samedi 29 août 2015

La nuit est mon royaume

Titre original : Nighttime is my Time
Éditions : Albin Michel, 2004
441 pages

Quatrième de couverture :

Soirée de gala et de retrouvailles à Cornwall, dans le comté de New York : les anciens élèves de la Stonecroft Academy fêtent le vingtième anniversaire de la création de leur club. Parmi les invités d'honneur, l'éminente historienne Jean Sheridan, qui retrouve sa ville natale.
Mais le sourire de Jean ne parvient pas à cacher sa tension: elle vient de recevoir des menaces à l'encontre de sa fille. Et lorsqu'elle apprend qu'une des anciennes étudiantes de Stonecroft vient d'être retrouvée noyée dans sa piscine, cinquième élève à succomber à un décès brutal et mystérieux, sa peur redouble. D'autant qu'autour du buffet, les langues se délient et le passé refait surface. Le spectre d'une jeune femme assassinée des années auparavant dans d'étranges circonstances rôde. Et si l'assassin était parmi les invités?

Mon commentaire :

Inutile d'insister sur l'histoire, la quatrième de couverture la résume très bien, sans trop en révéler d'ailleurs. Je me contenterai donc de dire ce que j'en ai pensé.
 
Comme plusieurs opus de cette auteure, La nuit est mon royaume se lit bien et est assez accrocheur pour me faire persister dans ma lecture, mais il est loin d'être inoubliable.
 
Dès le début de l'histoire, Mary Higgins Clark s'applique à diriger les soupçons sur tous les hommes lauréats du gala des retrouvailles, brouillant les pistes permettant d'identifier le véritable auteur des crimes. On se doute aussi que toutes les histoires sont liées, mais on ne sait pas comment, alors qu'en vérité la réponse est plutôt simple.
 
Ce qui m'a agacé, c'est que l'auteure s'appliquait tellement à diriger les soupçons vers un seul homme qu'on sait rapidement qu'il ne peut pas s'agir de lui. Ce serait trop facile. Les moyens qu'elle utilise sont donc un peu trop évidents, ce qui ne manque pas de m'irriter.
 
Malgré tout, je n'ai pas deviné qui était le meurtrier, et c'est le fait de ne pas savoir qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin. Ce n'est définitivement pas le meilleur de l'auteure, mais ce n'est pas mauvais non plus.

mardi 18 août 2015

Le cirque d'été

Édition : Sélection du livre, 1994
Première édition : Payot, 1993
123 pages
 
Résumé de l'éditeur :
 
Pour Raymon D'Ys, les cirques d'antan ne sont pas morts. Ils restent présents à travers tous les objets qu'il a amoureusement restaurés et collectionnés.
 
Mais son véritable musée du cirque, c'est sa mémoire.
 
Il aime à se souvenir de ces années de bonheur passées sur les routes de France, même si la vie n'était pas toujours facile.
 
Il nous raconte ses débuts au «Harry's» dans les années vingt, ses tournées avec la mère Réno's sous l'Occupation, la création du Cirque d'été au lendemain de la Libération avec la contorsionniste Paulette qui deviendra sa femme et avec le clown-acrobate Gim's.
 
Numéros de chiens savants, tours de chants à l'orgue de Barbarie, galas, c'est toute une vie d'artiste qu'il nous invite à partager.
 
Mon commentaire :
 
Ce livre ne m'a pas intéressé de prime abord, parce que d'abord, je ne connais absolument rien au monde du cirque et qu'ensuite, cela ne m'intéresse pas particulièrement. Toutefois, la précarité financière de ce monde et le mode de vie nomade qui vient avec me fascinent.
 
C'est sans doute pour ces deux raisons que j'ai continué ma lecture malgré les nombreuses longueurs. Heureusement que j'ai lu la version abrégée, car je n'aurais pas tenu jusqu'à la fin. Malgré l'ennui qui a prédominé ma lecture, j'ai apprécié cette immersion dans le monde du cirque. Pendant que Raymon d'Ys se battait pour gagner sa vie avec le cirque, la télévision fait son apparition dans les salons du peuple et vole la vedette au monde du spectacle. Plus les années avancent, plus l'homme est réduit à s'écarter de ce monde dans lequel il a été plongé toute sa vie. C'est plutôt triste, mais fascinant de voir avec quelle obstination Raymon d'Ys se bat tout au long de sa vie.
 
Je recommanderais ce livre surtout aux amateurs de cirque, qui y trouveront certainement plus leur compte que je ne l'ai trouvé.

Espion, y es-tu ?

Titre original : The Doll's House
Édition : Sélection du livre, 1994
147 pages
 
Résumé de l'éditeur :
 
La superbe demeure Tudor nichée dans la verdure du Suffolk, fleuron de l'hôtellerie anglaise, est la villégiature idéale pour se remettre d'un divorce. Table raffinée, appartements somptueux, pelouses à perte de vue et, au sommet d'un élégant escalier, une curieuse maison de poupée...
 
Mon commentaire :
 
Le résumé de cette histoire ne dit presque rien, et c'est tant mieux, parce que si le résumé avait été plus détaillé, je ne l'aurais sans doute pas lu. Et si cette lecture n'est certainement pas une perle de littérature, presque tout en elle me rappelle les romans d'espionnage d'Agatha Christie. Tellement, en fait, que je devais constamment me rappeler qu'on était pas dans les années 30, mais après la Guerre Froide.
 
Je n'en dirai pas trop sur l'histoire non plus, car ce serait en contradiction avec ce que je viens de dire. Sachez seulement que l'héroïne est une professionnelle de la diplomatie qui est engagée pour surveiller des activités louches dans un hôtel avec pour couverture le fait qu'elle doit se remettre d'un divorce.
 
Seulement, les choses ne tournent pas aussi bien qu'elle l'aurait voulu et découvre qu'elle est bien naïve! C'est d'ailleurs la principale différence d'avec les personnages de Christie, le personnage d'Anthony est terriblement naïf et inexpérimenté !
 
Bref, une belle surprise, même si j'ai eu envie de gifler Rosa à quelques reprises pour qu'elle se réveille! Et la fin m'a déçue par sa facilité, sans toutefois rien enlever à mon plaisir de lecture.

La harpe celtique

Titre original : The Island Harp
Édition : Sélection du livre, 1994
131 pages (abrégé)
 
Résumé de l'éditeur :
 
En cette année 1844, la jolie Mairi Macleod a dix-sept ans. Elle vit dans son clan sur l'île de Lewis, dans l'archipel des Hébrides. S'accompagnant sur la harpe de son grand-père, Mairi aime  chanter la sauvage beauté de la lande, ses brumes, ses bruyères et les mystérieuses pierres de Callanish, dressées par les premiers îliens.
 
Mais les grands propriétaires exproprient un à un les fermiers qui émigrent pour survivre. Les Macleod se voient brutalement chassés de la terre qui les nourrit depuis la nuit des temps. Mairi veut résister. Pour convaincre les siens, elle n'a que ses chants et sa volonté farouche.
 
Mais l'âme des anciens dieux vibre dans les cordes de sa harpe. Et un fier gentilhomme la protège.
 
Mon commentaire :
 
Si on m'avait dit que j'allais lire un autre Jeanne Williams si tôt après Avec le ciel pour seul toit, je ne crois pas que je l'aurais cru, car bien que j'aie globalement aimé cette lecture, j'avais trouvé l'histoire d'amour trop cliché, ce qui avait laissé un arrière-goût plutôt déplaisant.
 
Sans le savoir, j'avais un autre roman abrégé de l'auteure dans un autre Sélection de ma bibliothèque. Et c'est vers ce livre que ma main s'est dirigée lorsque j'ai pigé mon prochain livre.
 
Le cadre de l'histoire est cette fois-ci bien différent, bien qu'il se situe approximativement à la même époque. Quoiqu'il en soit, cette auteure et moi avons des intérêts en commun, puisque après l'enseignement dans des contrées reculées, elle nous amène cette fois dans les îles Hébrides de l'Écosse. Je ne peux généralement pas résister à une histoire se déroulant en Écosse, particulièrement dans le Nord de l'Écosse, là où la survie était si difficile à l'époque.
 
Je retrouve plusieurs éléments communs entre les deux romans, mis à part l'époque. Une fois de plus, on retrouve un contexte de survie difficile, une héroïne forte et indépendante pour son époque, et surtout un homme qui est complexé par une blessure et qui ne se laisse pas aimer parce qu'il a peur que la femme soit dégoûtée (!!!). 
 
De cette lecture, j'ai particulièrement aimé les efforts de Mairi pour faire survivre sa famille dans un contexte où les siens sont déportés de force vers l'Amérique, et la description des nombreuses tâches qui incombaient aux pêcheurs et aux propriétaires de ferme dans ces îles exposées aux vents. En effet, l'histoire se situe à l'époque de la grande famine en Irlande, qui a aussi touché l'Écosse sévèrement.
 
J'ai moins aimé l'histoire d'amour qui ne m'a pas convaincue. Dès le début, j'ai deviné la fin, ce qui n'est jamais une bonne chose. Quant à la description de la musique de Mairi, elle m'a plutôt laissée indifférente. Je n'aime pas particulièrement le son de a harpe, et je vois mal comment on peut animer des soirées endiablées avec cet instrument.
 
La harpe celtique est donc une lecture facile et assez intéressante, mais sûrement pas inoubliable.
 

mardi 11 août 2015

Les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie

Titre original : 1001 Books You Must Read Before You Die
Éditeur : Trécarré, 2008
960 pages

Quatrième de couverture :
 
Des Mille et Une Nuits aux ouvrages les plus contemporains et d'Aragon à Zweig. Les 1001 livres proposent une sélection des romans qui peuvent marquer une vie.
 
Avant de vous livrer à votre tour en silence à la lecture enchantée des mille et un livres qui sont ici recensés, jetez-vous donc, lecteur ou lectrice, dans cet ouvrage où vous sont présentés, sous forme d'esquisses, tant de rêves et d'aventures. Ce n'est pas encore tout à fait le paradis de la lecture qui vous est offert aujourd'hui : c'est son programme nécessaire et très précieux, ses échantillons, son délicieux avant-goût. Ouvrez le livre. Un vertige vous prend. Toute la beauté, toute la grandeur du monde, tout ce qu'il y a d'éternel dans notre vie passagère se déroule sous vos yeux. Vous tenez entre les mains ce que nos anciens Grecs appelaient, selon la formule de Thucydide, « un trésor pour toujours ».
 
Mon commentaire :
 
Tout d'abord, laissez-moi préciser que la quatrième de couverture de mon édition est fortement exagérée, et qu'il ne s'agit pas, du moins pour moi, «d'un trésor pour toujours», et que le «vertige» ne me prenait pas à chaque fois que j'ouvrais ce recueil des 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie. Si c'était le cas, je l'aurais certainement terminé en moins de temps qu'il m'a fallu pour le lire d'une couverture à l'autre, c'est-à-dire près de trois ans.
 
Ce n'est pas un livre qui se lit tout d'un coup, c'est plutôt le genre de livre qu'on feuillette, tel un catalogue, ou qu'on lit petit à petit, comme j'ai décidé de le faire. En fait, cela fait le parfait « livre de toilette », comme j'aime bien appeler ce genre de livre dont on peut lire une ou deux pages à la fois sans affecter notre compréhension ou notre intérêt.
 
Quant à son contenu, je mentirais si je disais qu'il ne m'avait pas déçu. D'abord, il faut savoir qu'il ne propose que des romans, alors qu'on sait tous qu'il existe de nombreux autres genres qui peuvent porter le nom de livre. Un titre plus véridique aurait donc été Les 1001 romans qu'il faut avoir lus dans sa vie.
 
En deuxième lieu, les romans sélectionnés ont tous la particularités d'être soit très sérieux, soit complètement décalés. Très peu de place est accordée aux livres qui plaisent à un plus grand public, alors qu'il faut bien se l'avouer, ce sont bien souvent ceux-là qui nous marquent le plus. Il faut dire que les collaborateurs de ce recueil sont surtout une panoplie de critiques littéraires et de professeurs de littérature qui n'oseraient jamais aimer Harry Potter !
 
Certaines époques me paraissent également surreprésentées, par exemple les années 60 qui occupent près de 100 pages dans un recueil de 950 pages couvrant l'époque médiévale jusqu'à 2008 ! Serait-ce l'époque où les collaborateurs ont découvert la littérature? Sans doute, car ces années ne me paraissent pas mériter toute cette attention, bien que, étant née dans les années 80, je ne puisse pas nécessairement en juger.
 
En somme, il y a certainement de nombreux titres à retenir et à noter, mais pas tous à mon humble avis. Ce que je retiens avant tout de la lecture de ce livre, c'est qu'il y a beaucoup trop de livres à lire dans une vie pour y arriver avant notre mort ! Je connais bien des livres, et pourtant je ne connaissais même pas la moitié des livres mentionnés ! Combien d'autres perles restent inconnues du grand public ? Voilà mon plus grand questionnement suite à cette lecture.

samedi 8 août 2015

Washington, Oregon & the Pacific Northwest


Éditeur : Lonely Planet
Format : électronique
Sixième édition
488 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Lush forests, a pristine coastline, awesome food, frothy microbrews, and music and art galore – Pacific Northwesterners have it good and they don't mind sharing.
Lonely Planet will get you to the heart of the Pacific Northwest, with amazing travel experiences and the best planning advice:
  • Inspirational images, city walks and recommendations from our expert authors
  • Planning features and top itineraries to help you plan the perfect trip
  • Local secrets and hidden travel gems that will make your trip unique
  • PLUS road trips, exploring the outdoors, Seattle area ferry routes map, craft beer & artisan coffee
Mon commentaire :
 
Pour l'avoir testé lors de mon tout récent voyage, je confirme que je suis maintenant une abonnée aux formats électroniques pour les guides touristiques. Ça prend moins de place et on peut trouver ce que l'on cherche tout aussi facilement qu'avec le livre, même plus facilement lorsqu'on a un peu de pratique.
 
Ce guide contient non seulement les états de Washington et de l'Oregon, mais aussi une grande partie de la Colombie-Britannique, plus précisément Vancouver, l'île de Vancouver, Whistler et la vallée de l'Okanagan. Il m'a été d'une aide précieuse dans mon road-trip entre l'île de Vancouver et San Francisco ces dernières semaines.
 
Comme le précise à de nombreuses reprises ce guide, cette région est un véritable joyau de la nature. Les possibilités sont infinies et j'ai eu l'impression de seulement les effleurer. Mais non seulement il y a la mer, les forêts humides et les montagnes, les villes de cette région sont tout aussi passionnantes (et c'est la fille qui trippe nature qui dit cela!). Les habitants de ces villes ont développé un intérêt pour tout ce qui est local et organique, et brassent certaines des meilleures bières que j'ai goûtés. Portland, en particulier, est une destination à ne pas manquer pour tous les «foodies» de la terre. Et bien sûr, ce guide de Lonely Planet regorge de bonnes adresses à essayer.
 
Si vous allez à Portland, amoureux des livres, ne manquez surtout pas Powell's City of Books, l'une des plus grandes librairies indépendantes en Amérique. C'est aussi grand qu'un centre commercial et vous y trouverez tout ce que vous cherchez, c'est presque 100% assuré !

Avec le ciel pour seul toit

Édition : Sélection du livre, 1992
Première édition : 1990
134 pages

Résumé de l'éditeur :

En cette année 1875, quelle femme respectable oserait s'aventurer au cœur des immensités désolées du Kansas ? Et pourtant, Susanna Alden, une jeune institutrice de bonne famille, a quitté l'Ohio pour venir s'y installer. Elle y habite une cabane de pisé, au sol de terre battue.
Elle s'est donné pour mission de faire la classe à des enfants dont les familles, déchirées par la guerre de Sécession, en ont gardé des cicatrices physiques et morales.
De cette expérience, Susanna sortira, elle aussi, enrichie. Elle y apprendra l'indépendance, le courage et l'amour.
 
Mon commentaire :
 
Cette histoire est celle qui m'a le plus intéressée parmi les quatre proposés dans ce recueil. Autant vous dire la vérité, cette histoire est aussi cliché qu'elle en a l'air, mais c'est plus fort que moi... Donnez-moi une histoire avec une femme au caractère fort, qui a le sens de l'aventure et qui en plus enseigne dans une école loin de tout, et je suis vendue.
 
Bien sûr, l'histoire d'amour prend beaucoup de place, et on ne peut pas s'empêcher de trouver que les deux personnages sont pas mal niaiseux. Mais malgré tout, j'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Matt, le médecin revêche ne pouvant plus pratiquer la médecine à cause de sa main blessée et cicatrisée.
 
D'autres personnages font de cette histoire une histoire accrochante. Parmi ceux-ci, Frank, l'adolescent revêche qui déteste l'école et qui martyrise les tortues sans raison, Jenny, cette fille de onze ans qui ne réussit pas à l'école et qui prend des airs rebelles, le petit Dave qui vient à l'école sans souliers mais qui a un si grand cœur, ou encore Saul, le père de famille qui surveille le moindre geste de Susanna afin de la prendre en défaut et qui bat ses enfants à l'insu de sa femme. Certes, plusieurs de ces personnages sont légèrement caricaturaux, mais ils m'ont tout de même fascinés.  
 
Finalement, j'aurai lu cette histoire en une seule soirée. J'ai un peu honte, mais on ne contrôle pas ce qu'on aime !
 

vendredi 7 août 2015

L'appel des engoulevents

Mon édition : Sélection du livre, 1992
Première édition : 1990
174 pages (condensé)

Résumé de l'éditeur :

En 1974, le village de Saint-Libéral souffre, comme tant d'autres en France, de l'exode rural. Sa population a vieilli. Les jeunes s'en sont allés chercher fortune sous d'autres cieux. La famille Vialhe n'a pas échappé à la règle. Ses derniers rejetons courent le monde. Et cependant, certains, ayant achevé leur apprentissage de la vie, rêvent de revenir au village afin de le réanimer...
Les engoulevents, ces oiseaux migrateurs, retournent un jour ou l'autre au lieu de leur naissance : ils ne résistent pas à son appel. Après Des grives aux loups et les palombes ne passeront plus, Claude Michelet nous raconte la suite de l'histoire de la famille Vialhe, cette famille corrézienne en laquelle des millions de Français se sont reconnus.
 
Mon commentaire :
 
Je continue de vider ma bibliothèque de ses plus anciens livres, ceux qui y sont depuis que je suis toute petite. Cela inclut les vieux condensés Sélection de Reader's Digest de ma mère, qui y séjournent depuis aussi longtemps que je peux me rappeler.
 
C'est ainsi que je découvre la saga de Claude Michelet avec son troisième tome, en version condensée de surcroit ! Je croyais que cela allait m'ennuyer, mais non, ce livre peut tout à fait être lu séparément, avec seules les explications sur la généalogie de la famille et le gros de leur histoire au tout début du livre.
 
Inexplicablement, je me suis bien retrouvée dans cette histoire, alors que ni ma famille, ni mes origines ou mon époque ont rien de commun avec cette histoire. Je suis née dans une petite ville du Québec, pleine de vitalité et je n'ai vécu ni l'agriculture, ni l'exode rural, ni même la France ou l'époque dont il est question.
 
Par contre, mon enfance a été bercée par les histoires d'enfance de ma mère, qui, elle, a passé une grande partie de ses étés à la terre de son oncle pour aider sa famille élargie. Et puis, les histoires du terroir et de l'ancien temps mon toujours fascinée.
 
Bref, même s'il ne se passe pas grand chose dans l'histoire, j'ai été émue par les personnages de l'histoire, et je me suis retrouvée un peu à l'intérieur de chacun d'eux, particulièrement en Josyane, la grande aventurière qui un jour revient à ses sources. Même si je vis toujours à l'extérieur de chez moi et que je voyage à toutes les années, je sens aussi que ce jour viendra pour moi où j'aurai le goût de me poser quelque part.
 
Je ne sais pas si je lirai le début de la saga (puisque retourner aux débuts après avoir lu le troisième tome n'est pas très naturel), ou même la suite, mais je peux vous assurer que j'ai bien aimé mon moment de lecture.

The Pilot's Wife

Titre en français : La femme du pilote
Mon édition: Back Bay Books, 2008
Première édition : 1998
293 pages
 
Quatrième de couverture :
 
A Pilot's Wife is taught to be prepared for the late-night Knock at the door. But when Kathryn Lyons receives word that a plane flown by her husband, Jack, has explded near the coast of Ireland, she confronts the unfathomable-one startling revelation at a time.
 
Soon drawn into a maelstrom of publicity fueled by rumors that Jack led a secret life, Kathryn sets out to learn who her husband really was, whatever that knowledge might cost. Her search propels this taut, impassioned novel as it movingly explores the question, How well can we ever really know another person ?
 
Mon commentaire :
 
Ce livre m'est tombé entre les mains il y a presque trois semaines, alors que je cherchais désespérément quelque chose de facile à lire sur l'île de Vancouver après avoir maladroitement perdu ma lecture en cours dans l'avion (Le cercle littéraire d'amateurs d'épluchures de patates, alors que je m'étais finalement décidée à le lire après plusieurs années ! Grrr. ) Après avoir épluché en vain les librairies d'aéroports et les seules librairies rencontrées en chemin à Victoria (un Comic Bookstore, un Christian Bookstore et un Esoteric Bookstore, autant dire : rien pour moi), j'ai trouvé ce bestseller dans une pharmacie grande surface de Duncan. Comme toujours, j'ai été étonnée de découvrir à quel point les bestsellers français et anglais peuvent être différents. En effet, j'avais jamais entendu parler de ce livre, publié il y a plus de quinze ans et même adapté au cinéma !
 
Je l'ai acheté quand mon amie anglophone m'a dit l'avoir lu il y a plusieurs années et bien apprécié. C'est en résumé l'histoire d'une femme de pilote de ligne qui se fait réveiller en pleine nuit par un représentant venant lui annoncer la mort de son mari. Elle apprend alors que l'avion que pilotait son mari a explosé au large de l'Irlande du Nord, laissant peu d'espoir de trouver des survivants.
 
Dès lors, l'histoire alterne alors entre le passé et le présent, naviguant entre le Jack qu'a connu Kathryn et celui qu'elle découvre progressivement avoir réellement été au cours de leurs nombreuses années de mariage.
 
Si j'ai deviné quelques-uns des retournements de situation, certains m'ont aussi surprise, donnant alors un petit punch à cette histoire par ailleurs un peu trop facile. Je dirais donc que ce n'est pas un indispensable, mais que c'est certainement un bon bouquin à traîner dans sa valise pour lire tranquillement sur la plage, ou dans l'avion (à moins que vous ne soyez superstitieux, car alors vous vous imaginerez probablement que l'avion va s'écraser au moindre sursaut). En tout cas, au prix que je l'ai acheté, je ne regrette pas ma pioche !