vendredi 28 octobre 2016

Le secret de François

Éditions : Pierre Tisseyre, 1990
Collection : Papillon
87 pages

Quatrième de couverture :

Qui frappe à la porte de François en cette nuit de tempête ? Le vieil homme solitaire hésite. Répondra-t-il ? Ce qu'il ne sait pas c'est qu'en prenant la décision d'ouvrir la porte de sa demeure, François ouvre en même temps la porte de son coeur fermée depuis longtemps.
 
Mon commentaire :
 
Lorsque j'ai vu ce roman dans la section des livres élagués de la bibliothèque de mon école, je n'ai pas pu faire autrement que de le saisir à toute vitesse, même si je m'étais promis que j'allais arrêter de prendre tous les vieux livres auxquels je n'arrive pas à donner de deuxième vie parce que les livres jeunesse d'aujourd'hui sont tellement plus attrayants. De vieux romans, de la même police de caractères plate, sans expressions complètement sautées et avec en plus seulement quelques rares illustrations en noir et blanc, ça n'a rien pour plaire aux enfants d'aujourd'hui. Mais, Hélène Gagnier, c'était une de mes auteures favorites quand j'étais petite. Et la collection Papillon, c'était ma favorite avec La courte échelle. Même si ce roman détonne dans les étagères de ma bibliothèque, je m'en fous.
 
Je l'ai donc lu (sans doute relu, mais je dois avouer que je ne m'en rappelais pas du tout) avec un à priori positif, et surtout, l'intention de me replonger dans ma jeunesse. Et je dois avouer que l'expérience est plutôt réussie.
 
J'ai beaucoup aimé cette histoire d'un vieux loup solitaire qui, un soir de tempête, ouvre la porte à un enfant d'un autre monde. Cet enfant a besoin qu'on lui enseigne un mot important, LE mot le plus important, afin de pouvoir retourner dans son monde. Le pauvre vieux, qui a toujours vécu seul, hésite. Amour ? Compassion ? Il n'est pas la bonne personne pour remplir cette mission. Le vieil homme boude et grogne, mais il n'a pas le choix. Le délai d'une nuit expire et François hésite encore...
 
Bien entendu, l'homme finira par trouver le bon mot et en aura retiré de belles grandes leçons. Je ne le dirai pas ici, quel est ce mot, car tout le mystère et l'intérêt du roman y réside. J'ai vraiment beaucoup aimé, et j'ai même eu une petite larme à l'œil. Je crois que je le garderai, malgré son apparence, afin de le lire à voix haute un jour à un groupe d'élève. Je pense qu'ils pourraient être surpris... Ce n'est pas parce qu'un livre est laid qu'il est «poche» !

Raël Journal d'une infiltrée

Stanké, 2004
346 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Peu après l'annonce de la naissance du premier bébé cloné, le 27 décembre 2002, Le journal de Montréal confie à l'une de ses journalistes la mission d'infiltrer le mouvement raëlien, l'un des groupes religieux les plus controversés du moment. C'est ainsi que Brigitte McCann est lancée sans avertissement dans une enquête exemplaire qui lui fait découvrir les dessous du mouvement de Claude Vorilhon, alias Raël. Lentement mais sûrement, de rendez-vous en rencontres, de voyage en stage, elle fait la connaissance de raëliens, de guides, de figures marquantes de l'organisation - jusqu'à être baptisée par le gourou lui-même. Elle comptera même parmi les quelques candidates retenues par Brigitte Boisselier en vue du prochain coup médiatique projeté par Clonaid.
 
Après plus de neuf mois d'enquête, Le journal de Montréal publie dans ses pages, à compter du 7 octobre 2003 et durant six jours, les découvertes de Brigitte McCann. Diffusé aussi bien au Québec qu'au Canada anglais et aux États-Unis par les quotidiens de Sun Media, son reportage la propulse, du jour au lendemain, au rang de journaliste-vedette et elle multiplie les entrevues partout en Amérique du Nord auprès des plus grands médias.
 
Raël - Journal d'une infiltrée propose d'aller plus loin que le reportage en présentant le récit, au jour le jour, de neuf mois de recherches et en décrivant les retombées de l'enquête journalistique de l'année 2003. Voici le reportage que tous attendaient sur le mouvement raëlien vu de l'intérieur : la confirmation irréfutable et définitive de l'imposture d'un faux prophète et du canular de Clonaid. Ce document étonnant sur les pratiques des leaders du mouvement et de son chef suprême comprend des photographies exclusives percutantes de Raël et de ses disciples comme on ne les a jamais vus, prises par la reporter photographe Chantal Poirier, partenaire de Brigitte McCann dans cette aventure fascinante.
 
Mon commentaire :
Trouvé usagé dans une friperie six ans après les événements dont il est question dans ce livre, le mouvement de la secte de Raël n'était déjà qu'un vague souvenir pour moi lors de l'achat. Et j'ai attendu sept ans avant de le lire. Donc, c'est treize ans après que Raël ait annoncé la naissance du premier bébé cloné (un canular, en passant...) que je prends enfin connaissance de ce en quoi consiste (consistait ?) cette secte.
 
Ouf... Qu'en dire. C'est toujours aussi ahurissant de découvrir ce que les gens sont prêts à croire, mais aussi à faire pour démontrer leur foi. Je suis passée de surprise en surprise à la lecture de ce livre écrit par une journaliste s'étant infiltrée dans le mouvement pendant neuf mois. Comment a-t-elle tenu le coup, je me le demande.
 
Les discours affreusement décousus et incohérents de Raël, ses terribles moyens pour extorquer l'argent de ses «disciples», les séances de méditation sensuelles, les épisodes de masturbation collective, et j'en passe... On se demande bien quels sont les liens entre la croyance que des extraterrestres arriveront sur la Terre en 2035, le clonage humain et tout ce que je viens de nommer...
 
Suite à cette lecture, on ne peut que se demander ce qu'il advient de ce mouvement. Sur Wikipédia, plus aucune trace dans sa biographie depuis 2003...
 
En tout cas, malgré toute l'horreur ressentie à la lecture de ce livre, je ne peux le nier : j'ai été complètement fascinée. Si vous aussi aimez ce genre de livres morbides, je vous le recommande vivement ! Et chapeau à Brigitte McCann et à Chantal Poirier d'avoir tenu le coup si longtemps !

samedi 22 octobre 2016

Les larmes d'or

Titre original : Tears of Gold
Éditions : France Loisirs, 1982
Paru en anglais : 1980
312 pages

Quatrième de couverture :
 
Parce qu'elle s'est cruellement moquée de son neveu qui a tenté de se tuer, le séduiant Nicholas de Chantale est déterminé à retrouver la trop belle Mara pour se venger. C'est en Amérique qu'il parviendra à la rejoindre et à l'entraîner dans sa somptueuse propriété de Louisiane. Mais entre ces deux êtres, unis par la haine, c'est l'amour, un impossible amour qui va naître...
 
Mon commentaire :
 
Eurk, quel affreux résumé de l'éditeur ! Si j'avais lu ce résumé dans une librairie, j'aurais fui à toutes jambes... Alors, comment ce livre est-il arrivé entre mes mains, vous direz-vous, et surtout, pourquoi l'ai-je lu ? Je l'ai lu parce qu'il se trouvait mystérieusement dans ma bibliothèque et que je me suis enfoncé dans la tête que j'allais y lire tout ce qui s'y trouve, en commençant le plus possible par les plus vieux livres ou encore par ceux qui m'intéressent le moins de prime abord... Pour moi (je sais que c'est ridicule), ne pas lire un livre, c'est un crime. En le lisant, je me sens moins coupable de le donner ou de m'en débarrasser par la suite. Et puis, ça laisse de la place pour des livres qui m'intéressent plus... Et puis, il m'arrive de faire de belles découvertes. Étrangement, celui-ci a réussi à m'accrocher malgré un scénario invraisemblable, de nombreuses coquilles et des personnages trop riches et trop beaux. Allez savoir...
 
Bref, ce roman raconte l'histoire de deux jeunes comédiens frères et sœurs qui sont orphelins et qui décident de tenter le tout pour le tout en se rendant à San Francisco lors de la Ruée vers l'or. Juste avant son départ, Mara brise le cœur d'un de ses nombreux prétendants qui tente de se suicider. Même s'il ne meurt pas finalement, l'oncle du jeune garçon jure de le venger d'une façon ou d'une autre (première ficelle horriblement grossière).
 
Cet oncle beaucoup trop impliqué se lance donc à la poursuite de cette catin qui a ensorcelé son neveu et arrive donc lui aussi à San Francisco. Or, Brendan, le frère de Mara, a perdu tout son argent au jeu sur le paquebot et a embarqué sa sœur dans une histoire invraisemblable pour regagner son argent. Celle-ci doit jouer le rôle de la nièce mi-espagnole, mi-anglaise du cowboy qui doit marier l'homme du ranch voisin pour unir les deux familles. Bref, une histoire à dormir debout (deuxième ficelle grossière).
 
Bien entendu, l'oncle séduisant arrive mystérieusement au ranch et tombe amoureux de la jeune fille, tout en se doutant bien qu'il s'agit en fait de la catin qu'il poursuit.. (troisième grosse ficelle)...
 
Bref, l'histoire se poursuit avec de nombreux retournements de situation, où, à tour de rôle, la-fille-aime-le-gars-mais-le-gars-la-déteste et le gars-aime-la-fille-mais-la-fille-la-déteste. Les deux sont affreusement stupides et ne se rendent pas compte qu'ils sont amoureux même s'ils couchent ensemble à de nombreuses reprises...
 
Tout cela pour dire que ce roman est le Harlequin type, sans n'en être un... Et pourtant, malgré ses immenses défauts, j'ai été accrochée et je l'ai lu en trois jours, après avoir été à sec pendant des mois côté lecture. Comme de quoi j'avais besoin d'une lecture «nulle» côté cassage de tête pour me remettre en mode j'ai envie de lire ! C'était donc le livre idéal pour moi, en ce moment. Et je dis cela sans aucune honte. On a tous parfois besoin d'une lecture fleur bleue...

Le Seigneur des anneaux, tome 3 : le retour du roi

Titre original : The Return of the King
Édition : Christian Bourgeois éditeur, 2002
Collection : Pocket
Première édition : 1966
569 pages
 
Quatrième de couverture :
 
Avec "Le Retour du Roi" s'achèvent dans un fracas d'apocalypse les derniers combats de la guerre de l'Anneau.
Tandis que le continent se couvre de ténèbres, annonçant pour le peuple des Hobbits l'aube d'une ère nouvelle, Frodon poursuit son entreprise.
Alors qu'il n'a pu franchir la Porte Noire, il se demande comment atteindre le Mont du Destin. Peut-être est-il trop tard : le Seigneur des Ténèbres mobilise ses troupes.
Les Rohirrim n'ont plus le temps d'en finir avec le traître assiégé dans l'imprenable tour d'Orthanc ; ils doivent se rassembler pour faire face à l'ennemi.
Tentant une fois de plus sa chance, Frodon passe par le Haut Col, où il sera livré à l'abominable Arachné. Survivra-t-il à son dangereux périple à travers le Pays Noir ?
 
Mon commentaire :
 
Par la force des choses, ce blog est laissé complètement à l'abandon depuis presque deux mois. Je me doute que je n'ai presque plus de lecteurs, mais comme j'ai créé ce blogue d'abord et avant tout pour moi-même, histoire de me remémorer mes lectures, je le poursuis. Je n'ai presque plus de temps pour lire pour moi-même, et même si cela me désole, je n'ai pas trop le choix. Quand tes journées t'épuisent au point que tes yeux ferment au bout d'une page, il n'y a pas grand chose à faire que d'aller au lit ! Lire Le retour du roi m'a donc pris plus d'un mois, car, ne nous le cachons pas, c'est une histoire complexe et riche en détails de toutes sortes. C'est donc un livre particulièrement propice pour précipiter l'heure du dodo...
 
C'est tout de même, et de loin, mon tome préféré des trois. J'y ai trouvé moins de longueurs, plus d'action et de suspense, et aussi plus d'intérêt. Je me sentais finalement familière avec les personnages et avec leurs royaumes. Donc, plus de pertes de temps à essayer de me remémorer qui est qui. Mine de rien, cela fait une grosse différence au bout du compte.
 
Le récit de l'attaque de Sauron contre Minas Tirith m'a beaucoup impressionnée, tout comme le récit de Denethor succombant à la folie alors que son fils Faramir frôle la mort. Du côté du deuxième livre, j'ai beaucoup aimé le récit parsemé d'embûches de Frodon et Sam parcourant avec peine les derniers miles de leur mission dans le royaume de Mordor. De plus, comme je ne me souvenais plus du dénouement du film, j'ai été agréablement surprise de voir comment le récit en venait à sa péripétie finale.
 
J'ai par contre été affreusement déçue et frustrée de voir combien le récit se prolongeait inutilement à la fin pour raconter le voyage de retour de la communauté de l'Anneau et, plus particulièrement des Hobbits dans leur village. Plus d'une centaine de pages après la chute de Sauron, ce n'était pas encore fini ! Quels débordements inutiles ! J'étais frustrée et avais bien hâte d'avoir terminé.
 
Finalement, plus de trois ans après avoir commencé la lecture de cette trilogie, je termine la termine enfin avec, je dois l'avouer, soulagement. Je ne regrette aucunement de l'avoir lue, cette dernière étant bien entendu un classique de la littérature du genre, mais on ne peut pas dire que mon émotion dominante au cours de la lecture a été l'excitation ou même l'intérêt.