a new group of American visitors from Shannon Airport, from where they embark on a high end tour of the Real Ireland. But this particular tour, with its cast of unintentionally hilarious characters, presents even seasoned tour guide Conor with dilemmas that render him speechless for the first time in his life. Among this eclectic group are Corlene, a gold digging multiple divorcee on the prowl; Patrick, a love starved Boston cop; Dylan, a goth uilleann piper; Dorothy a poisonous college professor who wouldn't spend Christmas; Elliot, a wall street shark who finally shows his true colours. Then there's Ellen, back on Irish soil after so many years after so many years, to discover a truth no-one could ever have guessed at, least of all herself. And that's just a few of the colourful cast. The locals they meet on their journey, - West Brits, passionate musicians, Ukrainian waitresses and Garda high flyers all help to make this a tour no-one will ever forget. And of course, there's Conor O'Shea in the thick of it all, solving problems and mending hearts, but what about his own?
 
Mon commentaire :
 
J'ai passé un très bon moment en compagnie de ce ebook trouvé gratuitement grâce à Bookbub. C'est l'histoire de Conor O'Shea, conducteur et guide touristique en Irlande, au travers d'une semaine passée avec un groupe d'Américains mal assortis. Le groupe, en effet, manque beaucoup d'uniformité, mais cela n'empêchera pas Conor de faire en sorte qu'ils passent tous une semaine inoubliable- pas tant en raison des paysages...
 
Ce qui fait la richesse de ce roman, ce sont justement les personnages. Ils semblent la plupart si superficiels ou détestables qu'on ne voit pas comment ils vont pouvoir être transformés par le voyage. Et pourtant ils le seront. Tous, à l'exception d'un.
 
Au travers des histoires personnelles de chaque touriste, nous découvrons celle de Conor, qui a vu son amoureuse s'enfuir aux Etats-Unis avec le frère qu'il a élevé lui-même. Cette dernière communique avec lui des années plus tard pour le retrouver... Conor ne sait pas trop s'il est prêt à affronter une telle épreuve, et surtout, si c'est ce qu'il veut toujours. 
 
Bien que parfois prévisible, cette histoire est différente, rafraîchissante et agréable à lire dans les moments où vous êtes trop fatigués pour vous concentrer sur quoi que ce soit. J'ai aussi eu droit à quelques fous rires, ce qui fait toujours du bien. En plus, elle vous donnera certainement le goût de découvrir l'Irlande, si vous n'êtes pas déjà vendus ! Pour ma part, elle m'a rappelé mon propre tour que j'ai fait, il y a sept ans, en Écosse. Et maintenant, j'ai tellement envie de faire pareil en Irlande !

samedi 9 septembre 2017

L'oeil du faucon (série Ballantyne, tome 1)

Titre original : Falcon Flies
Édition : Presses de la Cité, 1998
564 pages
 
Résumé de l'éditeur :
 
XIXe siècle. Une jeune fille, médecin, part à la recherche de son père, missionnaire et explorateur célèbre qui a disparu au coeur du continent noir. Le premier de la série de quatre ouvrages de la série Ballantyne.
Le Dr Robyn Ballantyne, fille d'un missionnaire et explorateur célèbre, part avec son frère Zouga, officier dans l'armée des Indes, en Afrique australe, leur pays natal. La jeune femme est désireuse de retrouver son père, disparu depuis plusieurs années, et d'apporter aux Africains des soins médicaux et la parole du Christ. Elle souhaite aussi lutter contre le commerce des esclaves, encore florissant en 1860. Son trouble est grand quand elle découvre que le clipper à bord duquel son frère et elle gagnent l'Afrique est un négrier et son flegmatique capitaine, Mungo St John, un trafiquant d'esclaves. À la fois irrésistiblement attirée par cet homme et prise de répugnance pour ses activités, Robyn décide de le combattre jusqu'au bout...
 
Mon commentaire :
 
Oublié au fin fond de ma bibliothèque pendant des années (j'étais encore une enfant quand ce livre est paru !) j'ai ressorti ce livre à la fin du mois de juin. Moi qui m'attendais à un thriller, j'ai été surprise de voir que c'était plutôt un roman d'aventures traitant entre autres de l'Afrique et d'esclavage. J'étais tout à coup bien heureuse de ma découverte ! J'ai quand même mis bien du temps à le finir (à la fin août, puisque je n'ai pas réussi à le terminer avant mon roadtrip à travers le Canada et que je n'ai pas réussi à entrer une brique pareille dans mon sac à dos)...
 
J'ai beaucoup aimé le début de l'histoire, qui traite de négriers, et qui nous présente Robyn Ballantyne, fille de missionnaire africain et docteure. Cette dernière est bien malgré elle attirée par un négrier américain sans scrupules...
 
J'ai moins aimé les parties qui traitent du frère de Robyn, Zouga, qui parcourt le continent africain à la recherche d'ivoire et d'or... Les descriptions des parties de chasse à l'éléphant m'ont parfois rebutées, voire attristées.
 
Au travers de tout cela, frère et sœur parcourent l'Afrique à la recherche de leur père explorateur disparu depuis de nombreuses années.
 
Malgré les longueurs, j'ai beaucoup aimé ce roman. J'ai trouvé que la rudesse du continent africain était bien rendue. Je me sentais presque fiévreuse avec les personnages qui avaient la malaria. Je sentais la pluie, les moustiques, la chaleur implacable. Et je sentais la puanteur des négriers. Bref, c'était très réaliste ! J'ai bien envie de lire la suite, si je peux la trouver quelque part après autant de temps !
 

Highland Outlaws, tome 2 : Quinn

Édition : Duncurra, 2016
202 pages
Lu sur Kindle

Résumé de l'éditeur :
 
Quinn is a Scottish rebel and outlaw to the crown--not the sort of man for a proper English lady. But when Lady Catarina is accused of a horrific crime and is forced to flee Ravensworth castle for her life, the only man she can trust is the one man who believes she is innocent, Quinn MacVie.

Join Quinn and Catarina as they disappear into the wilds of the Scottish Highlands where danger follows at their heels and desire burns in their hearts.

Mon commentaire :

Quinn est le deuxième tome de la série Highland Outlaws. C'est l'histoire de Quinn, le frère de Jack du premier tome, et de Catarina, la sœur d'Isabella. À la fin du premier tome, Jack envoie son frère en Angleterre pour aller sauver la sœur de sa femme qui court un danger de mort.
 
Cette opération de secours constitue le principal de l'intrigue de ce roman, avec la fuite de Catarina et de son père accusé de trahison envers le roi Édouard.
 
J'ai trouvé ce tome encore moins probable que le premier. C'était parfois si ridicule que je ne comprenais pas pourquoi je continuais de lire malgré tout. La vérité, c'est que ce genre de livre est parfait quand on a zéro concentration, et que même si l'intrigue est parfois saugrenue et qu'on connaît la fin, on veut savoir comment l'auteure va parvenir à sa fin. C'est ce qui m'est arrivé ici.
 
Je ne peux donc pas dire que je n'ai pas aimé. Mais si vous cherchez une romance «probable», passez votre chemin, car ce n'est certainement pas avec celle-ci que vous trouverez satisfaction.

Highland Outlaws, tome : Jack, A Scottish Outlaw

Édition : Duncurra, 2016
113 pages
Lu sur mon Kindle

Résumé de l'éditeur :

Jack MacVie is a Scottish rebel, robbing English nobles on the road north into Scotland alongside his four brothers. But the MacVie brothers are not hell bent on riches. They became highwaymen to fight against the tyranny of King Edward of England.

In the aftermath of the Berwick massacre, Lady Isabella Redesdale is risking it all, journeying north into war-torn Scotland to be with her sister. But when her carriage is attacked by a band of villains, another gang descends to steal her away.

Although they come from different worlds, Jack and Isabella are more alike than they first realize. They both crave freedom from war and despair, but in a world where kings reign and birth dictates one’s station, freedom is not won, it is stolen.
 
Mon commentaire :
 
Livre trouvé gratuitement sur Amazon grâce à Bookbub.
 
Je n'ai jamais caché à personne ma fascination pour l'Écosse, surtout depuis que j'y suis allée. C'est pourquoi, aussitôt que je vois les mots «Scotland»,  «Highlands» ou «Highlander», je suis immédiatement tentée d'acheter le livre. Quand il est gratuit, il n'y a aucune hésitation possible. C'est toutefois à la fois une chance et un malheur que l'Écosse soit si à la  mode parmi les romanciers, ou plutôt les romancières...
 
Quelques rares romans exploitent à fond la richesse de la culture et de l'histoire de l'Écosse. Les autres semblent plutôt profiter d'une mode et installent leurs personnages dans ce cadre mais n'en tirent pas vraiment profit. Ce roman appartient malheureusement à cette dernière catégorie. On sent que les recherches qu'a faites l'auteure ne sont que des recherches de surface permettant de créer son intrigue. Elle prend la rébellion des Écossais contre King Edward, elle sait que l'Écosse regorgeait de voleurs de chemin, et bang ! C'est assez pour envoyer une jeune noble d'Angleterre sur les routes d'Écosse pour se faire voler par des brigands de grands chemins qui se révèlent en fait être des hommes valeureux qui sont au service de leur peuple. Et bien entendu, une histoire d'amour naît entre l'Anglaise et l'Écossais.
 
L'auteure utilise un autre procédé fréquent chez les auteures de romance, celui des frères dont on connaît l'histoire d'amour de chacun dans des tomes différents. Ici, on a l'histoire de Jack, le «chef» des frères brigands.
 
J'ai probablement l'air de dévoiler l'intrigue en entier, mais la vérité, c'est que si vous lisiez ce livre, vous devineriez tout en avance comme je l'ai fait. C'est un roman facile à prédire, sans surprises. Malgré tout, il constitue une agréable diversion et m'aura tenue occupée (avec le tome 2) quelques heures dans le train interminable entre Toronto et Winnipeg.

mercredi 5 juillet 2017

Banff & Jasper National Parks

Éditeur : Frommer's, 2006
266 pages

Quatrième de couverture :

All the up-to-date information and candid insider advice you need to have the perfect park vacation... in an easy-to-carry size-and at an unbeatable price !

Your complete Guide to Banff & Jasper National Parks :

-The best stratégies for seeing these majestic parks, whether you have two weeks or two days.
-Great places to stay : luxury hotes, rustic lodges, and the best places for backcountry camping.
-The best hikes, from gentle walks to rewarding climbs, plus canoeing, skiing, snowboarding, and horsebackriding.
-Detailed maps, plus a fully illustrated nature guide to help you spot a variety of local wildlife.

Mon commentaire :

Bien que ne datant pas d'hier (j'ai acheté ce guide alors que je devais partir pour l'Ouest Canadien en 2007), j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce petit guide des parcs nationaux les plus connus de l'Alberta, voire du Canada entier.
 
Toutes les possibilités de camping, de logements, d'activités, et surtout les possibilités de randonnées sont recensées. Le guide regorge aussi de trucs pour bien apprécier notre temps dans le parc, tant pour éviter les foules autant que possible que pour voir les animaux sauvages (mais d'assez loin). On nous dit aussi quoi faire si on rencontre un ours, un cougar ou un loup, on nous donne des conseils sur les vêtements à porter et l'équipement à apporter pour les longues randonnées et on nous livre les astuces ainsi que les endroits préférés des locaux ! Les parcs nationaux voisins de Yoho et de Kootenay sont aussi brièvement présentés, de même que la ville de Canmore.
Un guide assez complet sur la géologie, le climat, la faune et la flore des Rocheuses canadiennes se trouve aussi à la fin du livre. Les cartes, quant à elles, sont assez détaillées pour se donner une idée d'ensemble de où se trouvent les principales attractions.
Enfin, le format de poche sera très pratique pour être emporté dans un sac à dos ! J'ai bien hâte d'y être !

dimanche 2 juillet 2017

Le fantôme du tatami

Âge : à partir de 8 ans
Éditions : Pierre Tisseyre, 1991
Collection : Papillon
102 pages

Quatrième de couverture :

Qui est l'auteur de ces nombreux vols à l'école ? Quelle est donc cette ombre mystérieuse qui se cache dans le gymnase ? Et où chiens qui aboient sans cesse ?
Marilou et Dany, des adeptes de judo, sont prêts à tout pour le savoir. Et toi ?
 
Mon commentaire :
 
Je continue ma réimmersion dans mon enfance en relisant Susanne Julien, une de mes auteures préférées lorsque j'étais jeune. Comme Le Corbeau, c'est une histoire d'enquête à l'école. La différence, c'est que les événements paraissent surnaturels jusqu'au dévoilement final. J'ai bien aimé cette histoire, mais surtout parce qu'elle me rappelait mon enfance. Je ne crois pas que les enfants d'aujourd'hui pourraient lire cette histoire avec autant d'intérêt que j'en avais à l'époque, sauf peut-être les enfants qui adorent le judo !

samedi 1 juillet 2017

Le corbeau

Âge : à partir de 8 ans
Éditions : La courte échelle, 1990
93 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Catherine et Stéphanie ont une bien drôle de rentrée des classes. Le Corbeau, un mystérieux individu, s'amuse à envoyer des lettres anonymes. Yani, la nouvelle, collectionne les insectes et semble très étrange. En plus de tout cela, des incendies se déclarent dans l'école. C'est simple, le directeur, les professeurs et les élèves ne savent plus où donner de la tête.
Mais Catherine et Stéphanie adorent résoudre les mystères et cette fois-ci encore, elles auront le dernier mot.
Un roman où l'on retrouve nos héroïnes dans le feu de l'action. Dans une aventure qui pique la curiosité.
 
Mon commentaire :
 
Lire Chrystine Brouillet, tant ses romans pour adultes que ceux qu'elle écrit pour la jeunesse, est toujours une valeur sûre. Ce roman pour enfants ne fait pas exception avec une enquête d'école bien plaisante à lire ! Bien que j'aie lu de nombreux livres de cette collection pendant ma jeunesse, celui-ci ne me disait rien. Je suis certaine que je l'aurais vraiment beaucoup aimé si je l'avais lu quand j'avais 9 ou 10 ans.

Le doigt magique

Âge : À partir de 7 ans environ
Titre original : The magic finger
Éditions : Gallimard, 1989
Collection : Folio Cadet
63 pages
 
Quatrième de couverture :
 
« Au matin, monsieur Cassard s'éveilla le premier. Il était sur le point de tendre la main vers sa montre pour regarder l'heure, mais sa main ne semblait pas vouloir se tendre. "Voilà qui est drôle, dit-il. Où est ma main ?" Il restait immobile, se demandant ce qui se passait. Se serait-il blessé la main ? Il essaya avec son autre main. Elle non plus ne voulait pas se tendre. Il se redressa. Puis pour la première dois, il vit à quoi elle ressemblait...
 
Mon commentaire :
 
Mon premier Roald Dahl. Je ne crois pas que j'ai pigé le bon, à en croire les commentaires lus et mon manque d'enthousiasme pour l'histoire. J'en ai trouvé une copie élaguée dans une bibliothèque scolaire il y a quelques années. Je m'étais dit que je prendrais ainsi le temps de découvrir pourquoi on parle tellement de cet auteur. La vérité, c'est que ce conte ne m'a pas permis de comprendre sa popularité. J'ai trouvé l'histoire prévisible et drôlement racontée.
 
J'espère avoir plus de chance avec Charlie et la chocolaterie le jour où je me déciderai à relire cet auteur.
 

samedi 27 mai 2017

Dans une classe à part - histoires de profs inspirants

Éditions : La Presse, 2016
205 pages

Quatrième de couverture :

Mylène Moisan sait raconter les histoires méconnues des héros du quotidien. Les profs sont de ceux-là. Elle présente ici six enseignants inspirants qui font la différence dans la vie de leurs élèves. Des femmes et des hommes pour qui enseigner, c'est provoquer des étincelles.

Mylène Moisan nous conduit entre autres à la rencontre de Madame Mireille qui travaille avec de jeunes autistes, qui se démène avec fougue là où d'autres auraient depuis longtemps baissé les bras. Elle nous livre aussi l'histoire de Madame Caroline qui accorde autant d'importance à ce que les enfants vivent à la maison que dans sa classe. Elle fait une incursion dans une école secondaire d'un des quartiers les plus défavorisés de Montréal, où Wilfin et Nathalie se dévouent à leurs étudiants des quatre coins du globe. 

Tisser un lien avec un enseignant inspirant est un hasard du destin qui peut infléchir une vie et colorer une personnalité. Dans une classe à part raconte quelques-uns de ces petits miracles qui se produisent chaque année dans nos écoles.

Mon commentaire :

Lu il y a un bout de temps déjà, je retiens de ce livre le réconfort qu'il m'a donné. Celui de découvrir que, oui, il y a des enseignants passionnés. Le train-train quotidien et les exigences démesurées viennent à bout de bien des passions, mais il y en a plusieurs dont la flamme est bien vivante. Mylène Moisan nous fait le portrait de quelques-uns de ces milieux, des histoires, qui, après tout, sont celles de plusieurs autres enseignants.

Je retiens aussi l'inspiration que ce livre m'a donné et le rappel qu'il m'a donné que ce que je fais est important.

Les récits viennent de milieux différents : primaire, secondaire, classes adaptées, ancien temps, etc. Ce que j'ai aussi beaucoup apprécié. Dommage qu'il n'y ait pas de récit d'orthopédagogues ! J'aurais bien aimé avoir une occasion de me rappeler que ce que je fais aussi peut faire une différence. Un jour, peut-être !