samedi 26 mars 2016

La tragédie des jumelles Dionne

Titre original : Time of Their Lives : The Dionne Tragedy
Éditions : Flammarion, 1994
308 pages

Quatrième de couverture :

1934. Cinq adorables petites filles nées le même jour... Les premières quintuplées à avoir jamais survécu. La presse s'empare de l'événement. Et la vie de ces petites filles se transforme en une véritable tragédie. Arrachées à leurs parents dès leur naissance pour être élevées, isolées et en même temps soumises à la curiosité populaire, elles sont exploitées sans vergogne. Lorsque âgées de huit ans, les jumelles Dionne quittent Quintland, leur hôpital particulier, pour enfin retrouver leurs parents, elles se sentent parfaitement étrangères. Elles sont désormais trop différentes...
 
Mon commentaire :
 
De l'histoire des quintuplées Dionne je ne connaissais que peu de choses, si ce n'est qu'elles avaient presque dès la naissance été retirées de leur famille pour être exhibées comme une curiosité de tous pendant des années. Du comment, je ne savais rien, lacune que m'a précisément permis de remplir cette biographie qui retrace la vie des jumelles depuis leur naissance jusqu'à leur retour à la maison familiale alors qu'elles avaient huit ans.
 
L'angle adopté ne m'a cependant pas plu, car il rendait le tout beaucoup trop neutre et journalistique à mon goût. J'aurais aimé sentir les émotions des auteurs au travers de ce qu'ils écrivent, sentir qu'ils ont une opinion sur les personnages du docteur Dafoe, du père Oliva Dionne (que les quintuplées ont par la suite accusé d'agressions sexuelles envers elles) ou encore de Mitchell Hepburn, le premier ministre Ontarien qui a impunément exposé les jumelles au public pour s'enrichir...
 
Au lieu de cela, les faits sont froidement exposés, et ce, jamais du point de vue des quintuplées dont on apprend à peine leur noms.
 
Bref, ce livre est un bon résumé de la bataille des parents des jumelles Dionne pour regagner la garde de leurs enfants. Il démontre aussi clairement l'injustice que subissaient quotidiennement les parents des jumelles. Mais j'aurais bien aimé en savoir plus sur les quintuplées elles-mêmes...

dimanche 13 mars 2016

Dôme, roman 2

Titre original : Under The Dome
Éditeur : Albin Michel, 2011
566 pages
 
Mon commentaire :
 
Même si ce roman n'a définitivement pas pris la tournure que j'aurais aimé qu'il prenne dans la deuxième partie, je me suis tout de même laissée entraîner par son tourbillon.
 
Dans cette deuxième partie, Big Jim, deuxième conseiller municipal de la petite ville de Chester's Mill, continue d'augmenter son emprise sur les habitants retenus prisonniers du Dôme. Plus j'ai progressé dans ma lecture, plus j'ai détesté ce personnage, au point parfois de laisser échapper quelques expressions de mécontentement. Ça faisait bien longtemps, à vrai dire, que je ne m'étais pas autant plue à détester un personnage. Sa stupidité et sa rapacité sont sans limites, et les résultats de son égoïsme sont tout aussi sans limites.
 
Bien entendu, comme dans tout bon roman impliquant un vilain dans le genre de Rennie, la résistance s'organise, minoritaire, mais pourvue de quelques bons éléments : Barbie l'ex-militaire, Julia la journaliste, Joe l'adolescent surdoué, Rusty le médecin et quelques autres. Ces derniers ont un avantage sur Rennie et ses acolytes pseudo-policiers : celui de connaître la source du Dôme.
 
Le temps passe et les temps morts s'accumulent, pendant que l'air sous le dôme devient de plus en plus vicié et chaud. Un événement gigantesque se produit vers la fin du roman, réduisant la population de la ville à une poignée de survivants tentant d'utiliser toutes les ressources possibles pour continuer à survivre.
 
La conclusion m'a parue décevante et bâclée car, comme je l'ai dit auparavant, je ne m'attendais pas à cette sorte d'explication. Malgré tout, je l'accepte, car l'idée du Dôme était malgré tout génial.
 
C'est donc une brique que je suis soulagée d'avoir terminée mais que je ne regrette pas d'avoir lue.

Bilan, février 2016

Au mois de février, j'ai lu :

2 livres
2 fictions
1 livre québécois
803 pages

  • Dôme, roman 1 - Stephen King
  • On n'assassine pas un mourant - Pierre Saurel
Mon rythme de lecture continue à diminuer, ça en est consternant ! Manque de temps, de concentration (je blâme mon IPhone sur ce dernier point... !) 

On n'assassine pas un mourant

Éditions : Québec Amérique, 1982
Collection : Le manchot # 16
173 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Francis Brion, un millionnaire original, n'en a plus que pour quelques semaines à vivre. N'ayant aucune parenté, il décide de léguer sa fortune à six personnes, choisies au hasard.
Ces futurs héritiers, deux femmes et quatre hommes, sont invités à passer une fin de semaine sur l'immense bateau que le millionnaire a fait transformer en maison.
Mais Francis Brion demande également la collaboration du Manchot, «car, dit-il, on m'assassinera probablement, au cours de cette fin de semaine.»
Robert Dumont croit avoir affaire à un détraqué; il fait tout de même engager Candy comme cuisinière et Michel comme «butler».
Au cours de cette fin de semaine, bien des incidents se produiront ; deux personnes seront tuées et le Manchot et ses acolytes auront à vivre des heures palpitantes qui captiveront l'attention des lecteurs, de la première à la dernière page.
 
Mon commentaire :
 
Déniché dans une librairie de livres usagées il y a plusieurs années pour 1$, ce petit roman d'épicerie a depuis longtemps été oublié au fond de ma bibliothèque. C'est ma détermination à lire les plus vieux livres de ma bibliothèque qui l'en a fait ressortir il y a quelques semaines.
Je ne m'attendais rien de ce roman, sinon une diversion facilement oubliée quelques heures après la fin de ma lecture. C'est exactement ce qui est arrivé. Je l'ai lu avant mon départ pour les Bahamas, et, à peine deux semaines plus tard, je me retrouve à tenter d'écrire un commentaire sur un livre que j'ai presque déjà entièrement oublié.
Il ne me reste que des impressions, que je vous livre ici. Pendant ma lecture, j'ai eu l'impression de lire une mauvaise imitation d'Agatha Christie. Un huis-clos, un détective à la confiance inébranlable et un personnage excentrique et riche. Quoi de plus classique pour un roman policier, n'est-ce pas ? Ce n'est pourtant pas très réussi, puisque les personnages n'ont aucune substance, et certains éléments sont totalement invraisemblables. Un millionnaire seul vivant dans un bateau transformé en maison dans la région de Trois-Rivières ? Servi par un Haïtien depuis des années ? Laissez-moi rire.
Malgré tous ces défauts, je ne peux pas dire non plus que je me suis ennuyée. Je suis simplement restée indifférente à ma lecture.
Voilà donc une autre antiquité qui peut quitter ma bibliothèque pour laisser la place à de nouveaux livres plus intéressants, et surtout, correspondant davantage à mes intérêts et à ma personnalité.